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9/1/2007
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Où ma passion pour la télésérie "Les Invincibles" m'a transformé en junkie désespéré de la télévision...
Dimanche, je me suis levé crissement poqué. Julie était venue chercher de quoi dans la chambre au moment où je sortais du lit et avant même que je sois en mesure de constater la médiocrité de mon état, ma chérie elle, en était déjà arrivée à cette conclusion. J'ai dit un léger "tabarnac" et c'est là que Julie m'a rassuré en me disant que j'avais l'air vraiment scrap. Je sais pas pourquoi mais tout de suite en sachant que Julie trouvait que j'avais l'air scrap, ça m'a comme donné l'impression que tout était sous contrôle. J'avais beau me demander que c'est qui avait ben pu me déchausser autant la veille, y avait rien qui me venait à l'esprit. Le compte des substances toxiques volontairement ingérées dans les dernières 24 heures s'arrêtait à chaque fois à : une Bud et deux battes.
J'étais assis sur le lit à penser à tout ça en me massant les yeux pis après un bon cinq minutes, je me suis donné un petit swing pour me lever. J'ai toussé un petit coup pis j'ai entendu Julie me dire que y avait du café qu'elle venait de faire. Deux sucres pis plein de lait plus tard, chus allé rejoindre Julie dans le salon. C'était "Moins cher la douzaine 2" qui jouait à Super Écran mais Julie le regardait plus ou moins parce qu'elle était en train de tricoter. Comme j'étais dans un état se rapprochant curieusement à celui d'un mort-vivant, j'ai immédiatement senti que j'entretenais un rapport privilégié avec le film qui passait à la télé.
Je me suis donc mis à l'entière disposition de Hollywood et dans les 45 minutes qui allaient suivre, j'allais compter parmi l'audimat de "Moins cher la douzaine 2". Mais plus le film avançait, et plus j'éprouvais certains problèmes techniques à le visionner. En fait, l'image devenait saccadée et parfois elle figeait. J'ai quand même réussi à voir le film au complet mais deux minutes plus tard, on s'est rendu compte que notre décodeur Illico venait de nous lâcher. Tout en tentant de donner l'impression que je n'étais pas soudainement pris d'une crise de panique ultra-existentielle, j'ai dit à Julie que j'étais mieux d'appeler tout de suite parce que c'était surement juste une niaiserie. Il faut dire que le gars au bout du fil était très sympathique sauf qu'il m'a crissement foutu la chienne.
Le gars me pose quelques questions à propos des bogues de mon appareil pour enfin me demander de le fermer. Je le ferme et il me met en attente. Deux minutes plus tard, il me dit qu'il va ouvrir mon appareil et au même instant, je vois que mon décodeur s'ouvre. Quoi? Non mais c'est que si ça se trouve, le gars est quand même à 500 kilomètres d'ici, pis ça, c'est si il est pas en Indes. Finalement, après une demi-heure de gossage, on a conclu que le décodeur était bel et bien scrap. Là, il fallait prendre rendez-vous avec un technicien mais je lui ai poliment fait savoir que c'était bien beau mais que ça allait devoir se faire dès le lendemain et qu'il y avait "croyez-moi monsieur une très bonne raison" que je lui ai dit. Y avait pas de problème sauf que le rendez-vous allait être pour "entre 12h00 et 17h00" qu'il m'a dit. "Oui mais quelle heure?" que j'ai demandé et il m'a répété que ça allait être entre 12h00 et 17h00.
Des situations comme ça, moi, ça me déstabilise totalement. Je vous le dis, je deviens comme un Alzheimer. Je sais pas quoi dire, je sais pas quoi faire, en fait je sais pus rien. On vient de m'embarquer dans un mode de pensée tellement alogique - oui oui, un néologisme de ma part car ce qui est illogique n'est pas logique et ce qui est alogique est tout simplement antilogique- que ça parasite complètement ma cervelle pis toute ma conception du monde devient fourrée. Non mais tsé, on est pas supposé prendre rendez-vous? Me semble que quand on prend un rendez-vous, on est supposé s'entendre sur un lieu, un jour pis une heure... Plus flou que ça comme rendez-vous, il me disait de l'attendre entre telle pis telle rue entre 12h00 pis 17h00.
En tous cas, Julie a pris la situation en main pis elle a arrangé quelque chose avec le gars. C'est con hein... mais toute la journée, ça me faisait chier de pas pouvoir écouter la tévé. Même si ça me tentait pas d'écouter la tévé, ça me faisait chier de pas pouvoir écouter la tévé. Mais tsé, c'est des choses que j'assume. Pis tout est bien qui finit bien. Quand je suis arrivé de la job, tout était rentré dans l'ordre pis à neuf heures, j'allais pouvoir écouter le premier épisode des Invincibles.
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Voilà. J'aurais pu être un sympathique ex-champion de karaté mais bon, la vie est souvent insolente et faut s'y faire. Vous pouvez me passer le poivre svp?
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