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Premier Empire par Fabrice Charlot

2/1/2008 - "Savants en Egypte"

"Savants en Egypte"

Le 19/05/1798 une flotte française quitte le port de Toulon. Imaginons l’effervescence sur le port et les  355 bateaux prendre le large. A bord de ces embarcations civiles et militaires : 50 000 hommes. Seuls quelques-uns connaissent la destination. En effet, elle est restée secrète car les navires britanniques savent qu’une expédition se prépare en France depuis plusieurs mois. Des centaines de diligences, chariots… descendent de Paris vers le Sud.  Tout ce petit monde va embarquer sans connaître la destination. Cela paraît incroyable aujourd’hui. C’est aussi ça qui me fascine dans cette période.

Le but de Bonaparte et du directoire est de couper la route des Indes aux Anglais. Mais l’expédition, en plus d’être politico-militaire, s’avère également scientifique et civilisatrice.

167 historiens, savants et militaires, font partie de l’expédition. Des naturalistes, des physiciens, des géomètres, des botanistes… également des inventeurs de génie comme Nicolas J. Conté, inventeur du crayon à base de graphite et d’argile voguent vers l’Afrique. C’est ce dernier qui, grâce à ses cerfs-volants et ses  aérostiers, permettra de mesurer la hauteur de certains monuments. Mais il y a aussi des sommités comme le mathématicien Monge et le chimiste Berthollet. Champollion n’a que 8 ans et n’a jamais fait partie de cette expédition…cependant on y découvrira la pierre de Rosette.

 Berthollet          

 Conté     

    Monge     

Source des portraits : Wikipédia

Revenons au diorama. Les troupes ont débarqué. Nous sommes quelques part en Égypte. Napoléon, accompagné d’un hussard du 7e bis en tenue un peu locale (voir Knoetel), arrive près d’un monument qui pourrait être le Ramesseum. L’activité locale est pastorale et certains Bédouins profitent de la présence des Français pour vendre ou troquer des ustensiles. Un peu plus loin Kléber en tenue rouge discute avec  Jean baptiste Jollois,  alors que de Villiers du Terrage s’affère à prendre les mesures des monuments.

Ces architectures, statuts et reliefs de l’Égypte ancienne, traduisent tous le message d’unification du terrestre et du céleste.

À leur retour, Jean-Antoine Chaptal, ministre de l'intérieur,  convoque ces savants le 18 février 1802 pour nommer parmi eux huit membres chargés de réunir et de publier tout le matériel scientifique de l'expédition . Ce sera l’ouvrage en 20 volumes :

« description de l’Égypte ».

 

 

      

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1/1/2008 - "Les Smugglers"

"Les Smugglers"

 

 

Un navire britannique a accosté dans le Finistère sud, dans la baie des Trépassés. A son bord, des produits de contrebande.

Le blocus continental est instauré sur le continent. Napoléon mène une guerre commerciale contre la perfide Albion. Il espère, par ce stratagème, étouffer commercialement son pire ennemi. Mais la demande en Europe de certains produits reste forte. Les Anglais le savent. Ils usent notamment  de leurs anciennes connaissances parmi les chouans pour exporter via la Bretagne (où les côtes accidentées permettent des débarquements discrets) : des épices, tissus, tabacs, sucre…

Ce navire, le « Mongoose » vient de Chine et des Indes chargé d’étoffes, de thé et d’épices. Les « smugglers » (contrebandiers) ont débarqué une partie de leur cargaison en Bretagne. Un riche négociant de Lorient attend sa marchandise pour la revendre au prix fort dans les salons parisiens.

Mais à cause d'une histoire de jalousie il a été dénoncé par un autre notable. On retrouvera le corps de ce dernier au large de Groix.

Les douanes surveillaient les côtes depuis plusieurs jours et attendaient le navire qui a déjà fait escale au Portugal à Aveiro pour y affréter du sel. Depuis, il fait du cabotage  et est  facile à suivre.

Les douaniers, trop peu nombreux pour appréhender  le navire, pistent les contrebandiers. Dès que les renforts arrivent, en l’occurrence les gendarmes, ils arrêtent le convoi qui filait vers Lorient. Mais ces hommes sont armés et ne tiennent pas à abandonner leur butin. Les tonneaux sont remplis de tabac et d'étoffes.

 

    

 

 

Sources : "napoléon et la bretagne" M.Hle Grand

               Planche Knoetel

               Osprey

             "vie des francais au temps de Napoléon"  Larousse

              Napoleon.org

 

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20/11/2007 - Pour Sainte Olga et le souvenir !

Pour Sainte Olga et le souvenir !

Il y a 11 ans, le polkovnik(colonel) Comte Rayevski était à Austerlitz. Sous le commandement du lieutenant général Doktorov de la première colonne

et sous les ordres directs  du prince Urusov il était podporutchik dans le régiment de grenadier de Kiev.

 

Le général Koutousov, commandant en chef
AILE GAUCHE : Général Buxhoenden
Avant-garde : Général Kienmayer : 7000 hommes
1ère colonne : Lieutenant-général Doktorov : 15000 hommes


 

Le vieil homme a rangé ses armes. Cependant il a décidé tous les ans de se remémorer la bataille ou il a vu périr ses hommes sous les boulets français de Friant et Davout  au pied de la chapelle  Saint Antoine. Un de ses fils gît toujours quelque part dans les boues entre les lacs de Satschan et Melnitz.

Après la campagne de France et fier d’être rentré dans Paris, le Tsar l’a porté au rang de Comte. Il vit, retiré dans ses terres au nord de Kiev ou il favorise les zemtsva(assemblée locale).

 

Nous sommes le 2 décembre 1816 et pour la seconde fois le Comte Rayevski, ses proches et les popes du village font un pèlerinage du cimetière vers une chapelle ou le comte aime se retirer. L’ hiver est doux cette année, l’ encens des popes parfume l’ air humide des sous bois. Les bûcherons (лесоруб) s’ affairent. La grande ville d’ Ukraine doit être chauffer.

 

Le vieil ami du comte :  Barkish ferme la marche sur son cheval. Confident et éternel protecteur depuis ses premiers combats contre les turques le Sotnik  cosaques n’ a jamais quitté le comte.

Les Icônes à la gloire de la grande Sainte Olga de Kiev sont portées religieusement et avec dévotion.

 

      POPES                                SAINTE OLGA

 

 

 

 

 

                         

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16/8/2007 - "Le Pont du Loch"

"Le Pont du Loch"

 

Le Pont du Loch est un petit village situé sur la commune de Locmaria Grand-Champ sur la route entre Locminé et Vannes dans le Morbihan. Peu sont ceux qui savent

que le 25 janvier 1800 une bataille rude opposera les bleus républicains aux chouans de Georges Cadoudal. Pourtant une stèle y est installé en contre-bas de la route. 

 

     

         <= Stèle en mémoire de la bataille =>                        

 

 

              

 

Les républicains sont basés à Vannes mais sont en manque de vivres. C' est pourquoi le général Harty décide de sortir vers le nord du Morbihan pour ravitailler ses

garnisons.

Cadoudal veut profiter de cette sortie pour montrer que les chouans peuvent vaincre, en Bretagne, une armée républicaine à la régulière.

Assisté de Guillemot(roi de Bignan) de Louis De Sol et de La Haye Saint Hilaire, Cadoudal souhaite couper toute retraite à Harty vers Vannes. Il sait que le général républicain s'est avancé bien loin de sa base.  Selon Jean Rohu dans ses mémoires les chouans laisseront 400 âmes sur le champ de bataille et les bleus 900.

Malheureusement Harty regagna Vannes et 4 jours plus tard le général Brune en provenance de Rennes fera son entrée dans la ville à la tête de la 60e demi brigade d' infanterie de ligne et d' escadrons de chasseurs, en tout près de 2000 hommes. Bonaparte avait submergé de troupesle dernier département rebelle.

 

Sur ce diorama un groupe de chouans en embuscade fait feu. Profitant de la connaisance du terrain, ils arrivaient par petits groupes à harceler les troupes

régulières puis à s' enfuir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    

 

 

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18/2/2007 - "Mort aux fils de l' enfer et du pêché"

"Mort aux fils de l' enfer et du pêché"

 

 

21 décembre 1808 : pour la seconde fois les troupesfrançaises se présentent devant Sarragosse.

Dans la ville Aragonaise 100 000 âmes prêtes à mourir pour sauver leur ville.

 

 

 

Un aragonais natif de la ville les dirige :

le général José Rebelledo de PALAFOX y Melci. Il est alors agé de 33 ans. A la demande du général Verdier qui lui offrira la capitulation il

répondra : "GUERRA Y CUCHILLO"(guerre au couteau). On le voit ici sr le diorama chevauchant un andalou et portant une tenue plus proche d' un

"picador" que d' un général.

 

 

 

 

Ce siège qui durera 53 jours a plus la saveur d' une bataille du moyen age que d' une conquète napoléonienne. La population d' un naturel bouillant et orgueilleux

est attisé par des moines fanatiques qui ont surtout, en dehors de toute considération religieuse, tout à perdre d' une présence francaise en Espagne. Et dans cette ville les monastères foisonnent. On pendra même les prisoniners et ceux qui refusent de se battre.   

                

                                         "Tableau de Lejeune : Prise du couvent de SANTA ENGRACIA"

 

Avant de se retourner vers l' Autriche, Napoléon prendra des mesures comme : abolition de l' inquisition, abolition des droits féodaux...Si le siège avait chose de médiéval, c'est ausi parce que l' Espagne vivait comme au moyen-âge. Toujours est il que cette bataille laissera 50 000 aragonais sous les ruines : militaires, vieillards, enfants et femmes. Ces dernières se sont particulièrement illustrées telle Augustina de Aragon qui, seule, son mari étendu à ses pieds, fera s' esbigner en vain une colonne d' infanterie à coup de canon. La ville se rendra le 21 février 1809.

Pour en savoir plus sur ce siège je vous conseille "les mémoires de Lejeune" ainsi que son tableau sur la prise du couvent de "Santa Engracia".

 

 

 

 

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22/1/2007 - Napoléon à Ratisbonne(Regensburg) : avril 1809

Napoléon à Ratisbonne(Regensburg) : avril 1809

24 avril 1809, la division Gudin vient de rentrer dans Ratisbonne (Regensburg en allemand). La route de Vienne est ouverte et se profile au loin la bataille d’Essling puis celle de Wagram. Les troupes de Liechtenstein ont traversé à la hâte le Steiner Brucke (pont de pierre) que l’on voit ici. Ce pont date de l’apogée de la ville au XIIe siècle.

Ratisbonne est une ville bavaroise de 150 000 habitants située sur les rives du Danube au nord de Munich en prenant la direction de Ingolstatd et de Nuremberg. Je l’ai traversée à maintes reprises. A chaque passage,  que de frissons et de parfums d’histoire en voyant les panneaux routiers indiquer également : Ulm, Essling, Landshut, Eckmühl... Quelle région riche en évènements de la période napoléonienne ! Que de temps il me manque pour m’y arrêter et savourer !

 

Ce matin du 24 avril Napoléon est en charmante compagnie. La présence d’une Bavaroise lui fait oublier sa douleur au talon. En effet hier il a été blessé d’une balle au pied.
Mais l’oisiveté ne peut durer. Un officier d’ordonnance ainsi qu’un aide de camp du maréchal Berthier (peut-être Lejeune) et un officier d’ordonnance viennent déjà le solliciter. Le Maréchal Masséna (venu spécialement) et le Général Dorsenne admirent le Danube sans imaginer un seul instant l’importance que va jouer ce fleuve dans deux mois à  Wagram. Ils ont sorti les grandes tenues obligeant même un passant à se découvrir au regard de la majesté des uniformes des deux hommes.

 

 

 

                                        

                                                                    

 

 

 

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17/1/2007 - Comte Matvey Ivanovich Platov

Comte Matvey Ivanovich Platov

 

 

 Matvey Ivanovich Platov

 

 

Le comte Matvey Ivanovich Platov est lui-même fils de cosaque. C’est pourquoi très jeune il entra dans l'armée  Russe. A 21 ans, il  commandait un régiment et prit part dans les guerres Turco-russes. Après s’être distingué à plusieurs reprises, il sera promu au rang de Général-Major. En 1795, il est nommé « ataman* » des cosaques et ira combattre les Perses.

Après quelques années de disgrâce, il sera promu commandant en chef des cosaques par Paul 1er. Il fera les campagnes de l’empire (Eylau, Friedland) sous Alexandre 1er.

En 1809, alors qu’il combat les turcs, il sera nommé Général de Cavalerie. Puis vient l’invasion de la mère patrie par les Français. Il aura la charge en tant que Hetman* (commandant suprême  des cosaques) de couvrir la retraite de l’armée russe.

Enfin ce sera la vengeance, le volte-face  tant attendue. Les troupes françaises ont quitté Moscou et il est temps de les harceler jusqu’à Paris.

Nous le voyons ici au début de l’hiver 1812. Un Polkovnik* cosaque vient au galop le saluer et lui annoncer que les français ont quitté Moscou. Ils portent tous les deux le demi kaftan rouge et l’uniforme des cosaques de la garde.

En 1814, il sera accueilli à Londres où il recevra un titre de docteur à Oxford. On donnera même le nom de Platov à un navire.
Il est enterré à Novotcherkassk (Новочеркасск en russe), capitale des cosaques du Don.

                  

 

 

*Ataman : chef d’ unité cosaque

* Hetman : chef des cosaques

* Grades des officiers cosaques :

·          Polkovnik : colonel

·          Voïkovoï : major

·          Essaoul : capitaine

·          Sotnik ; lieutenant

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15/1/2007 - Les lits de Procuste

LES LITS DE PROCUSTE

Les passionés de l' histoire militaire et des petits soldats oublient parfois derrière la guerre, sa stratégie, la beauté des troupes en marches, la splendeur des uniformes : l' horreur des mutilations et la souffrance des soldats qu' ils soient maréchaux ou cuisiniers. C'est pourquoi ce diorama sur un hôpital de campagne. Il est certe plus agréable de peindre un Murat en Franconi ou un Lassale une vivandière dans les bras qu' un caporal d' infanterie allongé sur une table avec une jambe récemment sciée par Percy ou pire, par un de ses novices. Mais je me suis fais violence sans prendre de laudanum ni me trépanner. Peu de travail sur la recherche uniformologique car dans un tel hôpital la majesté et la justesse des uniformes n' ont plus place.

Nous sommes le 10/06/1807 en Pologne à Heilsberg. Il est 21H, la nuit tombe et les manoeuvres de Soult viennent d' échouer. A 20H il avait perdu 6000 hommes et son corps d' armée s' est replié.

 

Le personnage central de ce diorama est le chirurgien en chef LARREY. Il est né de parents bourgeois dans le petit village de Baudéon dans les Pyrrénées. Larrey fut orphelin à 13 ans. Il est élevé par son grand père Alexis alors chirurgien en chef de l' hôpital de Toulouse.

 

 Juste devant les deux  percherons qui tirent une ambulance, il discute avec un chirurgien. Sous les ruines d’une vieille maison polonaise, un autre chirurgien nettoie la table d’opération où un pauvre malheureux vient de subir sa 2e et dernière bataille de la  journée. A ses côtés, un autre médecin en chemise rouge nettoie les appareils chirurgicaux qui feraient pâlir un boucher de nos jours. Mais la besogne  n’attend pas.  Deux infirmiers, faute de brancard, transportent un capitaine touché à l’abdomen par la lance d’un uhlan. Mais cela n’impressionne pas Larrey. À la bataille de la Sierra Negra, il ampute en une journée pas moins de 700 blessés. Une gageur pour Larrey dont Napoléon dira : « C’est l’homme le plus vertueux que j’ai connu ».

Si le matériel n’évolue pas très vite à l’époque, Larrey travaillera sur les processus et méthodes de soins qu’il prodiguera plus tôt aux blessés sur le champ de bataille. En effet, il se précipitera dans les batailles pour soigner. Il créera les ambulances volantes (ambulances légères et petits caissons sur roues permettant de transporter non seulement des infirmiers mais aussi des civières démontables et pliables), les équipes médicales d’urgences (un médecin + 2 assistants + un infirmier), les centres de regroupements des blessés, les hôpitaux de campagne. Entre autres, Larrey découvre le besoin de changer fréquemment les pansements et de nettoyer soigneusement les blessures.

 

*Procuste était dans la mythologie grecque un détrousseur de voyageurs et utilisait des lits de torture. Un grand sur lequel il mettait les gens de petite taille et auxquels il étirait les membres, et un petit sur lequel il mettait les gens de grande taille à qui il découpait les pieds s'ils dépassaient. Il sera tué par Thésée qui lui fera subir le même sort.

 

 

 

 

 

Les passionés de l' histoire militaire et des petits soldats oublient parfois derrière la guerre, sa stratégie, la beauté des troupes en marches, la splendeur des uniformes : l' horreur des lutilations et la souffrance des soldats qu' ils soient maréchaux ou cuisiniers.

 

 

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14/1/2007 - Le Général Lariboisière

Le Général LARIBOISIERE

 

 

 

Je suis fier de présenter un des rares bretons à s’être illustré sous l’empire et à avoir son nom gravé sur l’Arc de Triomphe (côté Est pour ceux qui voudraient chercher). En effet Jean Ambroise Baston, Comte de La Riboisière est né à Fougères le 18 août 1759.

Comme Napoléon, sa passion pour les mathématiques et la géométrie le guidera vers l’artillerie. Tous deux se rencontreront d’ailleurs au régiment de La Fère à Valence en 1786 et passeront du temps ensemble en garnison.

Nous le retrouvons ici en automne 1811, il assiste à des manœuvres de l’artillerie de la garde dans l’Est de la France. Il est alors premier inspecteur général de l’artillerie. Il va, à la veille de partir pour la campagne de Moscou, être nommé Commandant en chef de l’artillerie de l’armée. C’est d’ailleurs lors de la bataille de la Moskova que Lariboisière perdra son fils Ferdinand alors sous-lieutenant de carabiniers. Il ne s’en remettra jamais et mourra à Königsberg le 21 décembre 1812 de fatigue et surtout de chagrin.

 

Mais revenons à ces manœuvres.  Un canon de 12 s’est détaché d’un attelage et est resté dans la rivière. Sous les hurlements d’un officier de l’artillerie à pied de la garde impériale (sur son cheval), des hommes du train avec des cordages et deux postiers hissent le canon hors de la rivière. Impassible à quelques mètres, le général Lariboisière passe escorté par un gendarme et assisté d’un autre officier de l'artillerie à pied de la garde.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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25/8/2006 - N.I Depreradovitch à Bautzen mai 1813

N.I Depreradovitch à Bautzen mai 1813

N.I  Depreradovitch à Bautzen – Mai 1813

Nous sommes fin mai 1813, alors que Napoléon vient d’être vainqueur à Lützen, ce dernier fixe les Russo-Prussiens à Bautzen (60km à l'Est Dresde). L’empereur attend une intervention de Ney au sud pour les contourner. Malheureusement Ney se présentera trop à l’Est et avec du retard, laissant tout loisir à l’ennemi de se retirer en bon ordre. Napoléon manque cruellement de cavalerie.

L’armée Russo-prussienne présente à Bautzen et forte de 90 000 hommes,  est sous les ordres de Blücher et de Wittgenstein.

Nous voyons ici des hommes de la réserve russe du Grand Duc Constantin. Tout particulièrement des cavaliers des cuirassiers de l’empereur [Lifeguard (His Majesty) Cuirassier Regiment]. Le commandant de ce régiment, le colonel (ou Polkovnik) Petr I. Slepchenkov salue le « Major-General *» Nickolaï  Ivanovich Depreradovitch. Ce dernier, debout sur un promontoire, le casque à la main, a arboré les couleurs du régiment qui défile à ses pieds.

Depreradovitch est d’origine Serbe et il a déjà une grande carrière derrière lui : Campagnes de Turquie, Pologne, Austerlitz, Borodino, Lutzen.... En 1814, il sera fait « lieutnant-général* » puis en 1821 « général de cavalerie* ».

 

Sur un cheval, à gauche de Depreradovitch et devant un vieux calvaire, un général-adjudant de Cavalerie en grande tenue.  Il s'agit d‘un aide de camp du tsar qui vient participer à la réunion d’état major qui a déjà débutée. En effet, en contrebas, deux aides de camp ont étalé les cartes sur une table de fortune.

 

Nous sommes le 20 mai 1813 à 7 heures du matin, le temps est beau mais alterné d'orages violents et d'averses . Dans deux heures débutera la bataille de Bautzen.

* Grades russes par ordre d’ importance :
General (general ot infanterii, kavalerii)
Lieutenant General (General Leitenant)
Major General (General Maior)
Brigadier (Brigadir)
Colonel (Polkovnik)
Lieutenant Colonel (Podpolkovnik)
First Major (Premier Maior)
Second Major (Sekund Maior)
Captain (Kapitan)
Lieutenant (Porudchik)
Second Lieutenant (Podporudchik)
Ensign (praporshik

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A Propos

Blog destiné aux passionés du premier empire vu à travers la figurine(1/72e), les dioramas, la documentation uniformologique... Vous y trouverez mes modestes réalisations avec quelques commentaires historiques. N' hésiter pas à me contacter si vous souhaitez des renseignements sur cette période et cette passion.

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