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          .................Les patates impossibles...

   
6/1/2007 - Le bowling est un sport dangereux...
Comme on voulait pas passer notre après-midi à écouter la tévé, j'ai proposé à Julie d'aller jouer aux quilles. Ça va bientôt faire 4 ans qu'on est ensemble pis ça doit faire presque 4 ans que je lui propose à tous les 8 semaines de faire ça mais ironie du sort, ça a jamais fitté. Pis c'est vraiment pas parce qu'on a pas voulu. Mais là, après-midi, voilà. Ça me tentait, ça tentait à Julie, le gars du Dallo nous a réservé une allée pour 3h30, du rêve à la réalité.

On savait pas c'était où faque on est allé voir sur internet pis on s'est trouvé un itinéraire. J'allais fermer la page web quand j'ai vu qu'il y avait une option pour que Internet me trouve un meilleur itinéraire, proposition que j'ai acceptée un peu comme on le fait avec un défi. Personnellement, j'ai vraiment trouvé que leur itinéraire était de la belle marde, voir même absurde. Julie elle, l'a justifié en évoquant une théorie très pertinente à propos des feux de circulation.

À 3h10 donc, on est parti ben relax en destination du salon de quilles en passant par la rue Bégin. Rendus proche du centre Georges-Vézina, y avait deux millions de chars de parkés un peu partout sur le bord de la rue. J'ai dit: "Tabarnac!" pis Julie, en restant concentrée sur la route - pour ceux qui l'ignorent, je vais bientôt avoir 27 ans et je n'ai toujours pas de permis de conduire, l'automobile étant pour moi une machine relevant davantage du domaine du merveilleux que de la réalité tangible - m'a expliqué que c'était à cause du match des Saguenéens. Comme j'haïs le hockey pour mourir, j'ai pas pu m'empêcher de pousser une de mes répliques que Julie peut presque prévoir deux minutes à l'avance: " En tous cas, y a du monde qui aime ça en tabarnak pour rester deux heures dans un esti d'aréna poche." Julie m'a calmement répondu que c'était comme un spectacle.

C'est à ce moment précis que y a un char sport rouge qui arrivait en direction opposée qui a subitement pris notre direction. Julie a freiné doucement pis comme si il rentrait dans une allée, le char a continué ben relax sa trajectoire sauf que l'allée, c'était un pick-up gris qui était parké à moins de deux mètres d'où ce qu'on venait de s'immobiliser. Un 10 sur 10 pour ma belle Julie. Très habile malgré les conditions de pluie intense et de sloche abondante, et ce en plein début de janvier. Là, on a comme resté sur le choc pendant une dizaine de secondes pis Julie pis moi, on a fait signe au gars qui conduisait le char sport qu'il était un esti de malade mental. Le gars a reculé rapidement, pis comme si de rien n'était, il a crissé le camp comme une comète. Même pas le temps de voir sa plaque.

On a roulé vers le salon de quilles en parlant presque pas. Finalement, dès qu'on a enfilé nos beaux souliers de quille, on avait déjà oublié tout ça. Disons que j'ai agréablement surpris ma blonde. C'était ben la première fois qu'elle me voyait être bon dans un sport. "Comment ça se fait que t'es bon de même aux quilles" qu'elle m'a demandé. J'y ai expliqué qu'un moment donné quand j'étais tout petit, mon père était revenu dans ma vie pis que dans ce temps-là, il m'emmenait souvent jouer aux quilles pis que c'est un peu ça qu'il m'a légué comme savoir en tant que père. Je sais pas rien faire de mes mains à part rocker mais pour jouer aux quilles, tenez-vous ben.

Un peu plus tard, y a une gang qui s'est installée dans l'allée à côté pis Julie m'a fait remarqué que la fille qui animait l'émission d'été à Radio-Canada était avec eux-autres. Après une heure intensive, on est allé bouffer au St-Hubert pis quand je suis allé payer, j'en ai profité pour checker l'heure vu que Julie travaillait à 6h00. Comme il était 5h15, y avait pas de stress. On a mis nos froques pis pendant qu'on se dirigeait vers la sortie, j'étais en train de me dire: " Tiens donc, c'est drôle ça, j'ai pas encore vu personne que je connais". Parce qu'à Chicoutimi, disons que c'est chose courante surtout quand on travaille à la bibliothèque. Juste en sortant, j'ai entendu mon nom pis c'était ma soeur qui était dans la file d'attente. On se voit comme cinq fois par année faque quand ça arrive, je suis tout le temps super content.

Finalement quand je suis arrivé chez-nous, y avait deux messages sur le répondeur. Le premier c'était ma soeur qui m'appelait pour me dire qu'elle était à Chicoutimi pis elle voulait savoir si ça nous tentait d'aller souper avec elle, son chum Éric pis leur petite fille Julie-Anne. Le répondeur disait que le message datait de 3h11, soit la minute où nous sortions de l'appartement. Le deuxième était lui-aussi de ma soeur qui se réessayait pour nous dire que si on prenait pas son message trop tard, qu'on pouvait aller les rejoindre au Saint-Hubert. Le message datait de 5h14. Elle était donc dans le même restaurant que nous et nous allions nous rencontrer dans la minute qui allait suivre ce message.

Drôle de journée quand même. Le char rouge qui nous manque de 5 secondes, ma soeur qui nous manque de 30 secondes. Dans le fond, Julie avait crissement raison quand on est sorti après-midi. En voyant la pluie, elle m'a dit que le temps serait probablement le sujet de discussion de tout le monde aujourd'hui. C'est vraiment vrai. Sauf que dans mon cas, ce serait plutôt le temps mais dans le sens de manque de timing. Heille! c'est fucké ça, avez-vous remarqué que timing ça rime avec bowling?

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A Propos

Voilà. J'aurais pu être un sympathique ex-champion de karaté mais bon, la vie est souvent insolente et faut s'y faire. Vous pouvez me passer le poivre svp?


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