BlogHotel.org - créer un Blog gratuit Accueil | Créer un Blog gratuit Ouvrir un blog | Imprimer la page Imprimer | Blog gratuit au hasard Au hasard | Chercher dans les blogs gratuit Rechercher | Entrer dans le chat du blog Chat | | Jeux Gratuits Jeux Gratuits | Adminitration et édition du Blog Manager



Cours sur la cyberculture

Description

Ce cours est le cours ouvert dans le cadre des modules d'ouverture de l'INSA de Toulouse - auteurs : Séraphin ALAVA et les étudiants de 4ème et 5ème année de l'INSAT


Mes Liens

* Accueil
* Mon Profil
* Archives
* Amis
* Cyberculture, rapport au Conseil de l'Europe par Pierre LEVY
* PortFolio Jean François MARCOTTE
* Le carrefour du futur
* Archives S.I.C.
* @netville : ressources documentaires
* Daniel ICHBIAH home page
* Blog de Claude BALTZ
* Autour du Cyberespace : bibliographie
* Atlas du cyberespace : arts

Cycle de cours INSA de Toulouse

Cycle de cours 1er semestre 2008 – 2009.

INSA de Toulouse

 

!!!ATTENTION CHANGEMENT DE CALENDRIER!!!

Principe du cours :

Le cours est structuré en 2 cycles d’enseignement : L’homme et la société. Dans ces deux cycles nous cherchons à appréhender et à investiguer sur les effets du développement des pratiques cybernétiques sur les comportements humains ou sur le fonctionnement de la société.

Pour chaque cycle nous travaillons sur un principe d’alternance (Cours, recherche personnelle, T.D). Durant chaque sous thèmes : 

Le cours prend la suite du module d'ouverture de 2005  2006 et vise à co-construire un module d'autoformation de connaissance de la Cyberculture.

La recherche permet aux étudiants à partir du cours et du site ( www.bloghotel.org/alava ) de participer à la progression du blog en réalisant un repérage des sites, une analyse des débats en jeu, une validation d’une idée ou opinion concernant le sous thème examiné. Ces séances sont validées par la publication d’un article sur le site (rubrique : étudiant).

Le T.D. permet de réaliser à partir d'un scénario commun les modules d'autoformation. ces modules servent de base à l'évaluation.

 

Cette année les thèmes abordés sont

 

  • CYBER - CYBORG - CYBERCULTURE
  • Arts Jeux représentations CYBER
  • Vivre au CYBER
  • Le temps des CYBOR

Planning des cours :

 

 

Dates Horaires Type Thèmes
30-sept 14h - 16 h 45 cours Cyberculture (définition/Théorie)
06-oct 14h - 16 h 45  cours Structure du cours et répartition des thèmes
14-oct 14h – 16h 45 TD Travail en groupe - création fiches de travail
21-oct 14h - 16 h 45 cours Organisation des groupes de travail. Définition des objectifs
04-nov (Web - 3h) Travail à distance Réalisation fiches
18-nov 14h – 16h 45 évaluation Dossier - Articles - Forum 
02-déc 14h - 16 h 45  cours Cyborg, cyber technologie de demain
09-déc Web travail à distance Dossier - Articles - Forum 
16-déc 14h - 16 h 45  cours Cyborg, cyber technologie de demain
06-janv Web (3 h) Travail à distance Cyborg, cyber technologie de demain
13-janv 14h – 16h 45 TD Cyborg, cyber technologie de demain
20-janv 14h – 16h 45 évaluation Cours en ligne texte


Posté: 16:40, 25/9/2009
Commentaires (1) | Ajouter un commentaire | Lien

Deezer -l'écoute gratuite en ligne comme remède au téléchargement illégal? par Yann Brioude ybrioude@etud.insa-toulouse.fr

DEEZER - Site d'écoute de musique en ligne!



www.deezer.com


Présentation

Deezer est un site d'écoute de musique en ligne, propriété de la société BlogMusic. Au travers d'une interface dynamique et colorée, visant un public jeune, ce site proposait déjà 2,17 millions de titres au mois d'aout 2008 (ouvert en aout 2007). Il affiche une augmentation mensuelle du nombres de morceaux disponibles d'environ 18% mensuelle. Notons que l'écoute est totalement gratuite à condition de posséder évidemment une connexion internet.

Données

Deezer fonctionne sur le principe d'une inscription gratuite à la communauté des utilisateurs via le dépôt d'une adresse e-mail. Suite à la validation de son inscription, l'utilisateur bénéficie du libre accès à tous les titres autorisés par les maisons de disque et sociétés de droits d'auteurs partenaires. Le choix et l'écoute sont rendues possibles via un outil de recherche (artiste ou titre) et un lecteur intégré. En plus de simplement écouter des morceaux à la chaîne, l'internaute peut créer ses propres playlists, comprenez pour les non-initiés et les francophiles, ses listes de lecture, très utiles pendant une soirée. La communauté est organisé en réseau d'amis (type facebook) avec lequel on peut échanger commentaires, impressions et surtout listes de lecture.



Analyse

L'écoute en ligne semble être la parade la plus efficace au téléchargement illégal. Les précédents judiciaires (type Napster aux Etats Unis et BlogMusik en France) ont provoqué la disparition des sites de téléchargement de musique et d'écoute non-affiliés à ces partenaires chatouilleux que sont les maisons de disques et les sociétes de droits d'auteur. Reste les échangeurs peer-to-peer et autres torrents hors la loi, qui n'ont finalement pour seul et dernier argument la possibilité qu'ils offrent de pouvoir fixer le contenu sur un support externe type cd/lecteur mp3 de façon écouter ses artistes préférés dans sa voiture, sur sa chaîne hi-fi, dans sa salle de bain (et partout où on ne peut emmener son PC!!!).

A mon avis, vous allez sans doute me trouver un peu vieux jeu, mais je pense que la meilleure façon de vraiment apprécier «sa » musique, c'est de l'écouter tranquillement, installé dans son canapé, à condition d'avoir une installation audio correcte connecté à son ordinateur. Il s'agit là de mon point de vue...

Plus objectivement, l'écoute en ligne est aussi un bon moyen de faire connaître des artistes autrefois réservés à un cercle d'initiés grâce aux recommandations postés par nos « amis » et les publicités régulièrement mises à jour par les webmasters. Il est essentiel de noter que depuis des déboires récents, seules les bibliothèques de titres autorisées par les gestionnaires de droits des artistes ne sont disponibles sur ce site et que les artistes ayant accepté leurs mise en ligne se voient rémunérés via les recettes publicitaires du site (je vous rassure, l'écran d'accueil ne ressemble pas pour autant à un supermarché online). Mais tous ne se satisfont pas de la situation

Il est ainsi intéressant de se demander pourquoi certains artistes majeurs refusent la publication de leurs créations? Peut-être que les recettes publicitaires d'un vulgaire « petit » site internet ne sont pas comparables aux retombées d'une sortie d'album et aux pourcentages touchés sur la vente de ces derniers? Le jeu en vaut-il la chandelle? N'est-il pas plus intéressant pour un artiste de se permettre de toucher un public plus large via ce type de média puisque ses « inconditionnels » (sa source de revenus principale) se procureront l'album.


Il est évident que la raison principale du succès de Deezer réside en sa gratuité. Il est aujourd'hui difficile pour les internautes d'imaginer le flots de musique gratuite se tarir alors que la fin des années 90 et le début des années 2000 ont marqué l'explosion de l'échange de fichiers sur le Net. La communication faite autour de nouveaux textes de lois et des malheureux internautes condamnés pour l'exemple nous ont peut-être rendus plus frileux. Alors l'alternative est peut-être d'abandonner l'idée de se «faire ses propres cd » via des mp3 téléchargés illégalement mais plutôt d'écouter en connaiseur? Halte à la surconsommation rendue possible par ces échangeurs! Ecoutons moins, en tout cas mieux (ça nous débarassera aussi de ces pseudos artistes de télé-réalité...) et surtout sans risque de se voir infliger une amende.

Pour les irréductibles, fans du lecteur mp3 greffé aux oreilles, le remplissage de la mémoire pourrait s'avérer salé si le peer-to-peer n'existait plus. Soyez patients, le développement de site tel Deezer et leur rachat/partenariat avec les fournisseurs d'accès Internet vont accoucher de nouvelles offres plus intéressantes. Ainsi commencent à fleurir les forfaits mensuels comprenant un accès aux bibliothèques des majors du disques moyennant des sommes qui avoisinnent le prix d'un album...



Source:

www.deezer.com

http://fr.wikipedia.org/wiki/Deezer

 


Posté: 14:54, 17/11/2008
Commentaires (0) | Ajouter un commentaire | Lien

Vendredi, le magazine issu du net | Kermani Joseph | jkermani@etud.insa-toulouse.fr

Depuis le vendredi 17 octobre 2008, des poids lourds de la presse (fondateurs de Marianne, du Courrier International, ancien Directeur de l'information du Monde) proposent en kiosque un magazine papier de 8 pages au prix de 1.50 euros et s’inspirant de plus de quatre cent sources: sites d'informations, journaux citoyens, blogs…

Le principe est un peu le même que celui du courrier international, mais rapporté au Web, c’est-à-dire de faire un genre de  « best-of » des informations du web chaque semaines.

 

 

Données :



 

Tout d’abord quelques vidéos diffusées par vendredi.info :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/Vendredi/video/x722cs_pub-vendredi-1_news

http://www.dailymotion.com/relevance/search/Vendredi%2Bpub/video/x722hl_pub-vendredi-2_news

http://www.dailymotion.com/relevance/search/Vendredi%2Bpub/video/x722mu_pub-vendredi-3_news



Cependant certains n’y voient pas d’intérêt réel, comme cet internaute sur www.bellaciao.org, qui se plaint : « que des types se fassent du blé en vendant 1,50 euros un papier qui n'est qu'une collection d'articles trouvés sur le web gratos. »

Le fondateur du journal se justifie quand à lui sur le site http:www.ouinon.net, « "Sur le net, on trouve un regard différent sur l'actualité généraliste. Plus libre, plus original. L'équipe de "Vendredi" essaie de le capter et d'en faire un hebdo d'actualité différent des autres. (…) Un journal, c'est toujours une sélection subjective d'informations et de commentaires fait par une équipe de rédaction. »

D’autres y voient un moyen de se faire mieux connaître si cet hebdomadaire y pioche un article et qu’il marque le lien, les internautes seront alors plus intéressés par ce site.

 

 

 

http://www.vendredi.info/

 

http://www.obiwi.fr/innovations/internet/61816-vendredi-le-journal-papier-du-web

 


Analyse :

 

Pour moi un tel journal peut avoir un intérêt, notamment pour ceux qui n’ont pas le temps de tout voir sur la toile, mais aussi pour ceux qui en déplacement n’auraient pas les moyens de consulter le blog de tel journaliste très en vogue en ce moment pour son parti pris sur telle situation. Ou tout bonnement de faire découvrir des vidéos intéressantes à des personnes qui n’y auraient sûrement pas accordé  une seule seconde de leur précieux temps. Cependant il est vrai que c'est un magazine issu du net qui est dédié à exprimer l'actualité réelle d'une autre façon, ainsi ne parle t'il pas en particulier de l'actualité sur le net.

 

Ainsi s’il s’avère que ce journal utilise des sources assez variées, cela permettrait-il de faire découvrir à des internautes relativement assidus de nouveaux centres d’intérêts.

 

Ou peut-être conviendra-t-il au lecteur curieux qui ne dispose pas d’une connexion internet, mais qui est désireux de se tenir au courant.

 

Il faut cependant ce méfier, car le journal ne faisant que 8 pages, il pourra très bien passer à côté d’informations intéressantes, on peut se poser la question de la qualité des informations sur une si petite longueur de texte. De plus il y a une limite, les commentaires seront donc tronqués, chose que l’on n‘a pas si l’on pioche directement à la source. Ces 8 pages paraissent un peu légères mais permettent aussi de se limiter lors de la recherche de l'information, c'est un condensé extrême des informations circulant sur le net.

 

 

Une autre approche est de se demander si un tel journal se vendra sachant que les sources de l’information sont gratuites à la base, donc elles se voient ici taxées. Le lecteur payera donc pour des informations qu'il peut trouver sans dépenser un denier.


Bien sur les contenus des blogs sont soumis aux droits d'auteurs (pour les blogs relativement sérieux), leur contenu ne peut donc être réutilisé que si l'auteur donne son accord et en étant cité. C'est pourquoi les membres de l'équipe de Vendredi, cherchent à fidéliser leur sources en leur proposant une rémunération pour leur travail, en fonction du nombre de parution. D'où le prix qui peut paraître élevé pour 8 pages seulement.


Ainsi le magazine Vendredi offre une "carte de presse" à des gens qui ne sont pas des journalistes, mais des chercheurs, des scientifiques, des citoyens, car en leur proposant une rémunération pour leur travail, ceux-ci peuvent alors chercher à s'impliquer d'autant plus, et donc à vérifier plus scrupuleusement la véracité de leurs informations.


Ces personnes n'étant pas soumises aux devoirs des journalistes et ayant leur propre style peuvent alors s'exprimer librement, pousser des coups de gueule, se servir de la dérision ou jouer sur la mauvaise fois et donc offrir des points de vue différents de ce que l'on entend dans les médias classiques, où les journalistes deviennent prévisibles sur leur opinions. Ainsi ce nouveau média pourrait redonner un coup de jeune aux débats. Car la force d'internet est de permettre de dissimuler notre identité et en quelque sortes de pouvoir ainsi s'exprimer librement, plus librement que si l'on est à la télévision, où que l'on est journaliste pour un quotidien.


Quelque part, Vendredi peut être une bonne chose, mais pour la blogosphère, cela peut-aussi pousser les auteurs à rechercher un style plus classique, qui se rapprocherait du politiquement correct et tendre vers un lissage de l'information, et casser le côté rebelle des blogs ou chacun s'exprime avec son envie. Vendredi deviendrait alors menaçant pour son propre fournisseur et aurait alors du mal à tenir le coup.


De plus les blogs cités dans Vendredi seront en grande majorité les mêmes, ceux où les personnes qu'ils ont remarqué s'expriment, ces mêmes personnes qui n'apporte peut-être pas tant de changement que ça à la vision du monde.


De plus le style du blog est d'attendre des commentaires en retour à un sujet posté, avec Vendredi quels seront les commentaires? personnes ne pourra alors s'exprimer aussi llibrement que sur le site, c'est bel et bien une limite pour ce magazine. Mais en contrepartie, un article publié dans Vendredi touchera surement un public plus large que s'il était resté cloitré dans son blog, car la fréquentation des blogs est en réalité un domaine fermé, il n'y a pas souvent de nouveaux membres.


Est-ce que ce magazine arrivera à se faire une place, parmi les journaux renommés et les gratuits? La clientèle étant récente, on ne peut vraiment en juger à présent, mais fort est à parier que les personnes qui achèteront cet hebdomadaires seront eux-même les visiteurs des blogs le plus souvent retenus. Ainsi le public touché ne serait pas vraiment plus large que les habitués du net.

 

Ainsi peut-être que le concept de ce magazine est intéressant, mais l’exploite-t-il au mieux ? Car l'équipe de Vendredi prétend utiliser le caractère hétéroclite d'internet, et revendique de se se servir de "l'impertinence" de leurs sources et donc de ce fait sous-entend un côté subjectif pour leur papier, ainsi paraîtront les billets qui vont dans leur sens. Peut-être est-ce aussi un manière indirecte de s'exprimer subjectivement, en se servant des billets d'un tel pour dénoncer ce que l'équipe éditoriale dénoncerait mais n'ose pas le faire sous prétexte de subir une censure. 


Pari osé, déjà soumis à controverse sur la blogosphère, mais pari intéressant au demeurant. Peut-être est-ce une moyen de produire un média plus proche du peuple, puisqu'écrit par le peuple?




Joseph


Posté: 15:57, 16/11/2008
Commentaires (0) | Ajouter un commentaire | Lien

Le phénomène geek, une communauté à part entière --- Claire David --- claire.david@etud.insa-toulouse.fr



Le phénomène geek, une communauté à part entière

L’explosion des techniques et la croissance du web ont donné naissance à une nouvelle catégorie de la population mondiale : les geeks. Accros d’informatique, inconditionnels du jeu vidéo ou fana de mondes elfiques, ces individus se sont mis en marge de la société « réelle » et ont formé une communauté où, paradoxalement, la plupart des membres convergent dans leurs goûts, activités et façons de penser.



Messieurs dames je vous présente les geeks et m’en vais enquêter sur cet étrange animal. Cependant l’entreprise est grande ; je risque de ne pas être exhaustive et d’oublier des références jugées incontournables par certains spécimens insaïens. Je prie les lecteurs choqués de bien vouloir m’excuser et vous invite à compléter si besoin mon article par vos commentaires.



What does « geek » mean ?


Commençons par une définition. L’orthographe du terme laisse supposer qu’il vient de l’anglais ; dans le gros Harrap’s Shorter de 2002, la version encore palpable et papier, on trouve à l’adjectif geek les traductions « débile » et « crétin ». Rien de bien mélioratif. Toutefois si l’on s’adresse à Wikipédia, l’encyclopédie nous dit : « stéréotype décrivant une personne passionnée, voire obsédée, par un domaine précis ». Par abus de langage, on désigne geek le jeune (ou l'adulte resté jeune) féru de sciences, de techniques et de super-héros.



Le Journal Le Monde (1) remonte beaucoup plus loin dans le temps et affirme que le mot ne vient pas du tout de l’américain, mais de l’allemand -« geck » - qui désignait, au Moyen-âge, un fou, une personne étrange, un homme des bois…



Il existe quelques nuances lexicales comme par exemple le « no-life », où là on insiste sur la quantité de temps consacrée à une passion pointue au détriment d’une vie sociale. On trouve aussi le « nerd », l’équivalent américain « d’intello » mais entaché d’une connotation péjorative et d’une représentation type du blanc maigre à lunettes.



Petite enquête sur cet étrange animal


Un geek, c’est avant tout quelqu’un qui passe énormément de temps devant un ordinateur. Il peut être scotché devant sa messagerie instantanée, concentré sur son activité de programmation, absorbé par son jeu vidéo ou tout à la fois. Mais qu’ils soient chatteurs, codeurs, ou gamers, les geeks, certains habillés de T-Shirt noirs avec un texte orienté humour informatique, ont des goûts et des activités communes.


Concernant la littérature, l’œuvre adulée est la trilogie du Seigneur des Anneaux de Tolkien. Dune de Frank Herbert, les romans de Philip K. Dick et les tomes de Fondation d’Isaac Asimov sont forcément sur l’étagère. Majoritairement cinéphile, l’attirance pour la science-fiction et la fantaisie se retrouve dans les films : Spiderman, Matrix, Conan. Oui, les super-héros, pour la plupart issus de comics américains, sont à l’honneur. Le geek apprécie aussi les mangas japonais, ainsi que la culture nippone dans son ensemble.


Mais surtout, il aime jouer. Pas au Monopoly, non plutôt à des jeux qui le transpose dans un Univers imaginaire, peuplé de trolls, d’elfes et de guerriers ténébreux. Tous les supports sont là : jeux de cartes Magic, figurines Warhammer minutieusement peintes de longues heures durant, jeux de rôle où l’on incarne un personnage souvent aux oreilles pointues. Les grands succès sont sur les jeux vidéo tels que les MMORPG, Massive Multiplayer Online Role Playing Game, dont le fameux World of Warcraft, malheureusement connu à cause des addictions et des morts qu’il a causés. (2)
Dans tous ces jeux on retrouve un goût d’aventure, d’ésotérisme et de mondes fantastiques. Il lui faut de l’épique, à notre cher geek, pour favoriser sa propension caractéristique à l’évasion. Doté d’un imaginaire assez débordant, il possède une prétention à la création.

A tout ceci, il applique une belle philosophie : celle du partage.

Et c’est ainsi que les geeks se multiplient.



Phénomène difficile à chiffrer


Combien y a-t-il de geeks sur la planète ? Impossible à dire.
« Il y a autant de définitions de geeks que de geeks sur la planète ». (3)


A l’origine, il ne s’agissait que d’un groupuscule d’intellectuels en science qui, du fait de leur isolement, « se sont réfugiés dans des mondes imaginaires. Et ça a coïncidé au milieu des années 1970 avec l’émergence des jeux vidéo et des jeux de rôles, ainsi qu’avec la redécouverte du Seigneur des anneaux»(4). Amplifiés par des succès comme Star Wars ou Golderac, la communauté « grossit avec la vitesse de connexion. » Ce qui était appelé une sous-culture il y a dix ans est maintenant une tendance répandue.



Ces dernières années, des sites dédiés aux geeks font leur apparition sur le web, comme des webcomics (xkcd.com), des boutiques d’articles geek où l’on peut s’acheter les toutes dernières pantoufles chauffantes branchées sur le port USB (thinkgeek), des forums de discussion geek (bashfr.com, viedegeek.fr) ou sur leurs passes-temps favoris (mmorpg.com, warhammeronline.com, magiccorporation.com). On trouve même une chaîne geek nommée Nolife (5), des séries (6) – à succès - où les protagonistes sont des geeks.

Le marché des jeux vidéo explose : Counter Strike compte plusieurs centaines de milliers de joueurs par jour dans le monde. World of Warcraft comporte plus de membres que Londres a d’habitants et s’est fait un chiffre d’affaire de 300 millions de dollards depuis sa création dans les années 90 !


Le 30 novembre 2007, la chaîne de télévision Canal+ consacre une soirée Spécial Geek. C’est la consécration pour les geeks en France : un documentaire de 52 minutes – Suck my Geek (7) – leur est dédié. Tout est abordé, du « poutrage » (meurtre) de zombies dans Warcraft à la nostalgie de Spiderman. En France, cette émission pionnière est un peu une officialisation d’un style jadis déshonorant en une communauté désormais revendiquée.



Références


(1)Citation du Monde dans l’article Les Geeks sont parmi nous sur le site libertesinternets.
(2)Reportage No-life sur France 2 le 12 Décembre 2007 concernant l’addiction aux jeux en ligne.
(3)Citation du reportage Suck My Geek (voir note 7)
(4)Article Les Geeks sont parmi nous sur le site libertesinternets.
(5)www.nolife-tv.com
(6)« Big Bang Theory », « IT Crowd » sont des séries à succès narrant les (més)aventures de geeks
(7)www.suckmygeek.com

Article post_scriptum : Le phénomène geek
Et bien sûr discussions, demandes d’avis avec des connaisseurs sur l’INSA...

Être geek ou ne pas être geek, voilà une bonne question...


Que penser des geeks ? Est-ce sain, d’être geek ? Que peut apporter ce grouge à la société ?

Je me suis tout d’abord interrogée sur l’homogénéité de ces personnes qui, quelque part, se sont écartées à un moment donné du modèle dit « normal » de la société. Pourquoi tant de points communs ?

La convergence peut s’expliquer par l’ouverture d’esprit et la volonté de partage du geek. Grand farfouilleur du net, il touche à tout, lit, découvre, aime et diffuse. Pas étonnant alors que, encapsulés dans leurs univers d’imaginaire, la palette soit ressemblante d’un geek à l’autre.

Mais pourquoi se renfermer derrière son ordi ?

Il ne faut pas oublier qu’au départ, la naissance d’un geek passe plus ou moins par un mal être sociétaire refoulé. Le documentaire de Canal+ avance l’argument d’une déception de la réalité, accentuée par l’isolement que le geek subit du fait de ses passions atypiques. Phénomène à l’origine masculin, ce peut être aussi une déception du monde sentimental, un blocage avec les filles, où « les aventures réelles sont bien moins à la hauteur qu’un manga » (citation dans Suck My Geek). Un geek proclamé serait donc une personne fuyant la réalité et s’entourant d’un univers imaginaire rassurant, qu’il maîtrise. Il refuse de grandir, cultive des passions infantiles et achète des gadgets « inutiles indispensables ». (www.thinkgeek.com, www.mageekstore.com)

Est-il vraiment doté d’imagination lorsqu’il se plonge dans des univers où tout est recréé, dans les moindres détails ? L’imagination active est étouffée, il n’y a place que pour la passivité de l’interprétation des beaux effets spéciaux. Etre geek, c’est aussi un moyen de se donner de la puissance, de relever le défi de comprendre les sujets les plus pointus de la science actuelle, de s’évader dans un jeu où l’on maîtrise le personnage comme on souhaiterait contrôler la vie réelle, de changer son apparence via ses avatars masquant un physique mal accepté.

Peut-être que la comparaison est trop osée, mais je relie ce mal-être actuel des férus d’informatique au courant romantique du XIXème siècle. Les héros romantiques (là aussi le concept du héros revient) sont des jeunes dotés d’une sensibilité excessive et qui sont malheureux car nés entre deux époques. Celle de la révolution... révolue, où il n’y a plus rien à faire et celle d’une société future, qui commence à exister tout en n'étant pas encore là. Pour les geeks, deux cent ans plus tard, c’est un peu le même contexte qui se produit : notre société est dans un tournant où les techniques, réservées il y a à peine 50 ans à une minorité, envahissent et s’imposent dans notre quotidien. Les geeks sont en avance, maîtrisent le cyber-monde qui leur est familier mais ne s’épanouissent pas dans cet univers qui n’est pas encore implanté.

Cette analyse, les cyber-commerçants l’ont bien compris. Les geeks présentent un filon commercial conséquent. Ce sont des passionnés qui n’hésitent pas à bien alléger leur porte-monnaie pour une figurine de Légolas ou pour une carte graphique plus performante. Forcément, vu que la population est en augmentation, les boutiques geek fleurissent et proposent des articles ciblés, souvent du gadget, mais ça marche. Je suis d’avis que l’homogénéité de la communauté geek est en partie due à l’arrière plan commercial et le développement d’un cyber-marché amplificateur et consolidateur du phénomène. Psychologiquement, il est bien connu que le sentiment d’appartenance à un groupe est très recherché par l’humain en quête d’identité. Le phénomène geek ne se serait pas autant développé si les produits dérivés des grands succès (Star Wars, Lord of the Ring) n’avaient pas été commercialisés.

Pour terminer positivement, je vois plutôt les geeks comme des précurseurs. Lorsque les petits boîtiers parallélépipédiques que l’on pouvait emmener partout pour téléphoner à distance ont été présentés par des gens bizarres, on se dit que ces personnes-là ont été un vecteur de progrès considérable en nous offrant un produit tel que le portable, outil jugé « indispensable » maintenant. Fana de nouvelles technologies et curieux sur tout, le geek est le garant du progrès de demain. Non seulement il est à l’image de cette société nouvelle où la cyberculture est de plus en plus présente, mais il la fait évoluer et agit sur son devenir. Aussi, les geeks viennent de tous les milieux sociaux. Il y a là un réel re-mixage des catégories socioprofessionnelles. Certaines personnes ne se seraient jamais rencontrées, ni même parlées hormis lors d’un tournoi de Warhammer ou une partie de jeu en ligne. C’est un bon point car ce nouveau schéma-url des classes sociales peut donner lieu à des échanges dénués de préjugés, peut casser des clans et sans doute en former d’autres. Mais dans tous les cas re-dessiner les réseaux sociaux.


Le geek, cet animal étrange, ne peut pas se résumer comme un simple féru d’informatique, de super-héros ou de mangas. Il contient une certaine gravité du fait de sa passion exacerbée, qui peut le rendre attachant. Néanmoins, sa curiosité débordante et sa volonté d’évasion vers des mondes elfiques peut masquer un échec social. Mais il partage et communique autrement, et c’est justement cette diffusion d’idées, aussi rapides que les connexions actuelles au web, qui développe la cyber-culture et le hisse au premier rôle dans le devenir de la société de demain.


Posté: 14:55, 16/11/2008
Commentaires (0) | Ajouter un commentaire | Lien

CDiscount – Achat discount sur internet – Bernard Fabrice – fbernard@etud.insa-toulouse.fr

Présentation :

CDiscount existe désormais depuis 10 ans aujourd’hui. Ce site a été conçu par deux frères, les frères Hervé : Nicolas Charle et Christophe, depuis 2000 le site est une filiale du groupe Casino. CDiscount est un site de vente en ligne du professionnel au particulier, celui-ci propose une multitude de produits à des prix très avantageux pour le client. En effet il s’agit de vente discount, cependant on remarque une grande différence comparer aux magasins discount du coin de la rue, tel que Lidl, car les prix sont bas et les produits sont de très bonne qualités, ce sont des produits de marques que l’on trouve dans les grandes enseignes non discount.

Fonctionnement :

 

Initialement le site était très proche de la FNAC, il était spécialisé dans la vente de produits culturels : les livres, les CD audio, les DVD, les jeux vidéos. Au fil des années le choix est devenu considérable, il est venu s’ajouté l’électroménager, l’informatique, les produits de haute technologies jusqu’aux voyages et la vente de voitures neuves !

 

La multitude de produits que possède aujourd’hui le site est divisée en 8 catégories principales.

  • DVD / Culture : Musique, DVD, Jeux vidéos, Livres…
  • High Tech : TV, appareil photo, caméscope, téléphonie, GPS, Hifi
  • Électroménager : Four, machine à laver, réfrigérateur …
  • Prêt-à-porter : Prêt-à-porter, lingerie, chaussure …
  • Maison : Décoration, meubles, arts de la table, vins…
  • Informatique : Ordinateur, imprimante, écrans, disques durs, réseau, consommables…
  • Sport : Textile, chaussures, accessoires…
  • Services : Voyages, Automobile, abonnement mobiles, crédit, assurance...

Certaines catégories sont exclues dut à la contrainte de la vente ligne, tout ce qui concerne l’alimentation n’est pas présent, excepté la vente d’alcool depuis peu, et la vente de pâté et de foie gras. Ces derniers produits ne nécessitent pas de stockage au frais, il est donc possible de les vendre en ligne.

 

Données :

Le site a réalisé en 2007 un chiffre d’affaire de  547 millions d’euros, soit, par exemple, plus du double que le site fnac.com (254 millions d’euros en 2007).

Sur le site les produits sont partagés en 17 catégories.

Des « Ventes Flash » peuvent proposer des réductions pouvant aller jusqu’à -60%, -50%

Le site possède plus de 3 millions de clients par an.

 

Défaillance

De nombreux avis d’internautes montrent que le site possède un service après-vente désastreux. Si dans la majorité des cas tout se passe bien, pour le reste cela devient un véritable casse-tête. La plupart du temps les problèmes viennent des produits encombrants numériques tel que les téléviseurs LCD. Tout d’abord pour les commandes excédent un certain seuil (aux alentours de 500€) un organisme demande des justificatifs concernant le paiement : RIB, facture EDF, justificatif de domicile, relevé de compte. Ces données sont très personnelles, de plus sur CDiscount le client n’est pas prévenu de ce procédé et enfin la commande est bloquée tant que les justificatifs n’ont pas été transmis.

 

CDiscount ne fait pas confiance aux clients, ni même les habitués !

« Mais sur les 20 commandes que j'ai réalisées je n'ai eu qu'un problème pour une télévision très lourde que le transporteur privé à refuser de livrer (j'habite Paris et elle partait du site Cdiscount de Bordeaux) mais sans avertir personne et en étant de mauvaise foi (soit disant je n'étais pas là). En effet, au dessus de 20 kg Chronopost ne marche plus et c'est ensuite le loto des transporteurs plus ou moins fiables.
J'ai bien eu mon remboursement au bout de 4 mois. »

 

Le service après-vente pour obtenir un remboursement ou renvoyer défectueux est déplorable, pour beaucoup de clients mécontents cela a durée plusieurs mois.

« Après plusieurs coup de fil passé a "cdiscount" qui m'ont envoyé a divers services et qu'il a fallu rappeler 4 fois, il m'ont enfin dirigé sur le site Samsung, et là de nouveau, un dossier refait 5 fois, des appels a n'en plus finir, des numéros d'intervention à chaque nouvel appel (pour cause de bug inforamtique) un réparateur qu'on attends depuis 3 semaines et qui ne se manifeste pas, là on commence à craquer... »

Analyse personnelle:

 

Du point de vue du client j’ai déjà commandé sur CDiscount et je suis très satisfait de mes commandes, elles me sont parvenues rapidement sans problème. Après avoir pris connaissances des nombreuses difficultés que des clients ont eu pour des colis important ou dont le montant est supérieur à 500€, je préfèrerais passer ce type de commandes sur des sites plus professionnels (ex : LDLC) ou dans les magasins, même si les prix sont moins attractifs.

CDiscount à l’honnêteté d’indiquer si des produits sont épuisés, relativement peu de clients n’ont pas reçu un produit à cause d’une rupture de stocks.

 

Nous pouvons nous demander comment il est possible de pratique des prix aussi bas. Tout d’abord CDiscount ne dispose que d’un seul lieu de stockage pour entreposer tous les produits, il est situé en Gironde près de bordeaux. Sachant que le site est spécialisé dans la vente en ligne il n’y a aucun locaux nécessaire pour accueillir le client, tout se fait depuis le site web. Les coûts sont alors nettement réduits. Lorsqu’on se rend sur le site, ce qui frappe le plus c’est le nombre d’annonces impressionnantes très tape à l’œil, les couleurs sont vives et ça clignote de partout. Nous sommes alors fortement poussés à acheter un article auquel nous n’étions pas intéressé initialement, ou bien à rapidement réaliser son achat.


Posté: 14:45, 16/11/2008
Commentaires (1) | Ajouter un commentaire | Lien

La campagne des présidentielles aux Etats-Unis dominé par Barack Obama sur internet.


    L’élection de la présidence américaine à réservé bien des surprises cette année, tant par la conjoncture économique dans laquelle elle s’inscrit que par la personnalité des deux candidats. Les campagnes des deux prétendants au poste de président ont eu lieu sur plusieurs fronts : sur le « terrain » avec des meetings, des congrès, des discours, etc. et aussi dans l’ensemble des médias parmi lesquels la télévision, la radio, la presse écrite et bien sur l’internet. Lors de l’élection précédente, ce dernier média n’avait pas encore montré tout son potentiel. Cette année en revanche, l’internet a joué un rôle beaucoup plus important. Par exemple, lors de la primaire démocrate au printemps 2008, deux électeurs sur cinq ont utilisé internet pour s’informer (en progression de presque 10% par rapport à la précédente élection) [1]. Le sénateur Obama et son équipe de campagne ont perçu bien plus rapidement que les autres (c’est à dire les équipes d’Hillary Clinton et de John Mac Cain) la portée et les effets concrets de ce moyen de communication.
   
    L’internet s’est considérablement développé depuis le début de la précédente élection à la présidence américaine (c.à.d. l’été 2003). Parmi les 10 sites internet les plus fréquentés dans le monde, trois ont été créés après cette période. Ces trois sites, que sont Youtube (3ème place, créé en Février 2005), Facebook (5ème place, accessible à tous depuis Septembre 2006), et Myspace (7ème place, créé en Août 2003) ont considérablement bouleversés l’espace de liberté que constituait l’internet et que l’on connaissait jusqu’à lors. De plus, le nombre de foyers connectés à internet à explosé, sans parler de l’augmentation du débit de téléchargement qui a rendu beaucoup plus facile la consultation de vidéos, l’écoute de la radio, etc. D’après un sondage datant du printemps 2008, quatre internautes Américains sur dix utilisent quotidiennement internet pour s’informer [1]. Lors de la campagne électorale, ils se sont informés principalement dans des sites d’actualités tels que MSNBC (26 %), CNN (23 %) et Yahoo News (22 %) [2]. Cependant, le « journalisme citoyen » s’est considérablement développé, il ne faut donc pas négliger l’influence des blogs. Ces évolutions de l’internet ont été le mieux perçues par l’équipe de campagne d’Obama, lui permettant de s’imposer sur la toile comme personne ne l’avait encore fait auparavant.

    Obama a réellement investi sur internet pendant ces mois de campagne. Il a dépensé plus de 3,35 millions de dollars en bannières et liens sponsorisés (Juillet 2008), soit au total dix fois plus qu’Hillary Clinton et surtout vingt fois plus que John McCain [3]. Toutes ces publicités redirigeaient vers des sites contrôlés par le camp Obama (tel que www.barackobama.com) où des informations sur les programmes électoraux sont mis en ligne, ainsi que des vidéos, les actualités du candidat… Mais ces publicités ont aussi servi à récolter des fonds, nécessaires à la campagne effectuée sur le terrain par le candidat pour organiser des meetings, passer des publicités à la télévision et à la radio, etc. En effet, en Janvier dernier, le candidat avait réussi le tour de force de récolter 32 millions de dollars versés à 90 % par des dons de moins de 100 dollars sur Internet [4]. En mars, il obtient encore 40 millions de dollars par le même procédé. C’est ainsi que le 21 avril à 13 heures des milliers d’américains se sont vus proposer une initiative jamais tentée auparavant : réunir « 1 million de dollars en 1 minute » (rendu possible grâce au logiciel québécois Cakemail). Ces petits dons « populaires » et spontanés ont permis au candidat de s’affranchir du soutient financier du parti démocrate (acquis à la cause d’Hillary Clinton dans les débuts) et de celui de l’état fédéral. Et tout cela sans même faire de réunions entre donateurs (appelées « fund-raising ») et sans non plus que les électeurs pensent que le candidat pour qui ils votent doive quelque chose à un lobby riche et puissant. En fin de campagne, il aura finalement réunit la bagatelle de 605 millions de dollars, sans toucher à la réserve de l’état fédéral. Son adversaire John Mac Cain n’aura quand à lui pu disposer que de 150 millions de dollars, soit quatre fois moins. 
    
    Les grands moteurs de recherche peuvent aussi témoigner de la supériorité d’Obama sur le net : Yahoo et Google affirment, chiffres à l’appui, que le nombre de lien entrant dans les sites web respectifs de Mac Cain et d’Obama et leur nombre de visiteurs respectifs est au moins deux fois supérieur en faveur d’Obama. Les articles et les blogs présents sur la toile citant Obama sont aussi plus nombreux que ceux qui citent Mac Cain. Il existe un autre endroit où l’hégémonie de Barack Obama s’est particulièrement fait ressentir : les réseaux sociaux. Si on prend l’exemple des quatre réseaux sociaux les plus importants à ce jour sur le web américain, c’est-à-dire : Facebook, Myspace, Youtube et Twitter, on peut dire sans se tromper qu’il les a largement mieux utilisés que ses adversaires. Les chiffres parlent d’eux mêmes, le 13 Novembre 2008 Barack Obama possédait sur Facebook 3 118 484 supporters lorsque John Mac Cain en comptait 613 313 (soit presque quatre fois plus). L’écart devient même abyssal si l’on regarde les statistiques issues de Twitter… Ces données sont téléchargeables en [5]. Les vidéos issues de Youtube sont aussi plus nombreuses en faveur d’Obama qu’en faveur de Mac Cain. Ces vidéos une fois postées et regardées par les fidèles sont ensuite envoyées aux quatres coins de l’Amérique par mail ou bien dans les réseaux d’amis en amis, ce qui fait de ces vidéos des outils très puissants de propagandes. Certaines ont même une popularité telle sur internet qu’elles finissent par se retrouver à la télévision, et ce sans dépenser le moindre sous. Par exemple, le clip « Yes we can » sur Youtube réunissant de nombreuses personnalités américaines, totalise plus de 14 million de vues (sur Youtube seulement). Sûrement apogée de la compréhension de l’outil internet par l’équipe d’Obama, la création du site « www.mybarackobama.com ». Chris Hughes, l’un des quatre fondateurs de Facebook rejoint l’équipe de campagne d’Obama et aide à la création de ce réseau spécialement dédié aux personnes qui veulent s’engager activement en faveur d’Obama. Ces personnes se rencontrent donc sur ce site pour organiser des actions militantes, non seulement sur la toile mais aussi sur le terrain. Par exemple, des actions d’inscriptions massives sur les listes électorales ont étés organisées. Des réunions de soutient en faveur de Barack Obama (« Unite for change ») ont étés organisées chez les gens eux mêmes grâce à ce site [6]. Cet espace de dialogue entre les militants a donc eu pour effet de réunir des gens de divers horizons pour mener des actions communes. Mais il a aussi permis à l’équipe d’Obama de mieux savoir comment les « simples » gens, non engagés politiquement, voulaient participer à cette campagne. "MyBarackObama.com a permis de décentraliser la campagne en donnant la capacité aux supporters de s’organiser et en mettant a leur disposition des moyens pour élargir leur organisation. Obama a compris que les gens veulent s’impliquer mais veulent aussi pouvoir choisir quelle type d’action leur convient", a déclaré Tracy Russo, directrice de campagne sur internet de John Edwards (candidat démocrate en 2008) [6]. Cette aide a été cruciale dans la campagne de Barack Obama, et de l’aveu même de différents directeurs de campagnes sur internet ce site a permis de réaliser de prouesses sur le terrain.


    Avis personnel :

     « Barack Obama a les trois choses que vous attendez d’une marque : il est nouveau, attractif et différent », a dit Keith Reinhard, président de DDB Worldwide [4]. On ne peut pas nier ce fait, mais Barack Obama ne peut être réduit à un simple produit de consommation. Il a utilisés les moyens qui s’offraient à lui pour créer une dynamique. Beaucoup de produits sont « nouveaux, attractifs et différents », mais parce qu’Obama a donné un sens à ses actions, a donné du fond à ses projets et surtout à considéré les masses populaires comme une entité capable de se mettre en mouvement pour certaines causes, il a réussit à passer outre cet effet de nouveauté que certains ont pu lui reprocher au début de sa candidature aux primaires démocrates. Le passage du « mass media » vers le « my media » a été l’une des clés de sa présence écrasante de Barack Obama sur internet et il l’a compris beaucoup plus tôt que tous ses adversaires, en s’entourant notamment de Chris Hughes. "Depuis que j’ai commencé à m’impliquer dans l’action civique, j’ai réalisé que le vrai changement vient d’en bas, et il n’y a pas d’outil plus puissant pour l’organisation grass-root que l’Internet", a-t-il déclaré dans un communiqué [6]. Une fois les outils à disposition et leurs possibilités bien connues, la dynamique lancée, la machine internet ne l’a plus jamais lâchée, au grand dam de ses adversaires qui ont été dès le début en retard dans l’utilisation d’internet pour leurs campagnes. Cerise sur le gâteau, Obama a créé un site internet où les internautes viennent rapporter les rumeurs trouvées sur lui et son équipe de campagne s’occupe de publier les preuves désavouant ces rumeurs… La maîtrise d’internet a donc été totale pour Barack Obama et la dynamique créée sur internet s’est ressentie bien au-delà du cyber espace pour rentrer dans les foyers américains (via les minutes de publicité achetées à la télévision avec l’argent des dons spontanés par exemple), mais aussi par des actions concrètes menées par les militants et coordonnées sur internet…

Hugo Churin.

Références :

[1] http://www.journaldunet.com/cc/01_internautes/inter_usage_us.shtml , 27 Octobre 2008.
[2] http://www.cefrio.qc.ca/fr/documents/veille/Internet-revolutionne-la-campagne-des-primaires-2008-aux-Etats-Unis27.html , 25 Avril 2008.
[3] http://www.lefigaro.fr/medias/2008/07/04/04002-20080704ARTFIG00247-etats-unis-les-candidats-s-affrontent-sur-le-net.php , 4 Juillet 2008.
[4] http://blog.mondediplo.net/2008-04-21-Barack-Obama-candidat-des-reseaux-sociaux-sur , 21 Avril 2008.
[5] http://www.virtua.ch/cms_data/File/2008-10-etude-barack-obama-elu-du-web-par-ko.pdf , 27 Octobre 2008.
[6] http://www.vnunet.fr/news/election_usa_un_fondateur_de_facebook_derriere_la_strategie_internet_d_obama-2028055 , 9 Septembre 2008.


Posté: 18:15, 14/11/2008
Commentaires (3) | Ajouter un commentaire | Lien

La musique en streaming sur Internet : l’exemple de Deezer -- Benjamin YZOMBARD- byzombar@etud.insa-toulouse.fr