4/5/2006 - 1930, Costes et Bellonte atteignent les Etats-Unis !
ILS L'ONT FAIT !!
New York, 3 Septembre 1930
Nos deux héros n'auraient jamais imaginé un tel accueil ! New York est en liesse pour acclamer l'équipage français qui vient de vaincre l'océan Atlantique. Parti le 1er septembre à 10 h 55 du Bourget, ils ont atteint Curtiss Field, près de New York, en 37 heures et 18 minutes ! Une première effectuée à la vitesse moyenne et néanmoins vertigineuse de 167 km/h.. Dieudonné Costes, pilote et chef de bord du Breguet XIX baptisé Point d'interrogation a, une fois encore, montré son savoir-faire. Quant à Maurice Bellonte, dont on connaissait déjà les talents de navigateur formé à l'école du transport aérien, il a admirablement su mené le merveilleux engin à bon port. La préparation de la traversée de l'Atlantique a été minutieuse:
L'avion, peint en rouge, est orné d'un point d'interrogation blanc, apposé par les mécaniciens en 1929, alors que l'usine Breguet, qui préparait l'appareil, gardait jalousement secrète sa future destination. À présent, on la connaît et le beau biplan rouge s'envole vers la mer. Les deux hommes ne peuvent communiquer qu'au moyen de messages écrits sur des bouts de papier, tels que : " tu me donneras un peu de poulet et de bouillon chaud." Ils survolent Southampton à 11 h 50 ; à 13 h 45, la côte irlandaise ; enfin à 14 h 50, le fleuve Shannon. Entre 19 et 22 heures, l'appareil doit se détourner de sa route, en raison de turbulences atmosphériques, et fait un crochet vers le nord. De 22 heures à 4 h 35, le Point d'interrogation fait à nouveau crochet, vers le sud cette fois, pour rejoindre les États-Unis par la ligne la plus directe. À 11 h 25,24 heures après le départ, il sera repéré par la station de Saint-Pierre-et-Miquelon. Au-dessus de Boston, un avion vient à la rencontre de Costes et Bellonte qui se savent au bout de leurs peines. En effet, ils atterrissent à Curtiss Field 11 minutes après minuit. À peine sortis de l'appareil, les deux conquérants des airs sont portés en triomphe par la foule jusqu'à un hangar où les attendent toutes les personnalités françaises alors présentes à New York : le navigateur solitaire Alain Gerbault, le joueur de tennis Jean Borotra... On entonne la Marseillaise. Tout à coup, Costes et Bellonte remarquent une grande silhouette filiforme qui leur sourit depuis un coin du hangar. Charles Lindbergh est là, venu les féliciter en personne ! C'est à cet instant que les Français comprennent qu'ils sont, eux aussi, entrés dans la légende. C'est ensuite la parade dans Broadway Av., sous des milliers de feuilles d'annuaires téléphoniques et de hourras tombant de ce ciel qu'ils ont vaincu.

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