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16/12/2009 - Un meilleur fonctionnement des agences de notation
C’est un fait que les principales agences de notation (Moody’s, Standard
& Poors, Fitch) (sans parler des autres…) n’ont pas vraiment vu arriver
trois des grandes crises financières de ces quinze dernières années : la
crise asiatique de 1997, les scandales financiers début 2000 (Enron,
Worldcom, etc.), la crise des subprimes. Or, ces agences exercent des missions
de service public en améliorant la transparence de l’information financière,
en réduisant des asymétries d’information entre les émetteurs et
les instruments, en servant de références pour l’évaluation du risque de
crédit (rôle des notes données par les agences dans le modèle standard de
Bâle II), etc.
Se tromper ou mal anticiper une crise est une chose, ne pas reconnaître
ses erreurs en est une autre susceptible de mettre en cause la réputation et la
crédibilité des opérateurs concernés. Non seulement les agences de notation,
dont le métier de base reste quand même l’analyse du risque de crédit,
n’ont pas vu venir la crise asiatique ou celle des subprimes, mais de plus,
une fois la crise ouverte, elles ont pu avoir tendance à surréagir, abaissant
très vite des notes qu’elles auraient dû ajuster bien auparavant et rajoutant
ainsi de la volatilité à une volatilité financière déjà élevée.
Les crises financières sont, certes, toujours difficiles à prévoir. Essentiellement
parce qu’elles changent de nature au fur et à mesure de l’analyse
et de la compréhension des crises précédentes (sorte de « loi de Goodhart »
applicable aux crises financières). Il est très probable que la prochaine crise
financière apparaisse là où on ne l’attend pas, là où les mesures préventives
(réglementation prudentielle des banques, des marchés financiers…) sont
lacunaires et insuffisantes. Il ne faut donc pas jeter la pierre aux agences de
notation, pas plus qu’aux autres organismes en charge de l’étude préventive
des risques, mais il convient d’améliorer leur fonctionnement sur un
certain nombre de points.


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