22/5/2006 - 1927, Mussolini fait la queue !
MUSSOLINI ET LES CELIBATAIRES
L'Italie compte parmi les nations d'Europe dont la natalité est puissante. Elle augmente de trois millions d'âmes tous les quatres ans... Et cette immense "nursery" ne lui suffit pas ! Mussolini, en attendant mieux, vient de partir en guerre contre les célibataires, quoique, à vrai dire, si mes renseignements sont exacts, les jeunes hommes qui ne se marrient point en Italie ne sont pas les moins empressés à prendre leur part de la tiomphante natalité.
Le discours de Mussolini, à propos de la loi contre les célibatires, est typique. J'en cite quelques extraits d'après l'Alliance nationale pour l'accroissement de la population française :
"Le célibat, s'est décrié le "duce", est une des plus graves maladies sociales qui menacent le développement d'une nation...Nous comptons un million de jeunes gens entre ving-cinq et trente-cinq ans qui ne sont pas mariés. Je proposerai un loi. Elle frappera les célibataires. L'impôt constituera un fonds pour favoriser l'union des indigents, secourir les enfants pauvres. Aux réfractaires du mariage, nous ferons ingurgiter une forte médecine (toujours la méthode de l'huile de ricin - note de la rédaction), sous la forme d'une taxe prélevée jusqu'à se qu'ils soient convaincus qu'il est plus économique de se choisir une compagne que de rester célibataire !"
Et puis, voici quelques phrases mussoliniennes, certainement à notre adresse : " Les pays qui, par leur poltronnerie, leur égoïsme, leur paresse, ne s'occupent pas du développement salutaire et normal de leur réserve humaine, sont à la merci de leurs voisins robustes qui ont une foi sublime dans la croissance de leur nation."
Vous voyez que la France, dont la natalité reste stationnaire, en prend pour son grade. Ah oui, de telles paroles irritent chez nous; mais que'elles irritent ou non, elles comportent une vérité. La "loi du nombre" domine, de plus en plus la politique. Aucune tirade politicienne, pour ou contre Mussolini, ne signifie rien contre ces chiffres ! Ces tirades sont du vent ! Et un surplus de trois millions de poupards, tous les quatre ans, c'est une réalité !
In Le Matin du 16 mars 1927
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