|
A LA TURQUIE EN QUELQUES TABLEAUX:
1. A vos pastels.
2. A vos aquarelles.
3. A vos fusains.
4. A vos cadres:
- Travail
- Mosquée
- Repas
- Transport
- Télévision
- Une langue imprononçable
B TURQUIE, "VISAGES ENFOUIS".
C TURQUIE NATURE.
D TURQUIE, MÈRE NOURRICIÈRE.
E TURQUIE, EN QUELQUES VILLES / SITES.
______________
A LA TURQUIE EN QUELQUES TABLEAUX
Pour vous sortir, peut-être des clichés…
Mais surtout parce que mon étourderie a volé ma mémoire écrite et photographié.
1. A vos pastels :
Il y a (avait) le ciel, le soleil et la mer. (Sacha Distel).
- Le ciel arrogant me cerne d'éclairs terrifiants avant de déverser en trombe tout son mécontentement. (Kumlumka)
- Le ciel et la terre se confondent. Vont-ils s'affronter ? La ligne qui les sépare est à peine plus teintée.
(Golfe d'Antalya).
- Le soleil, à peine terre de Sienne se strie des lames de Jupiter. Des veines dégoulinantes lui lavent la face.
(Antalya).
- Le ciel a pris son air glacial et vous toise du museau. (Reynanli).
- L'Occident et l'Orient s'embrassent dans les Dardanelles ( Vers Gelibolu).
- Le Brouillard s'est déchiré; un déluge s'est abattu; (Vers Ayvacik).
- Le Soleil a jeté sa mauvaise humeur dans les fourneaux. (Edremit).
- La mer, endimanchée, guindée, stylée. (Port, Izmir).
- Le soleil a rendu l'âme (Yatagan).
- Elle a accroché ses dentelles (Kaç).
- La nacre ourle cette huître géante (crique, vers Sarköy)
- Pas tranquille du tout. Vient-elle vérifier que la terre est toujours là ? (Anamur)
- Elle est paisible la mer, lorsque l'on s'occupe d'elle. (Aydincik)
- Surprise (de surprendre) en plein délit de repos. (Au fond d'une crique, résidences, Buyukuceli)
- Ils l'ont (le soleil) enfumé avant qu'il ne soit même levé. (Industries vers Iskenderun)
- Le polisson a déjà plongé. ( Demke)
- La nuit profonde a déjà enseveli notre astre. (Analya)
- L'indiscipliné joue à cache-cache. (Göcek)
Enfin libre ! (vers Kalkan, en montagne)
En un mot comme en "sang", ils conjuguent leurs sentiments pour offrir à l'Humain, hélas indifférent, en mille et une nuits, en cent jours de 24 heures, la fiction qu'aucun d'entre eux ne parviendra à réaliser !
2. A vos aquarelles.
- Entre deux murets de pierres sèches, la fontaine gicle de bonheur. Un petit gobelet. Désaltérez-vous !
- Bon pied, bon œil, ils galopent sur les trottoirs; ils baillent à l'arrêt de bus.
Un retardataire le hèle. Tous, dans leur uniforme complet cravate ou leur jupe écossaise, tous préparent la Turquie de demain. Ce sont les écoliers d'aujourd'hui.
Mon allure d'occidentale les incitent à lâcher : "Welcome, how are you, what is your name ? "
Puis full stop. Ma réponse les intrigue ou les déroute : "Meraba".
S'ils osent, ils s'agglutinent le temps de vérifier d'où je viens puis se volatilisent, leur curiosité satisfaite, dans des rires entendus, bras dessus, bras dessous.
- 6 heures ! Microbus, autocars, taxis, avalent avec gloutonnerie les travailleurs. A la queue leu leu, ils hoquettent, gémissent, éructent. Les carrosseries cabossées, peinturlurées, délavées, ne craignent même plus le semi-remorque qui les frôle. Ventre presque à terre, ils les recrachent devant l'usine, le champ de coton.
Chacun se redéplie, se secoue, recroquevillé qu'il était, se hâtant d'un pas leste de rejoindre son poste. 17 heures. La même chose en sens inverse.
- La lettre à Elise : si elle savait Elise – ou Chopin – que sa lettre est lue tous les matins, se sentirait-elle fière, honorée ou… passée à la moulinette ? C'est ainsi que les écoliers sont sommés de se mettre en rang devant leurs professeurs… Chaque matin.
- Au bout des champs, des parasols à géométrie variable. Dessous, alignés, superposés, proposés, les fruits et légumes: toute une palette haute en couleurs. En prime les sourires des maraîchers et le "tchai" (thé).
En échange, mes petites histoires de pèlerine qui les font voyager plus loin que le bout de leur champ.
- Les stations essence: le service, assurément.
Invitation à une pause, pause thé.
Acceptation pour me loger… Arrière boutique, salle de restauration, salon clientèle, chambre de secours pour le personnel : ils ont presque tous compris, qu'à l'aurore, je repartais…
Conversation aussi. Les fauteuils, ici comme ailleurs, vous ouvrent les bras. Et, entre deux clients, on peut deviser sur les mobiles d'un voyage…
Cadeaux de l'amitié : mes barres de chocolat, des chamoisettes, des lingettes humidifiées pour le visage, des cartes… des emails pour donner des nouvelles.
3. A vos fusains.
- La ville, le soir, c'est dans le "fog" que vous la trouvez. J'en ai saisi la raison à ma première invitation en famille : les poêles sont alimentés, sur plusieurs étages d'immeubles, par du bois.
- Les odeurs âcres dont elle s'entoure ne parviennent pas que des combustions d'ordures ménagères ou industrielles, livrées à la liberté de chacun.
- La forêt, belle et verte, gérée pour le bois de chauffage et l'industrie… Hélas, sur 50 km en bord de côte, je l'ai vue calcinée, les bûcherons, plus noirs que ses cendres, assistés de leurs ânes, récupéraient au bout de leurs pattes les troncs jonchant le sol pentu à 30 ou 40 degrés. C'est dire que la côte, ici, n'est pas tendre avec l'Homme.
- La mer ? Du haut du col, je me suis crû arrivée… ou trompée par ma carte. Le soleil brillant glaçait le dessus des serres de son implacable lumière. Des hectares et des hectares de verre. En m'approchant j'ai observé la vie, la pollution.
La vie : de maigres habitations collées en queue de serre me démontrent que tout est investi dans l'outil de travail : temps et argent.
La pollution : Moussaient dans les rigoles de terre entre les serres des substances aux allures et odeurs étranges : les produits de traitement ?
4. A vos cadres (de vie).
- Travail : la Turquie me laisse l'impression d'un pays en perpétuel mouvement. Partout, on tape, on pousse, on frappe, on charrie. Il y a toujours des constructions en cours, des camions qui transportent d'un bout à l'autre du pays, des gens qui creusent et d'autres qui vident.
La Turquie est un jardin immense aux récoltes double ou triple selon les secteurs. Des milliers d'hectares d'oliviers, de fruitiers ajoutés à ceux de cultures maraîchères sous abri ou en pleine terre peuvent nourrir sa population et exporter une partie de sa production.
Jusqu'à quand ? L'irrigation est très largement installée et assèche les fleuves.
Pour avoir marché en bord de côte et donc avoir traversé ceux qui se jettent dans la Méditerranée ou la mer Egée, j'ai constaté avec tristesse qu'ils alimentaient rarement la mer.
La pollution ne tardera-t-elle pas à priver ce pays de l'essence même de son existence malgré son réseau hydrographique exceptionnel qui fait bien des envieux chez ses voisins ?
5. La Mosquée.
Dôme rond, vert ou blanc, simple ou multiple, minuscule ou grandiose, ancienne ou moderne. Elle est au cœur de la vie sociale, de travail, de famille. Parfois, les entreprises ont implanté des édifices directement contigus aux lieux de travail. Il en émerge dans tous les quartiers de la ville, du centre à la périphérie, quelquefois très proches les unes des autres.
Monsieur s'y rend 5 fois par jour si son emploi du temps le lui permet; Madame prie souvent chez elle. Mais j'ai aussi vu des chauffeurs, déroulant leur tapis en direction de la Mecque, prier derrière leur camion. Tout comme des familles, ensemble, se prosterner à la maison.
Le Coran dicte le comportement du musulman et l'imam le lui rappelle notamment dans son allocution du vendredi.
6. La Maison.
C'est le foyer, le lieu de la rencontre. La famille, les amis défilent. Il peut y avoir plusieurs pièces… La pièce principale est celle où l'on mange, discute, tricote, fume et dort en hiver car c'est là qu'est le poêle.
DE la maison de Erime, aux murs blanchis, au sol de terre battue recouvert de tapis épais, aux ouvertures peintes en bleu, et décorée de tissus, caches ou babioles chamarrés à celle de Seha très occidentale et 21ème siècle, elle reflète toujours l'âme de ceux qui y vivent et leurs préoccupations.
Pour les unes, la cuisine est grande et spacieuse et suffisamment équipée car la famille est nombreuse.
Pour les autres, celle-ci sera d'abord fonctionnelle et pratique, nantie de toute l'électronique de l'Occident.
Quelquefois, elle est un cube posé au milieu d'un jardin autour duquel s'articule la ferme familiale.
Ici se reflète l'aisance due à un travail rentable.
Là, elle n'est qu'accessoire car l'essentiel est placé, justement, dans le travail. Pour survivre ou en attendant de vivre mieux.
Mais, partout il s'en dégage la fierté et le plaisir de recevoir : les tapis à terre sont épais, les coussins tout autour douillets, le poêle alimenté… au bois.
7. Les Repas.
Nappe dépliée au sol, assis en rond autour de l'immense plateau, chacun pioche dans toutes les coupelles qui y sont déposées. Avec les doigts, avec un morceau e pain plat fait maison le plus souvent. Arrosé de thé, de café ou d'eau fraîche.
C'est la ronde des couleurs, des senteurs, des goûts.
Quand tout est fini, on replie la nappe et on se réinstalle plus loin sur un coussin… Et cela dure ainsi des heures.
Avant de tout réaligner (dossiers et assises) au sol en guise de matelas, de tout transporter (couvertures) et de tous se coucher pêle-mêle pour une nuit plus ou moins longue…
8. Le Transport.
Le Turc ne marche pas beaucoup sauf pour aller sur le lieu de ramassage du personnel s'il travaille, ou à un arrêt de bus.
De la bicyclette à l'autobus, les minibus, les motos, les ânes, les voitures. Tout est bon pour faire un bout de chemin sans se fatiguer.
Souvent surchargé, le moyen de locomotion est un outil trop vite usé… J'ai photographié une famille (4 personnes) sur une moto !
Parce qu'il demeure cher à l'achat, il est rentabilisé ou provient de stocks d'occasion de l'Europe. Si vous voulez une voiture de collection ou une antiquité, c'est en Turquie qu'il faut vous rendre.
9. La Télévision.
OMNIPRÉSENTE = allumée dès le matin, même si personne ne la regarde. Allumée sur tous les lieux de travail, au bureau, dans les cafés, les restaurants, les stations essence, les administrations. Un meuble, une compagnie. Indispensable jour et nuit.
10. Une langue imprononçable ?
Sertifikah
Dekorasiyon
Kuaför ö = eu (comme en allemand)
Banket
Hiper
Kolej
Polis Police
Turizm
Otomobil
Hoparlör
Pasaport Passeport
Otantik
Kontör
Kontinü ü = u (comme en allemand)
Asansör
Katite e = é
Banka Banque
Aksesuar u = ou (comme en allemand)
Motosyklet s = ss
Müse
Profesyonl
Autokuaför faux ami : nettoyage et accessoires voiture
Gendarma
Ambalaj
Doktor
Otel
Bulvari boulevard
Ergonomik
Dizayn design
B. TURQUIE "VISAGES ENFOUIS".
(Photos perdues)
- 100 mètres devant moi, elle court, elle court…un ballot sur la tête, réussirai-je à attraper son pas et filmer son allure ?
Carrefour, arrêt de bus.
Non, elle a déjà tout déposé à terre.
Elle se retourne. Une grand-mère. 70 ans ?
Si ce n'était les rides, je lui en donnerais la moitié.
Yeux clairs, cheveux dissimulés. Elle avait accepté le cliché. Sourire envoûtant.
" C'est dur mais j'aime la vie".
- Une drôle de machine actionnée manuellement. L'homme remplit une cavité avec du béton (fait main). Actionne une presse verticalement, relâche l'engin, glisse une planche sous la cavité et transporte le moule sur un tas, le dégage ; un gâteau de parpaing. A sécher au soleil.
" C'est pour ma maison". Il ne monte pas seulement les murs. Il en fabrique chaque élément.
- En haut des escaliers, les laines pendent au soleil. Contre le mur de la maison, un métier à tisser. La femme jette furtivement sa grosse aiguille de bois au travers des fils tendus de son métier à tisser. Zip, zoup. Aller, retour.
" C'est moi qui fait le dessin; c'est ma laine".
- Comme toutes les grands-mères, elles tricotent. Ici, en plus, elles brodent le tour des foulards que les femmes portent dès qu'elles sont mariées..
Et en plus, elles font ça en chœur, sous les arbres, au bord de la route…
-Ils caracolent, avec leurs carrioles. A demi endormis, les enfants emmitouflés ont l'habitude du cliquetis de leurs sabots et du tintement de leurs sonnettes. Ils clignent d'un œil, le temps d'une photo.
Normal ce silence ?
- Elles sont belles dans leurs pantalons bariolés et leurs foulards fleuris, les ramasseuses de coton. Un sac de toile est pendu à leur taille. Le porteur le leur vide régulièrement. A ma vue, elle quitte l'intérieur du champ et vient à ma rencontre.
" Quelques sous contre une photo ? "
Pas le temps. Le contremaître la rappelle durement.
- Elles lisaient pour moi le Coran, en arabe. Visage grave et appliqué dans la couleur du soir.
- Les petites sœurs d'Efes/Meryemana avaient cet air serein de la certitude.
- Un trottoir, un hôtel. Dehors, on fume le narguilé
- Ils étaient si contents de m'accueillir. Police et Mairie, un jour de fête nationale alors que personne, en général, n'est disponible.
- Elle a le visage de la mère épanouie. Son enfant à l'arrière sur son dos dort du sommeil du Juste…
De l'autre côté du buffet, un vieux, œil coquin et satisfait, m'a sorti une bouteille de bière… de dessous la table !
" Cela vous tente ? " ; " oh ! musulman, vous ?"
" Oui, mais…"
C. TURQUIE NATURE.
- Une succession de raidillons au bout desquels des plats caillouteux piquetés de chênes et d'épineux. (vers Kas)
- Engorgé de limon, le Demre que j'enjambe n'avance même plus vers la mer. Ses eaux captées en amont alimentent des km² de serres. (Demre)
- La montagne s'est drapée de noir. (Finike) (Rocher)
- D'au dessus de la Crête, je salue une dernière fois la Turquie et, déjà, embrasse du regard l'Orient. Demain j'y poserai le pied. (vers Gelibolu)
-Le ciel ensanglanté au-dessus de la péninsule signe la fin de mon parcours; dernier regard vers l'Occident. (Canakkale)
- Déluge et brouillard. La route serpente entre les pins à la recherche de la baie mais elle, timide, s'est dissimulée derrière une mantille humide.
- Les oliviers ou les hommes sont montés à l'assaut de la montagne. (Dikili)
- Quels sont ces énormes monstres qui font le dos rond (Golfe de Çandarli)
- Les villages rues conduisent tout droit aux champs de coton. Quelques cubes empilés blanchis à la chaux, quelques toits hérissés de piliers. L'ouvrage ressemble à une sorcière en vol. (Yenikent)
- Qu'ont-ils fait de la Terre que je leur ai confiée ? Les immeubles ont remplacé sa forêt. Elle a pris des teintes d'arc-en-ciel en plastique. Elle ne peut plus respirer. (vers Izmir)
- Une courette de terre jaunie, une maisonnette toute basse qui se fait si petite et si humble qu'on doit se replier pour en franchir le seuil. A l'intérieur, elle est paix et bonheur, habillée de bleu, rouge et or. (Karaköy)
- Elle s'est raccrochée au dernier arbre, juste avant de tomber dans l'oubli, la cabane du berger. (vers Mugla)
- Elle vient leur lécher les pieds comme une maîtresse docile : les barques des pêcheurs dorment sur une mer tranquille. (Aydincik)
- Des carreaux en terre, une terrasse recouverte de terre et de cailloux… c'est le début de la maison sophistiquée, après la grotte ! (après Tascucu)
- Paysage à la "Gapençaise" (Hautes-Alpes, France) : la montagne s'ouvre sur la vallée qui déborde de pépinières, puis au loin, tranche de rouge, le blanc du Sülüklu. (Ortaga-Göcek)
-Cela respire l'embonpoint = palmiers à gogo, maisons "élaborées" qui prouvent que les plantations de clémentines portent leurs fruits… (après Ula)
-Sous les chênes, les ramasseurs de champignons se glissent, furtives, s'ils ne traînaient pas leur grand sac blanc derrière eux, je les aurais pris pour des voleurs. (Kumlumka)
- Les hérons pataugent au fond de la lagune. Dans la cabane des petits nains sur pilotis, elle, vacille encore une lame lumineuse. Le pêcheur compte-t-il ses prises ? (vers Finike)
- La mer a soupiré puis s'est retirée. La terre a respiré, puis suspendue à son souffle, elle a égrené ici et là quelques cônes de verdure rompant la perspective du delta. Tumulus ? (De Mersin à Ceynan, delta du Ceynan)
- 40 km sauvages ! les maisons à peine posées sur le sol ou enfouies dans un repli de la colline; la forêt leur sert de cache-nez quand le vent trop indécis virevolte tout autour. Parfois, la côte lui ouvre une porte de sortie et il s'enfuit, vaincu. (Hacishakli)
- Sur la gauche, une masse impressionnante domine la plaine; dans la nuit naissante, les armées se heurtaient à ce monstre imprenable. (Toprakkale)
- Le matin se mire dans les flaques d'eau. (Iskenderun)
- La ville s'échappe de chaque côté de l'Oronte (Antakya)
- Les palabres sont terminées ! la montagne meurtrie a tourné le dos. ( ???)
- Les moutons, les chèvres et même les vaches, parfois au bout de leur piquet, paissent là où 4 brins d'herbe ont surgi. Sont-ils à la fête au milieu des épineux, des joncs desséchés par l'été ?
- Montagne et mer. Il y a comme un air d'Alpes égarées dans une nature malmenée.
- Elles m'enveloppent de leur délicate fraîcheur. Certains matins sont des trésors de tendresse (avant Kemer)
- Grâces naturelles. La neige du Karamanbeyli éclaire ma route de solitaire. Non, pas tout à fait: u petit chien va m'accompagner. Par crainte d'un accident, je lui ai interdit de me suivre. Penaud, il a s'est posé sur son postérieur, comme dans l'attente de quelqu'un qui l'aime.
- Les fauvettes jouent à la marelle d'un caillou à l'autre; les pintades, les acrobates sur les rochers.
De la lande "hostile" ils ont fait un paradis touristique ! A qui profite le crime ?
On est passé d'un ghetto à l'autre. Les ouvriers acharnés, parqués pendant des mois pour sortir les équipements ont cédé leur place aux vacanciers fortunés qui n'iront jamais plus loin que l'autre côté de la Nationale. Et ne connaîtront pas la Turquie. J'ai surpris des joggeuses en tenue si légère que j'en étais honteuse pour moi-même. Inconscientes et irrespectueuses.
Suite sur prochain article.
|