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LE BLOG DE L'HISTOIRE CONTEMPORAINE

• 4/2/2006 - 1934 L'extrême-droite a-t-elle tenté de renverser la République

 
Le 6 février 1934


Y a-t-il eu un complot fasciste en France ?
L'extrême-droite a-t-elle tenté de renverser la République ?



(A) LES RADICAUX COMPLICES DE STAVISKY

«… La première erreur de M. Chautemps a été de croire qu'il pourrait tout étouffer (…) Évidemment, on va chercher à constituer un ministère qui aura de grands airs de vertu. Mais l'affaire ne fait que commencer. Elle révélera certainement d'autres compromissions et d'autres coupables. Si même, comme on le croit de plus en plus, Stavisky a été, par l'intermédiaire de Bonnaure, le bailleur de fonds électoraux du parti radical-socialiste, il est permis de dire que le parti tout entier est atteint et qu'il n'est plus qualifié pour diriger le destin du pays.» 

Henri de Kérillis, L'Écho de Paris, 28 janvier 1934 (journal de droite)


(B) LÉON BLUM : LA THÈSE DU COMPLOT FASCISTE

«Ce n'est pas un vote de confiance que nous vous apportons mais un vote de combat… Si le gouvernement maîtrise la situation avec énergie, en faisant confiance à la volonté populaire, il peut compter sur nous. S'il faillit à son devoir c'est nous qui lancerons un appel au pays tout entier, à toutes les forces républicaines et à la masse des ouvriers et des paysans… Nous prenons place au premier rang dans la bataille qui vient de s'engager. La réaction fasciste ne passera pas.» 

Léon Blum, devant la Chambre des députés, 6 février 1934.


(C)  À QUI PROFITE LE 6 FÉVRIER ?

«Le Bloc National est reconstitué. Je dis le Bloc National et non l'Union nationale, car il n'y a pas de nation unie en dehors du peuple des travailleurs.
C'est la troisième fois en moins de 15 ans. Et pour la seconde fois, la formation du Bloc National consacre la revanche de la réaction, vaincue sur le terrain électoral. En 1926, l'arme employée fut le désordre monétaire et la panique — provoqués l'un et l'autre par ceux qui les exploitaient. En 1934, le coup contre la volonté du suffrage universel s'est  monté sous le couvert des scandales, de l'émeute de mardi et de ses suites dramatiques. La réaction avait bien entendu mis en scène les scandales et poussé à l'émeute, comme elle avait préparé la banqueroute monétaire et fomenté la panique.
Mais la situation est plus alarmante qu'en 1926. On ne maîtrise pas à son gré les forces qu'on a déchaînées. Les troupes de choc royalistes et fascistes ont éprouvé leur force et leur audace va s'accroître. Derrière le "Bloc National" qui encombre la scène, il faut craindre un nouvel assaut. Donc plus ardemment, plus méthodiquement que jamais, la masse des travailleurs, ouvriers et paysans, doit organiser sa résistance.» 
Léon Blum, journal "le Populaire" du 10 février 1934

(D) LA BOURGEOISIE CHOISIT LE FASCISME

 «Ce que nous avons prédit depuis bientôt un mois se réalise point par point. La bourgeoisie ne peut plus gouverner par les méthodes ordinaires. Il lui faut le sabre et la mitrailleuse en attendant le canon.
Régime de boue et de sang ! Dans la décomposition rapide du régime capitaliste, ils étalent toute leur ignominie. Ils sont tous dans les scandales de corruption, députés et sénateurs, magistrats et policiers, ministres et hauts dignitaires de l'Etat bourgeois. L'indignation des masses est puissante, irrésistible et hier les cliques fascistes qui se sont groupées au vu et au su des gouvernants ont pu entraîner une nombreuse petite bourgeoisie irritée. Le gouvernement "démocratique", sa Chambre "de gauche", ses socialistes dont la faillite lamentable a contribué à l'éclosion et au développement de ces groupes militaristes, sont les vrais responsables.» 

L'Humanité, organe du PCF, le 7 février 1934.




Chronologie :
7 janvier 1934    Arrestation de Garat, député-maire radical de Bayonne.
8 janvier             Suicide de Stavisky - Démission de Dalimier, ministre de la justice.
15 janvier           Inculpation du député radical Bonnaure
23 janvier           Manifestation de l'Action française, de Solidarité française, des Jeunesses
                           Patriotes à l'Opéra. Manifestation communiste à Montmartre.
27 janvier           Démission de Raynaldy, ministre de la justice (entraînant la démission du cabinet Chautemps)
3 février              Limogeage du préfet de police de Paris, Jean Chiappe, par Daladier
5 février              Manifestation des Croix de feu sur les Champs Elysées
6 février              Présentation du cabinet Daladier devant la Chambre
                           Manifestation des ligues au centre de Paris, place de la Concorde (15 morts)
7 février              Démission du ministère Daladier.
                           Manifestation des jeunesses communistes (4 morts)
9 février              Constitution du gouvernement Doumergue
                           Manifestation socialiste et communiste à Paris (4 morts)
12 février            Défilé du PCF et de la SFIO place de la Nation (4 morts)




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