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6/5/2008 - descriptif oral Première 2008

Lycée Philippe Lamour

Nîmes                                                               Année 2007-08

 

Nom de l’élève :

 

Première ES 1 Descriptif en vue de l’oral du Bac 2008

 


Séquence 1 Le Roman, La narratologie : Faire naître des émotions

Groupement de textes

  Ce premier groupement de textes est destiné à revoir les notions de narratologie et les registres du texte narratif avant d’aborder en lecture intégrale la thématique du Roman et ses Personnages.

 

A/ Faire pleurer

         a/ Fusion fatale

Excipit Les Noces barbares  Y. Queffelec

 

         b/Vide de l’absence

Excipit Voyage de Noces P. Modiano

 

         c/Emotion esthétique et musicale

Les Russkoffs . F. Cavanna

 

B/ Faire rire

L’épopée du buveur d’eau .J. Irving

 

C/ Faire réfléchir 

Les Bienveillantes J. Littell : L’extrait apologétique de la Mort su Juif savant en préparation à la deuxième séquence.

 

Textes complémentaires

 

  Pour le texte de Cavanna les élèves ont écouté Lili Marleen  et Katioucha ; pour le texte de John Irving un travail sur la traduction, ses conséquences sémantiques, syntaxiques et sociologiques a été mené avec le collègue d’Anglais.


N.B.Tous les textes sont sur polycopiés et les fiches de lecture sur le site intranet du Lycée.

 


Séquence 2 L’argumentation : Les Fables de La Fontaine

Travail sur les différents procédés argumentatifs et révision des notions de prosodie et de métrique. Notions d’explicite et implicite, de discours et de récit, de récit enchâssé. Les notions d’Histoire littéraire : La Querelle des Anciens et des Modernes, la Classicisme, le Baroque.


a/ Le chêne et le Roseau


b/ Le Pouvoir des Fables


c/ L’huître et les Plaideurs


d/ La Mort et le Bûcheron

 

 N.B. Tous les textes sont dans le Manuel, les fiches de lecture sont sur le site du lycée.

 

Texte complémentaire :

 

 Commentaire littéraire d’un apologue : extrait de Zadig d e Voltaire

 

 

Séquence 3 Le Roman et ses personnages, mouvements littéraires et culturels : le Romantisme et le Réalisme .Le Rouge et le Noir Stendhal
 
Entre Romantisme (théâtralité des personnages, solitude et incompréhension) et le Réalisme,(le « miroir » qu’on promène sur le réel), l’œuvre de Stendhal propose une vision de l’homme et du monde à celle des adolescents d’aujourd’hui.

 

a/ Chapitre IV p.25/27 : entrée en scène du personnage principal, la théâtralité

 

b/ Chapitre XI p. 72/73 : premiers émois, une exaltation de la passion amoureuse

 

 

c/ Chapitre XXX p.223/226 : clôture de la première partie, un départ romanesque

 

d/ Deuxième Partie Chapitre XIII p.328/329 : l’ambition de Julien Sorel, une vision sombre de l’homme

 

e/ Deuxième Partie Chapitre XLI p. 482/ 483 : le procès, un texte engagé

 

 N.B.Les références correspondent à l’édition Livre de Poche, les fiches de lecture sont sur le site du Lycée.

 

Textes complémentaires

 

- Etude d’un extrait de Bel Ami, le portrait de Madame Walter,


- Dissertation : comparaison entre Julien Sorel et Georges Duroy.

 

- Commentaire comparé : Lettre de Mme de Rênal et Lettre de rupture de Rodolphe dans Madame Bovary.

 

- Commentaire littéraire de l’incipit du roman : Le Rouge et le Noir

 

En rapport avec cette étude :

 

Visionnage du Téléfilm : Bel Ami de Maupassant

 

 

Séquence 4 Théâtre et représentation, Mouvement littéraire et culturel : Classicisme et idées nouvelles, le Libertin matérialiste et rationaliste

Lecture intégrale de Dom Juan Molière

 

a/ I,1 : la scène d’exposition : Une émancipation du valet annonciatrice des Lumières ou un Valet de Comédie classique ?

 

b/ I,2 : tirade de l’inconstance : Une réflexion sur la Nature de l’Homme annonçant les Lumières ou une condamnation des passions classique ?

 

c/ III,2 : la scène du pauvre : Une démonstration d’impiété ou une condamnation de la Noblesse ?

 

d/ IV,4 : tirade de Dom Louis : La dénonciation  de la corruption de l’Ancien Régime ?

 

e/ V,2 : tirade de l’hypocrisie : Comédie de mœurs ou crise sociale ?

 

f/ V, 5 et 6 : le dénouement tragique : Une fin tragique ou une victoire de Sganarelle qui a le dernier mot ?

 

 

Groupement de textes : Les revendications des Lumières

 

Voltaire : Traité sur la Tolérance  Manuel p.222

 

Diderot : Autorité politique  Manuel p.237   

           

Rousseau : Discours sur l’origine de l’inégalité parmi les hommes Manuel p. 245

 

Textes complémentaires

 

Voltaire, Candide, » le nègre de Surinam », p.219

 

Monstesquieu, De l’Esprit des Lois, « De l’esclavages des Nègres ».p.201

 

En rapport avec cette étude :

 

Visionnage du film Dom Juan de Bluwal.

 

 

Séquence 5  La poésie,  Mouvement littéraire et culturel : La Poésie de la Modernité

 Lecture intégrale des Fleurs du Mal de Baudelaire

 

- Spleen, « Quand le ciel bas et lourd... »

 

-Correspondances

 

- L’albatros

 

- L’invitation au voyage

 

 

 Lectures complémentaires :

 

La chevelure, La Mort des amants, une Charogne, Dom Juan aux Enfers, La Mort des Amants, A une passante

 

 

- Commentaire littéraire :  Verlaine,« Ariettes oubliées,V » in Romances sans Paroles.

 

 

                                                                         

 

 

                        

 

 

 

                                                                                                           


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6/5/2008 - Molière Dom juan Acte V deux fiches

 Lecture Analytique 5 la tirade de l’hypocrisie.V.1
 

 

  Cette tirade marque le dernier degré de la déchéance de Don Juan comme nous lefera remarquer Sganarelle : « il ne vous manquait plus que d’être hypocrite ». On sait que Molière détestait l’hypocrisie de son temps  et qu’il l’a dénoncée à maintes reprises : voir Tartuffe et les faux dévôts, voir Le Misanthrope.

 

 

1/ Un jeu sur les paradoxes :
Don Juan critique son époque faites de faux semblants, où les « vices «  passent pour vertus , ou vrai et faux s’inversent : » l’hypocrisie est un vice à la mode et tous les vices à la mode passent pour vertus ».
Quand on sait qu’étymologiquement l’hypocritès : c’est l’acteur on comprend mieux ces paradoxes et l’enchevêtrement des deux champs lexicaux.
- la comédie : « personnage, art, grimaces, grimaciers, manteau.... »

- le monde des courtisans : » imposture, censure,  dupes des autres, stratagèmes.... »

Les accessoires de théâtre n’ont pas suffi à mettre à l’abri de la censure Molière, le comédien et le chef de troupe. Mais les accessoires de l’hypocrite lui permettent, eux, d’agir en toute impunité. Il joue la comédie, comme un acteur de théâtre, mais n’a rien à craindre tant le milieu des courtisans est corrompu.

 

 

2/ L’hypocrite

 

Premier avantage : agir à couvert : « on n’ose rien dire contre elle ». L’hypocrisie est personnifiée : «  qui, de sa main, ferme le bouche à tout le monde » ;


Deuxième avantage : se faire des amis  parmi les « grimaciers » qui, le terme est plus fort et plus péjoratif encore «  les singes »,pour mieux «  duper » son monde.

Troisième avantage : « rhabiller adroitement les désordres de leur jeunesse ». En filant la métaphore de l’accessoire, Molière montre l’efficacité de l’hypocrisie. : » manteau, bouclier, habit ». Ici Molière fait clairement allusion à tous les courtisans qui ont mené grand train pendant la première partie du règne de Louis XIV et qui maintenant jouent les dévots tout comme leur souverain.

 

Quatrième avantage : être à « l’abri », et pouvoir en cachette continuer à mener la même vie qu’auparavant. Don Juan n’a pas l’intention de se racheter, mais plus calmement sans subie le moindre reproche.

Cinquième avantage : Critiquer les autres avant qu’ils n’aient le loisir de vous critiquer. : «  Je m’érigerai en censeur des actions d’autrui... » Don Juan utilise désormais le futur, se projetant dans un avenir glorieux de juge. Le vocabulaire de la justice et de la Justice divine ( autre effet d’annonce ?) occupe les dernières lignes de la tirade : «  jugerai mal, censeur, opinion, pardonnerai, vengeur des intérêts du Ciel, accuserai d’impiété, damneront...Injures, autorité. »
Les grimaces de Don Juan parviendront peut-être à dissimuler ses vices auprès des hommes, mais pourra-t-il se faire le « vengeur des intérêts du Ciel » en toute impunité ? L’orgueil et l’art de la rhétorique emportent Don Juan bien trop loin dans cette dernière tirade.


 

 

 

Lecture Analytique 6  du dénouement V, 5 et 6

 

 

A/ Un dénouement précipité

Les deux dernières scènes sont très courtes, le dénouement est précipité et baroque. Un Spectre (fantôme de Done Elvire ? ultime chance de grâce divine pour le libertin ?) Une statue qui entraîne Don Juan dans les Enfers : la présence du merveilleux n’est pas classique, elle mobilise une machinerie lourde et peu orthodoxe au XVIIe siècle. Peut-être cette débauche de prodiges et d’invraisemblances montre-t-elle une dernière fois la témérité de Don Juan et son hybris :
 »Qui ose tenir ces paroles ? Je crois connaître cette voix ». Rationaliste, Don Juan croit encore à une supercherie.
 »Non, non  rien est capable de m’imprimer de la terreur... » Don Juan est un personnage de tragédie, entre terreur et pitié.

« Non,  non, il ne sera pas dit, quoiqu’il arrive que je sois capable de me repentir ». Don Juan nie l’évidence ( Quatre occurrences de Non sur trois répliques) et délibérément, il refuse de se repentir. Ce n’est plus le personnage qui doute et qui aime la vie, mais l’audacieux suicidaire qui sort de sa condition de mortel.
Les «  non » de début du dénouement sont bientôt relayés par le « oui » qu’il donne calmement en même temps que sa main à la statue du commandeur en signe d’acceptation de la mort.

 

B/ LA STATUE

La statue du Commandeur est l’intercesseur de Dieu. Dans la version de Tirso de Molina, son rôle est plus important, le dîner chez Don Juan a lieu et n’est pas écourté comme il l’est chez Molière, qui, par souci de vraisemblance, ne l’a pas traitée ce qui accélère encore ce dénouement.

 

C/ SGANARELLE

Sganarelle, qui incarne la conscience de Don Juan essaie encore une fois de raisonner son maître : « Ah ! Monsieur, rendez-vous à tant de preuves, et jetez-vous vite dans le repentir ». En vain.
Sganarelle est encore une fois le contrepoint comique de cette scène tragique. Un comique de mots, à propos du Spectre : «  ah ! Monsieur c’est un spectre, je le reconnais au marcher. » et  dans la réplique finale «  ah ! mes gages ! mes gages » rappelant son statut de valet. Sganarelle conclut sans aucune émotion sur le registre de la comédie, comme pour mieux encore brouiller les pistes et se rire du dispositif scénique baroque mis en place...Tout cela n’était que du théâtre : « tout le monde est content. Il n’y a que moi seul de malheureux. »


 

 


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