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          .................Les patates impossibles...

   
1/11/2006 - Où j'élimine toutes les possibilités d'avoir un jour comme ami Robert Charlebois...

    Bon bon bon… Donc, notre Garou national, sir Robert Charlebois, vient de faire une sortie à propos de la relève. Pis? C’est que Joël, il ne pourrait pas vous le cacher, il s’en fout un peu de Charlebois. En fait, je m’en fous dans le sens où je n’ai jamais aimé ce qu’il faisait mais pas parce que je déteste ça, juste parce que je vois pas pourquoi on s’attarderait plus que deux minutes sur ses chansons. J’avoue que « Lindberg » et « Québec » sont pas pires mais « Je t'aime comme un fou », disons que c’est pas un gros char. Pas encore prêt pour la scrap mais quand même…

 

    Oui, je sais, Charlebois est supposément une icône nationale de la musique et un des grands révolutionnaires de la culture québécoise mais pour l’amour du ciel, gardez donc ce discours pour les baby-boomers et l’âge d’or. Par respect pour eux, et comme leurs plus belles années sont derrière, laissons-leur le plaisir d’y croire.

 

    Pour ce qui nous (les non-baby-boomers) concerne, voyons la vérité en pleine face. Depuis que je suis tout petit, combien de fois ai-je entendu des parents ou des vedettes à la télé nous parler de Charlebois comme le pionnier du rock au Québec pis toute le kit? Je me rappelle que tout au long de ma jeunesse – mes 26 ans me rendant désormais inadmissible à la catégorie jeunesse – à chaque fois qu’une chanson ou un vieux vidéoclip de Robert passait à la télé, j’étais fasciné mais je ne savais pas par quoi.

 

    Et puis un certain matin, j’ai compris l’essentiel : ce gars-là ne vient tellement pas me chercher que c’en est fascinant. Ici, je sais que je vais me faire des ennemis mais je dirais que Charlebois est notre Johnny Hallyday national: un rockeur de pacotille. Je veux pas être plate, mais c’est pas juste en mettant une guitare avec une petite distortion poche que ta chanson va devenir rock. En fait, même une chanson dans laquelle on ne trouverait qu’un simple piano pour instrument peut contenir l’essence du rock.

 

    Le magazine français Rock n’ Folk recueille depuis 2000, l’avis des lecteurs à propos de la question suivante : « Être rock en 2006 (selon l’année), c’est quoi? » Ce qui en ressort, c’est qu’on a tous une conception différente du rock mais mes analyses m’ont amené à déduire que le facteur revenant le plus couramment gravite autour de cet art mieux connu sous le nom d’irrévérence.

 

    Déjà, j’en vois se dépêcher à me remettre sur la table ces fameuses archives télés où l’on peut prendre compte des scandaleuses affirmations de Robert mais ici, je vous le rappelle, ce ne sont que de banales archives de télé. Elle est où l’irrévérence dans ses chansons?

 

    Je me relis et je constate que je m’égare. Si aujourd’hui, je consacre un petit bout de ma vie à Charlebois, c’est que dimanche, quand je l’ai vu dans son gilet lette des Canadiens (parce que j’haïs le hockey comme ça ne se peut pas) interpréter sa chanson, je l’ai trouvé pathétique. Tout d’abord, j’y croyais pas à son attitude. Pour moi, c’était rien que du « fake ». Il donnait juste un show. En fait, ce que j’ai vu dimanche soir, c’est un frimeur à touffe frisée avec un gros nez qui chante comme un Elvis tout droit sorti d’un Dollarama pis qui roule ses « r » en plus. Une scène digne des karaokés de l’Est de Montréal.

 

    Mais à ce moment-là, j’ai rien dit. Même pas une petite allusion à ma blonde. J’ai tout gardé ça pour moi. Même quand notre « Johnny Farago édition gros pif » a pitché – correction -  laissé tomber une cymbale par terre, j’ai rien dit. Disons qu’on était ben loin du MTV Awards de 1991 quand Krist Novoselic de Nirvana avait pitché –littéralement dans son cas- sa basse dans les airs pour enfin la recevoir en pleine face.

 

    Mais là, comme tout le monde, j’ai appris hier que monsieur n’était pas trop impressionné par ce qui se faisait actuellement chez la relève. Y a le droit. En fait, ça nous fait ça en commun, moi-aussi je trouve la plupart des textes de la relève poches et insipides. Non mais tsé, avez-vous déjà entendu un texte des Pistolets Roses par exemple? À mourir de honte.

 

    Mais quand notre altesse des B-B nous dit : « J'aimerais écouter quelque chose en me disant: Merde! il me semble que je ne suis jamais passé par là. », je sais pas pourquoi, mais ça va comme me chercher à quelque part. Parce que quand j’entends Charlebois, je me dis souvent : « Merde, je comprends pas qu’on ait eu à passer par là. »

 

    Parce qu’au bout du compte, quel artiste de la relève se réclame de Charlebois comme influence majeure ? C’est ça qui est important. Peut-être que Plume Latraverse a pas vendu une tonne d’albums mais juste pour le fun, combien de fois son nom ressort ? Même chose pour Fred Fortin.

 

    En tous cas, notre Elvis frisé  peut se contenter d’au-moins une chose : lui, il pense qu’il est bon.

 

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A Propos

Voilà. J'aurais pu être un sympathique ex-champion de karaté mais bon, la vie est souvent insolente et faut s'y faire. Vous pouvez me passer le poivre svp?


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