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Premier Empire par Fabrice Charlot

25/8/2006 - Le général hiver

Le général hiver

Nous sommes le 2 novembre 1812 quelque part au sud ouest de Moscou.

Napoléon a quitté Moscou le 19 octobre. Depuis début novembre, la neige tombe sans cesse et les températures ne cessent de descendre. Les état - majors inquiets de ce nouvel ennemi demandent aux  commissaires ordonnateurs et autres commissaires de guerre de faire vérifier les convois de nourriture, vêtements, armes.... En quelques mots de faire leur travail d'intendance.

Ici sur ce diorama on peut voir un commissaire ordonnateur en tenue de campagne venir inspecter un convoi à la tombée de la nuit escorté par un lancier polonais.
On voit les hommes se préparer à affronter la nuit en ayant allumé un feu et on a commencé à dételer les chevaux.
Au loin, un bois ou rôde probablement déjà des cosaques irréguliers

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25/8/2006 - 1803 : vice amiral Cuthbert Collingwood

1803 : vice amiral Cuthbert Collingwood

Un petit diorama en hommage à l'amiral  Cuthbert Collingwood qui, depuis sa mort, repose à coté de Nelson dans la cathédrale St Paul. Il fût le second artisan, après Nelson, de la victoire britannique à Trafalgar. En effet, alors que les forces navales franco hispaniques étaient disposées en croissant de lune,  les Britanniques alignèrent parallèlement deux colonnes qui vinrent transpercer le dispositif allié. L'une de ces colonnes était dirigée par Nelson, l'autre par Collingwood. Ce dernier fût d'ailleurs le premier à rentrer en contact avec l'ennemi. Il s'exclamera  d' ailleurs : "Qu' est-ce que Nelson donnerait pour être ici !". A la mort de Nelson, il prendra le commandement suprême des forces anglaises à Trafalgar.

 

 



 

Cuthbert Collingwood est né en 1750 à Newcastle.

A 11 ans, en tant que volontaire, il embarquera sur le H.M.S Shannon.

1779 succède à Nelson sur le H.M.S Badger

1780 succède à Nelson sur le H.M.S Hinschinbrook

1783, il a 33 ans et commandera déjà le 64 canon H.M.S Sampson

1793 Capitaine du  H.M.S Prince en poste dans la Manche

1793 Capitaine du  H.M.S Barfleur 

1797 victoire de St Vincent sur le H.M.S l' Excellent

1799 nommé "vice amiral" dans la Manche sur H.M.S  Triumph

1803 Reprise des hostilités. Il aura pour objectif le blocage de la flotte de Brest (période du diorama)

1805 Victoire de Trafalgar : il devient Baron Collingwood of Coldburn and Heathpool

1810 après une brève carrière politique il mourra de maladie sur le "Ville de Paris"

 

Ses contemporains ont dit que sa passion première était : "une haine cordiale des français ".

Sur ce "longboat", nous le voyons en 1803 débarqué au jusant sur une petite île en mer d'Iroise. Ses navires surveillent la rade de Brest et attendent la moindre fausse manœuvre des Français. Il est assis à tribord, à l'arrière du canot. Face à lui, un capitaine. Le roulis est fort, les marins lèvent les rames pour laisser s' échouer en douceur l' embarcation. Devant, un lieutenant et des royal marines. On peut remarquer la caronade installée sur le canot. La caronade est un petit canon court et trapu, pour le combat rapproché.

Une caronade (ou carronade) est un court et gros canon tirant des boulets ou de la mitraille. Elles furent employées aux XVIIIe et XIXe siècles, surtout par les Britanniques. La caronade est moitié moins longue et, sa paroi étant relativement mince, elle pèse le tiers d'un canon traditionnel.

Sources :

bullet Osprey
bullet Napoléon et la mer, au Seuil
bullet Internet
bullet Tradition Magazine
bullet Cuthbert Collingwood d'Andrew Griffin

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25/8/2006 - Soult : « Comment traverser le Minho ? »

Soult : « Comment traverser le Minho ? »

Jean De Dieu Soult, (duc de Dalmatie en juin 1808) . Napoléon l’envoie commander le 2e corps en Espagne. En septembre 1809, il sera le commandant en chef après Joseph.

 

Nous le voyons ici  en train de faire quelques relevés topographiques sur un vieux pont datant de l’époque romaine. Il est accompagné de deux aides de camp. L’un sur le cheval se cabrant est le colonel Hulot. Il est en tenue d’aide de camp de maréchal. Le second appuyé sur une pierre est un officier du 1er Hussard détaché à son état major.

L’homme tendant une carte au « perfide et ambitieux » maréchal est un adjudant-commandant. L’adjudant-commandant est un officier supérieur d’un grade intermédiaire entre celui de général de brigade et de colonel. Il remplit souvent les fonctions de chef d’état-major. Avant 1800 ils étaient appelés adjudants-généraux, mais ils avaient une fâcheuse tendance à oublier le premier mot de leur grade dans leur appellation…  <=colonel Hulot          <= Soult

 

L’Espagne semble toujours pacifiée en ce début de 1809, mais le Portugal inféodé aux anglais menace toujours nos flancs. Le Maréchal reçoit l’ordre de l’envahir. Franceschi (division de cavalerie légère) porte sa division sur Vigo et la Guarda (petit port à l’embouchure du Minho). Son avant-garde avec le 1er hussard s’empare de Vigo qui capitule en février.

Le Maréchal Soult comptait passer le Minho à son embouchure, mais faute de pont adéquat, il doit remonter le fleuve jusqu’à Orense.

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24/8/2006 - "En Anv Doue" (pour l' amour de dieu)

« EN  ANV  DOUE » (pour l’ amour de Dieu)

 

 

                                                         '"chouan"'

 

16 janvier 1800.     

     Nous sommes en lisière de la forêt de Quénécan à côté du Boduic dans le nord du Morbihan. Un groupe de chouans a quitté sa cache pour se porter sur le versant sud du breuil. A l’ appel de Georges Cadoudal et des autres chefs royalistes, ces insurgés vont se diriger vers Vannes pour retrouver les troupes rebelles à la république.

 

Dans 9 jours, le 25 janvier 1800 , ils les affronteront au « Pont du Loch » à Grandchamp, entre Vannes et Pontivy.

    Georges et les autres chefs royalistes ont décidé de faire « un coup » en attaquant les troupes du général Harty qui selon les rumeurs doivent quitter Vannes pour chercher des vivres dans les villages du nord de la ville.

Il faut faire vite car Bonaparte, las des luttes dans l’ouest et qui a d’ autres préoccupations souhaite en finir rapidement avec les derniers royalistes. Il a envoyé une armée sous les ordres du général Brune.  Elle est encore stationnée à Rennes.

     Les chouans disputeront âprement la bataille du pont du loch laissant 900 bleus sur le champ de bataille et 400 des leurs. Malheureusement pour Cadoudal et les siens cela ne suffira pas pour décourager les républicains.

Bonaparte décidera même de faire de Pontivy une place forte de son futur empire, en dotant la ville d’infra structures nouvelles : lycée impérial, mairie, préfecture, garnison de cavalerie et d’infanterie, hôtel, prison, banque et réalisation du canal de Nantes à Brest... Pour le premier consul, il s'agit de mettre en œuvre un dessein pacificateur et civilisateur dans une région en proie aux troubles civils depuis près de dix ans A partir de 1804 Pontivy s’appellera Napoléonville : Quelle humiliation pour nos chouans féaux à Dieu et  Saint Ivy !

     Mais nous n’en sommes pas là. Fanch Kerverc’h et ses amis ont quitté la forêt pour cheminer vers le Sud. La nuit à l’ abri de l’alignement de Bot er Mohet(+ de 3000 ans)  a été humide et froide. Des traces de neige persistent sous les frimas et les brumes peinent à se dissiper dans la vallée du Blavet en contrebas. On scrute l’horizon, on éteint le feu et après avoir prié Dieu il est temps de marcher sur Vannes. Ils abandonneront derrière eux les vestiges d’un autre temps, ou leurs lointains ancêtres sont peut-être eux aussi venus invoquer d’ autres dieux et d’ autre rois….

 

 Bataille de Quiberon :


Sources :

- Even Erlannig : "la résistance bretonne à Napoléon Bonaparte"

-Jean Boisson : "pourquoi la guerre de Vendée"

-Napoléon et la Bretagne "Marie Hélène le Grand"

-Aquarelle de L. de Beaufort

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31/5/2006 - L' adieu au "Gros Frère"

L' adieu au "Gros Frère"

 

Nous sommes au soir du 22 mai 1809 à Essling*(Aspern pour les autrichiens). , les 264 canons autrichiens se sont tus, Le soleil se couche, on soigne les blessés et on enterre les morts Ce petit diorama présentant l' enterrement d' un cuirassier du 10e régiment.

"Masséna à Essling"(PERBOYRE".)avant la charge !

 

Un homme du 10e a fait une  tombe de fortune sur laquelle il a posé la cuirasse, le casque et le sabre de son

frère d' arme.

Debout face à la tombe, le général Raymond-Gaspard de Bonardi Saint-Sulpice commandant la 2e division de cuirassier (comprenant le 10e)

est descendu de son cheval et s' est découvert. A sa droite le colonel Samuel François L'Héritier, colonel du régiment a lui aussi ôter son casque

pour rendre un dernier hommage. Il tient dans sa main  les rênes du cheval d' un  officier du 10e, qui blessé à la tête ne descendra pas de sa monture.

 

Le 10e cuirassier aura 4 officiers tués au combat et 13 officiers blessés.

Un cuirassier très célèbre est mort la veille en chargeant avec ses troupes : le général Jean-Louis-Brigitte Espagne.

Mais les français perdront surtout 21 000 hommes(dont également le Maréchal Lannes). Le mépris de la météorologie de l' Empereur ces jours aurait dû lui servir. Mais trois ans plus tard, il réitérera les mêmes erreurs. Cette fois elles lui coûteront son titre. 

 

*Essling est maintenant partie intégrante de la grande banlieue Viennoise.

 

 


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11/5/2006 - Road to Vilnius



Road to Vilnius

Le Général Montbrun et son Etat major.

Après une présence remarquée auprès de Masséna en Espagne(et plus particulièrement à Fuentes De Onoro) le général Montbrun est nommé commandant en chef du 2e corps. Il traverse le Niémen à la tête de ce corps en juin 1812.
Nous pouvons voir Montbrun(à la tête de ce petit groupe) sur ce diorama discutant avec son Etat Major derrière lui.
A sa gauche en tenue du 9e hussard le colonel Maignet.
Derrière eux, un officier du 5e cuirassiers. Ce pourrait être le colonel de ce régiment, le colonel Christophe lui-même. Ce régiment est connu pour avoir été le premier à attaquer la grande redoute lors de la bataille de la Moskowa.
Sur la gauche du cuirassier (remontant sur son cheval) le général  Wattier De Saint Christophe, général de la seconde division de cuirassiers.
Le dernier groupe est composé d’ un hussard du 5e régiment, attaché maintenant à l’Etat Major de Montbrun. A côté du hussard un aide de camp de général de division en tenue réglementaire.

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11/5/2006 - Etat major de Wellington à Waterloo

Etat major de Wellington à Waterloo

Arthur Wellesley, Duc de Wellington est né à Dublin (c'est un Irlandais qui nous a battus ! désolé messieurs les Anglais!) en 1769. Il monte son cheval favori, "Copenhagen", un Alezan de 8 ans. De face, il indique du doigt à son "staff" comment doivent se disposer les troupes.

Derrière le Duc, le manteau ouvert, cheveux gris : Sir Alexander Gordon, lieutenant colonel aide de camp du feld-maréchal. Il porte sous son manteau la tenue du 3e régiment des gardes à pied. Il sera mortellement blessé.

A droite, en tenue de highlander, un officier du premier bataillon du 92e gordon highlander : le Lt-Colonel John Cameron (tué à Waterloo). Ce régiment (500 h) appartenant à la 5e division de Picton aura tous ses hommes tués (54h) ou blessés (349h).

A gauche, derrière le duc et sobrement vêtu, le Lieutnant-Général Lord Hill, commandant le 2e corps. Après les guerres de la péninsule, ce caractère bien trempé fut nommé "Baron Hill of Almaraz and Hardwick". Dès que Napoléon quitta Elbe, il fut envoyé à Bruxelles pour superviser les préparations de guerre du Prince d'Orange.

En tenue civile et levant son parapluie, c'est bien sûr le  Lieutnant-Général  Sir Thomas Picton. Ce fils d' un gentleman gallois, ancien gouverneur de Trinidad, a participé a presque toutes les batailles de la péninsule et viendra mourir en Belgique en chargeant à la tête de la 5e division. Il avait 56 ans et savait  que c'était son dernier combat...

En tenue (légèrement modifiée) du  7e hussard : Henry Paget Comte d'Uxbridge. Agé de 47 ans à Waterloo, il est Lieutnant-Général. Commandant toute la cavalerie, il sera blessé à plusieurs reprises.

Enfin, arrivant au galop, le Major Henry Percy du 14e dragons léger. Il est aide de camp à la suite.

La "perfide Albion" s'apprête à jouer le dernier acte d'un concert que le petit Caporal ne maîtrise plus.

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11/5/2006 - Environ de Kulm 29/08/1813

Environ de Kulm 29/08/1813

  

Nous sommes en fait au matin du 29 août 1813 aux alentours de Kulm. La bataille de la Katzbach au sud ouest de la Pologne(26/08/1813) a déjà eu lieu. 3 uhlans de Brandebourg , 1 dragon de Prusse occidentale et 1 Flügel Adjudant (issu de l’ infanterie) ont traversé le sud de la Saxe pour venir prévenir un officier prussien qui va particulièrement se distinguer dans les heures qui suivent à la bataille de Kulm.

Cet officier est   le Prince August en tenue tel qu’ on le verra à Kulm le 30 août 1813 d’ après Rochling(ou il chargera à la tête du 2e régiment d’ infanterie silésien). Le Prince August Von Preussen n’ est autre que le frère du roi. Il porte la tenue d’ un simple officier de régiment mais avec la plaque de l’ ordre de l’ aigle noir. Le harnachement est toutefois celui d’ un général , en peau d’ ours noir.

A coté de ce dernier un Flügel Adjudant sur un cheval blanc. Ces officiers de tous grades, occupent les fonctions d’ officiers d’ ordonnance du roi.

 

 Comme indiqué précédemment, les uhlans de Brandebourg et le dragon de prusse occidental viennent de combattre victorieusement à la bataille de la Katzbach. Il faisait partie de la réserve de cavalerie sous les ordres de l’ Oberst Von Wahlen Jurgatz, attaché au 1er corps prussien de Von Yorck.

 

Cette bataille fera 10 000 tués et blessés(les chiffres varient selon les sources) dans les troupes française. Les conditions météorologiques étaient épouvantables. Selon Langeron, la pluie avait tellement mouillés les fusils, qu’ aucun coup de feu ne partait, et l’ on se battit corps à corps, à coup de crosse et de baïonnette. Les lances de ces uhlans ont fait des ravages dans les rangs français du maréchal Mac Donald.

  

Sources :

  • Dictionnaires des batailles de Napoléon : A.Pigeard
  • Napoléon en Allemagne : G. Clément
  • Planches de Knoetel
  • Ceux qui bravaient l’ aigle de P. Courcelle
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10/5/2006 - Guys, Let burn the frenchies !

Posté sur Dioramas

Guys, Let burn the frenchies !

 

Rochefort 11-12 avril 1809

 

En 1809, les anglais projettent de débarrasser l' Espagne et le Portugal des français, mais aussi de détruire

sur tout le littoral de l' empire les immenses préparatifs maritimes de Napoléon. Deux points attirent leur attention : Anvers

et Rochefort. L' expédition anglaise est prête en avril 1809. Elle a pour but de détruire la flotte française au mouillage et

pour cela elle doit transformer en brûlots trente bâtiments et les sacrifier. Le vice-amiral français Allemand se prépare à cette attaque.

 

Dans la nuit du 11 au 12 avril, paraissent avec la ferme attention d' arriver à leurs fins ; le vent pousse les bateaux enflammés vers la flotte française.

Pour sauver son vaisseau chaque capitaine français jette sa poudre à la mer puis va s' echouer sur la côte tandis que les 30 brûlots anglais se consument

sans avoir incendié aucun bateau français. Les anglais repartent pour Anvers.

 

Nous sommes le 11 avril, le vent souffle grand frais de la partie de N.O, le ciel est couvert, le temps à grains, la mer grosse. Lord Thomas Alexander

Cochrane est à bord de la frégate de 38 canons : l' Impérieuse et mouille sur le banc de Boyard et plus particulièrement sur la traverse du haut fond "le pointeau".

L' équipage : (officers, royal marines, boatswain's mate, master's mate, seamen...) est en alerte. En vain les forts de l' Ile d' Aix et des Saumonards cannonent la flotte anglaise.

Cette dernière va faire feu de tout bord et lancer les brûlots sur la pauvre flotte francaise.

 

 

  

Source :

  • Osprey Nelson's Navy
  • Dictionnaire des batailles de Napoléon- A. Pigeard
  • Jules Silvestre le Dr Roger Peters.
  • Tradition et uniforme

 

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