La deuxième évaluation comprend un exposé en groupe sur un sujet choisit en commun accord avec le formateur. Cet exposé s’appuie sur un article analytique mis en ligne sur le site du cours et un exposé appuyé par un diaporama. Chaque membre de l'équipe est présent le jour de l'évaluation. Vous pouvez choisir trois formes d'exposé : a) journaliste : c'est un exposé qui peut s'appuyer sur des enquêtes des interviews, des interventions d'experts. b) aventurier : c'est l'exposé d'actions réalisées et d'une expérience analysée. c) professeur : c'est une présentation didactique qui expose le travail de recherche et d'analyse. L'exposé dure 10 à 15 mn et est suivi d'une analyse en commun. Le PowerPoint est ensuite après modification posté sur le site. La correction (avec changement de code) commence une semaine après l'exposé. Pour ceux qui le souhaite les groupes peuvent utiliser aussi la réalisation d'une série de vidéos mise en ligne sur Dailymotion ou la création d'un site web mis en ligne et servant de support à l'exposé. ATTENTION : Chaque groupe doit dans sa fiche et son exposé reprendre les questions suivantes : QUOI? QUI? POURQUOI CE SUJET? QUEL PLAN? QUELLES QUESTIONS? SUR QUOI S'APPUIE VOTRE ANALYSE? QUELLES SONT VOS RÉFÉRENCES? QUE CONCLUEZ-VOUS? QUELS ENSEIGNEMENTS EN TIRER. QUELLES CONSEQUENCES PRÉVISIBLES? LA FICHE à réaliser par chaque groupe doit comprendre : Titre du projet : Noms des membres : Emails des membres : Résume : (on indique ici le thème, les grandes idées et le mode de production). Table de matière prévisionnelle : Webographie : Questions essentielles à traiter : Experts de ce domaine : (il est là nécessaire de faire une recherche sur Internet pour trouver les experts de votre domaine) CETTE FICHE EST MISE EN LIGNE ET DONNE LIEU A UN RETOUR DU FORMATEUR POUR VALIDATION.
13/12/2009 - PLANNING DE TRAVAIL POUR LA DERNIERE EVALUATION
POUR PRÉPARER LA DERNIÈRE ÉVALUATION VOUS DISPOSEZ DES ECHEANCES SUIVANTES :
La séance du 15 décembre est libre mais compte tenu de mon abscence au dernier cours, une formatrice sera la ce mardi dans votre salle pour vous aider à réaliser la fiche de cette évaluation;
15 décembre 2009 14h – 16h 45 TD et premier retour
5 janvier 2010 14h – 16h 45 TD et premier retour
12 janvier 2010 14h – 16h 45 évaluation
19 janvier 2010 14h – 16h 45 évaluation
MERCI DE M'ENVOYER ENSUITE VOTRE FICHE POUR VALIDATION ET POUR DÉTERMINER ENSEMBLE LA FORME DE L'EXPOSE ET LA DATE.
24/11/2009 - [Technologies] Le cloud computing à notre porte... S. Pereira
Le cloud computing (informatique dans le nuage en français) est un concept au coeur de l'innovation dans le domaine de l'information informatique. Le principe est simple, il mets en jeu un programme qui va communiquer via une connexion internet très rapide avec un serveur distant afin d'accéder à une information. Ainsi il n'est donc plus besoin de stocker sur place ces mêmes informations.
Ce système se divise en trois grand types de services, à savoir par exemple le Saas (Software as a Service ) qui rend accessible une application logicielle depuis internet. On retrouve également le Platform as a service, plateforme de calcul qui permet aux développeurs de concevoir et de mettre à notre disposition ces applications et enfin l'Infrastructure as a service qui permet l'accès a des capacités de stockages sur un serveur distant.
Ce système utilise d'autres ressources informatiques telles que le HaaS (Hardware as a Service), qui comme son nom l'indique est la ressource matérielle nécessaire. Celle-ci va donc recueillir l'ensemble des données des utilisateurs, la puissance de calcul, l'impression de documents...
Le cloud computing n'est donc pas réellement une technologie mais plutôt un service internet qui tire parti de l'ascension fulgurante de la puissance des serveurs et la modularité aisée de leur utilisation. Ce service peut être public et donc accessible à n'importe quel individu muni d'une connexion internet et d'une carte bleue. Néanmoins, il peut également être adapté à un cadre privé comme par exemple limité au sein d'une entreprise.
L'institut Gartner, leader dans le conseil et la recherche technologique, décris le cloud computing comme « Une forme d'informatique au sein de laquelle des capacités massivement évolutives liées aux technologies de l'information sont fournies en tant que service, à l'aide des technologies Internet, à de multiples clients externes » .
Il a récemment publié un Top 10 des technologies et tendances dans lesquelles les entreprises sont susceptibles d'investir dès 2010, avec en tête le Cloud computing.
Ce système détient évidemment de nombreux avantages. Comme pour la plupart des systèmes collectifs, celui-ci engendre une véritable économie que ce soit pour l'exploitant du fait de la mutualisation des ressources, ou pour l'utilisateur qui n'a plus besoin de s'équiper de la même façon qu'auparavant et qui ne paye que ce qu'il consomme.
Cela dit ce système peut également faire l'objet de critiques, comme par exemple une baisse inévitable des performances des applications due à une réactivité amoindrie du à l'utilisation du réseau.
En ce qui me concerne c'est une perspective qui m'effraie. Cette technologie va dans le sens d'une pratique qui est de plus en plus en vogue : la publication de nos données personnels sur des serveurs qui échappent à notre compréhension et à notre contrôle. Il y a déjà à la base un risque lié à la sécurité de nos données personnelles dans un contexte juridique qui nous assurera une confidentialité totale. Mais que nous réserve l'avenir? S'il y a des polémiques en ce qui concerne le principe de cette même mise en commun d'information sur facebook et leur éventuelle exploitation par ses dirigeants, qu'en est-il pour un serveur qui ne se contentera pas uniquement de stocker nos photos et dates d'anniversaires....?
20/11/2009 - actualité internet : Web 2.0... A.LAGES
Le Web 2.0 ! Certains ont peut être découvert ce terme il y a peu, ou en ont entendu parler sans y faire attention (c’est mon cas).Effectivement, aujourd’hui le Web 2.0 est un concept dont on entend beaucoup parler autour de nous.Seul soucis, les définitions que l’on lui donne sont peu claires. Certaines personnes mêmes que l’ont pourrait croire expertes dans le domaine ont des difficultés à en donner la signification exacte !
On serait donc à l’ère du Web 2.0, mais, qu’est-ce qui différencie donc cette ère de celle(s) qui l’a(ont) précédée(s) ?
Tout d’abord (même si ce terme n’a jamais existé auparavant) il y a eu le Web 1.0 de 1994 jusqu’en 1997. Ce Web que connaissaient45 millions de personnes dans le monde en 1996, était constitué d’environ 250000 sites de « stock ». Ces pages Web étaient des pages html statiques, peu voire jamais mise à jour.
S’en est suivi un Web que les « habitués » désignent par Web 1.5. Ce Web est une sorte d’état intermédiaire en le Web 1.0 et le Web 2.0. Il s’étend de 1997 à 2003/2005, selon différents avis.
Enfin, aujourd’hui le Web 2.0 est dynamique, collaboratif. Les avancées technologiques dans l’informatique ainsi que l’accroissementde la « toile » dans tous les recoins du monde favorisent désormais l’interaction entre internautes. Ainsi, les dernières innovations : Pda, téléphones (Qui n’a jamais surfé sur le net avec un téléphone portable ? si non, cela ne serait tarder !),Netbooks permettent un échange permanent entre internautes (blogs, réseaux sociaux, partage de photos….). La notion de partage est donc importante dans le Web 2.0. L’éditeur Tim O’Reilly, initiateur du terme « Web 2.0 », explique que l’objectif de cette technologie est de tirer parti de l’intelligence collective. Il ya donc un flux, les internautes devenant des auteurs de ressources.
Les exemples de sites typiques du web 2.0 ne manquent pas aujourd’hui.
Wikipedia : L’encyclopédie en ligne Wikipedia, est un des tout premiers sites à avoir adopté le concept du Web 2.0. Ainsi chaque utilisateur peut publier un article en ligne, sur n’importe quel sujet. Il est même possible de modifier tout article déjà publié.
Youtube : Prenons Youtube, site de partage de vidéos mondialement connu. Ce site propose aux utilisateurs de commenter et de mettre une appréciation aux vidéos exposées. Dimanche dernier, il était même possible de visionner en live à partir de ce site, le concert de U2 au Rose Bowl de Pasadena.
Réseaux sociaux : Facebook est un très bon exemple. Sa popularité ne cesse de s’accroitre de jours en jours. Ce site permet de rassembler des personnes proches ou inconnues. Facebook permet à ses utilisateurs de partager des informations personnelles, ses centre d’intérêts… et d'interagir avec d'autres utilisateurs : par le partage de correspondance et de documents multimédias.
Au salon Web 2.0 Summit qui se tient à San Francisco, on a d’abord appris que Microsoft était parvenu à un accord avec Twitter et Facebookpour intégrer les "tweets" et les statuts de Facebook dans les résultats de recherche de Bing. Microsoft a justifié cet accord par l’importance des messages en temps réel pour les recherches au quotidien en donnant l’exemple du ski lorsque des skieurs, en haut des stations, peuvent donner via Twitter l’état des conditions météo. On se souvient que lors de la mort de Michael Jackson ou les manifestations en Iran, Twitter était la source numéro 1 d’actualité.
Le Web 2.0 est donc un concept philosophique, mais qu’en est-il d’un point de vue technique, fondation même de cette notion ? Ce phénomène utilise les langages traditionnels : HTML, CSS, Javascript, DOM… mais aussi les techniques d’application Internet riches, comme Ajax (qui concentre l’ensemble des technologies précédentes) et XML. Ces technologies facilitent l’alimentation en information permettant la mise à jour des pages Web sans les actualiser.
De mon point de vue, ce concept concerne donc principalement l’évolution du Web dans le sens de partage entre utilisateurs. On est passé d’un « Web passif » (exposant des données) à un « Web interactif » où chacun peut devenir acteur. Ce Web est intéressant, car tout le monde peut apporter son point de vue, sa manière de voir les choses, ce qui peut être enrichissant sur certains domaines. Cependant ce système n’engendrera-t-il pas de nouvelles formes de dérives difficiles à métriser ?
17/11/2009 - Les supermarchés sont morts, vive les cybermarchés ! (Valériane Steiner)
Depuis le développement de l’internet dans
les foyers français, on a assisté à l’émergence de nouvelles pratiques comme le
chat, les blogs ou les forums… Peu à peu, les achats sur internet se sont
également démocratisés : par l’apparition de sites spécialisés, comme
Amazon (créé en 1995, la filiale française a ouvert en 2000 [1]) puis de sites
issus de grandes enseignes ayant des magasins « physiques » dans les
centres ville (le site fnac.com a ouvert en 1999 [2]). Parallèlement, des sites
spécialisés dans l’échange ou les ventes aux enchères, avec Ebay, se sont
développés [3].
Depuis bientôt deux ans, on assiste au
développement d’un autre phénomène : internet permet de faire ses
courses sans sortir de chez soi. C'est-à-dire qu’au lieu de vous déplacer au
supermarché pour acheter de quoi manger la semaine, vous rentrez votre liste
des courses sur un site internet et vos courses arrivent chez vous.
Comment cela se passe-t-il ?
Tout d’abord, quelles sont les entreprises
qui proposent ces services ?
Dans les grandes agglomérations, des
entreprises proposaient déjà la livraison des courses à domicile : on faisait
ses courses au supermarché et au lieu de les emporter avec soi, un service se
chargeait de vous les livrer à domicile, ce qui est très pratique quand on n’a
pas de véhicule.
Désormais, les grandes enseignes et d’autres
vous proposent de faire vos courses en ligne et elles vous seront livrées à
domicile. Ce phénomène a un nom : les cybermarchés. On va distinguer alors
deux types d’entreprises : les sites des grandes enseignes et les sites
d’entreprises dédiées à la vente en ligne et à la livraison à domicile.
Les hyper-cybermarchés
Les premières entreprises à s’être lancées
dans la vente en ligne sont les grandes enseignes de super marché. Alors :
Auchan
devient AuchanDirect, SimplyMarket (créé en 2000)
Carrefour
devient Ooshop (créé en 1999)
Cora
devient Houra (créé en 2000)
Monoprix
devient Télémarket (créé en 1985 par les Galeries Lafayette)
Intermarché
devient Intermarché.fr (créé en 2005)
Coursengo
devient FranPrix – LeaderPrice (créé en 2007)
Ce changement de nom, effectif dans la
majorité des cas, peut signifier une volonté de trancher complètement avec les
codes actuels du commerce et de la grande distribution. Souvent, ces sites
veulent proposer autre chose qu’un simple supermarché en ligne comme un
magazine avec des recettes, des reportages sur des stars ou des restaurants
[4].
Encore cette année, des grandes enseignes
apparaissent sur la toile comme Leclerc qui vient de lancer ExpressDrive. Le
principe est un peu différent et les autres enseignes (SimplyMarket et
Intermarché) s’en sont inspirées pour proposer un nouveau service : pas de
livraison à domicile, il faut se déplacer jusqu’à un point relais pour
récupérer ses courses. On évite ainsi les frais de livraison, souvent
rédhibitoires (8 à 10€ en moyenne).
Autres cybermarchés locaux
Localement, suivant ce mouvement, des
entreprises se sont développées autour de grandes villes. Au début des années
2000 en effet, l’essentiel des grandes enseignes se limitaient à la livraison
en région parisienne. L’idée existait donc déjà, il suffisait de la développer
localement.
Certaines de ces entreprises ont alors une
autre philosophie que les grandes enseignes : elles promeuvent les
produits locaux et de saison voire biologiques. A Toulouse, l’entreprise
Tee-Fresh (http://www.freshheure.fr/index.html)
propose en plus des articles « de base » des produits fabriqués par
des artisans de la région toulousaine comme des glaces de chez Octave,
glacier renommé du centre ville.
Dans les cyber-marchés, les « cyber-rayons »
sont arrangés comme dans un supermarché classique. On retrouve les mêmes
produits (marques et distributeurs) mais dans une variété moins grande :
5000 références pour AuchanDirect contre 70 000 pour un hypermarché classique [10]
[11]. Le paiement se fait pour tous en ligne via des sites sécurisés (la
technologie associée ne sera pas détaillée ici).
Pour quelles raisons ce phénomène s’est
développé ?
De
nombreuses raisons ont poussé ces entreprises et les grands distributeurs
nationaux à développer la vente par Internet.
Internet
est devenu accessible par un très grand nombre de personnes (plus de la moitié
de la population française en avril 2009) [5]. Le nombre de clients potentiels
est donc suffisamment conséquent pour envisager une activité rentable. Les
clients ne craignent plus ou craignent moins de se faire "pirater"
leur compte bancaire suite à un achat via Internet. En 2009, en France, tous
secteurs confondus, les ventes en ligne génèreront un chiffre d’affaires de 25
milliards d’euros. Ce chiffre est en constante augmentation (+25% par rapport à
2008) [6]. Ce type de commerce a donc le vent en poupe et les distributeurs
auraient tort de ne pas en profiter. D’après une étude de 2008 [7], acheter sur
Internet serait synonyme de bonnes affaires pour les trois quart des personnes
interrogées.
Dans la majorité des cas, les supermarchés
sont à la périphérie des grandes villes. Ils ne sont donc pas facilement
accessibles pour les citadins par les transports en commun, il n’est donc pas
pratique d’aller faire ses courses (poids, volume des courses). En parallèle,
ce phénomène a vraiment émergé dans les années 2007 / 2008, au moment où le
prix du pétrole a augmenté sensiblement et où les français essayaient de
réduire leur consommation de carburant.
Les mentalités ont également continué à
évoluer : les français passent près d’une heure par jour dans les
transports [8] et n’ont plus envie de passer leur temps libre dans des grandes
surfaces bondées comme le soir en semaine, le samedi ou les veilles de fêtes
(Noël, nouvel an…).
Quelle est l’étendue de ce phénomène ?
Les cybermarchés touchent principalement les
citadins de part la zone de distribution, assez restreinte autour des grandes
villes, et part leur mode de vie (transports difficiles). D’après une étude
réalisée en 2008 par l’Observatoire e-performance [9], les clients sont en
majorité des femmes (à 65%), 80% des clients sont cadres et leur âge est
compris entre 25 et 45 ans pour 90% d’entre eux. Malheureusement, aucune
statistique n’existe concernant le nombre de personnes en France utilisant
régulièrement ou non les cybermarchés.
Autour des cybermarchés :
De nouveaux usages se sont développés autour
de ce phénomène : en parallèle de l’émergence des cybermarchés, des sites
se sont créés afin de répertorier les cybermarchés livrant dans une zone
donnée, les offres spéciales et autres promotions valables chez tel ou tel
distributeur (http://www.courses-livraison.com/
ou http://www.supermarche.tv/). De
même, des forums existent et permettent aux utilisateurs de partager leur
expérience et de donner leur avis sur les différentes offres disponibles (http://www.supermarche-ligne.fr/phpBB2/).
Qu’attendre des cybermarchés ?
Bien qu’existant depuis le début des années
2000, il aura fallu attendre 7 ou 8 ans pour que les cybermarchés soient connus
de tous. Cela est en particulier du aux campagnes de publicité initiées par les
grandes enseignes en 2007 / 2008.
On peut se demander si ce phénomène est
encore amené à se développer, notamment dans les zones rurales où l’épicier
passait autrefois de maison en maison ou si au contraire, c’est un phénomène de
mode. Je pense que la tendance actuelle est encore au développement autour des
grandes villes françaises où les déplacements en voiture ou en transport en
commun sont laborieux. De là à prédire que les supermarchés
« physiques » fermeront un jour du fait de la concurrence avec les
cybermarchés, il y a un pas que je ne saurais franchir.
Au niveau social, on peut également soulever
la question du nombre d’employés nécessaires à cette nouvelle chaine de
distribution en comparaison avec un supermarché classique. La réponse est
d’autant moins évidente que les supermarchés commencent à mettre en place ici
et là des caisses automatiques où un seul employé peut surveiller de quatre à
huit clients à la fois.
Pour moi, ce phénomène a plusieurs avantages.
Un premier est inhérent à tout achat par Internet : en achetant sur
Internet, on n’est moins soumis à la publicité et aux « têtes de
gondoles » présentes dans les magasins physiques. L’achat est donc plus
réfléchi (on a une liste des courses en tête et on s’y tient), on est moins
tenté de faire des achats compulsifs. Le second avantage tient à
l’écologie : une seule personne va venir livrer une dizaine ou plus de
familles. Cela diminue le nombre de véhicules circulant par 10 : économie
en énergie fossile et en émission de gaz à effets de serre.
L’étude de l’Observatoire e-performance [9]
tend à montrer que des améliorations sont à faire au niveau de l’ergonomie des
sites. En effet, l’étude a mesuré que le taux de performance pour les tâches
(achats simple, création de compte, de liste permanente …) que les personnes
interrogées avaient à réaliser est de l’ordre de 55%.
Même si les cybermarchés ne révolutionneront
jamais la façon de tout le monde de faire ses courses, cette pratique montre un
nouvel usage pratique d’internet possible.
17/11/2009 - [technologie] Les livres électroniques - Damien BLATTES
Souvent dénommé ebook, le livre
électronique est en voie de supplanter les bon vieux livres papiers, c’est du
moins ce qu’espèrent certains constructeurs et éditeurs.
Commençons par une mise au point
lexicale, ebook désigne le fichier électronique contenant le livre. Ces livres
sont commercialisés sur Internet, pourtant leur apparition est antérieure à la
création lu web elle remonte à 1971 ou la déclaration d’indépendance des
Etats-Unis à été numérisée à l’université de l’Illinois et envoyé à tous les
utilisateurs du réseau de l’école. Ce « petit » fichier de 5ko codé
en ASCII est le premier ebook.
Actuellement différents formats
existent, ils sont libres (.epub) ou propriétaires (.pdf ; html ;
AZW ; txt).
Mais le terme ebookou livre électronique ne représente pas
seulement le fichier electronique contenant le livre, c’est aussi l’appareil
permettant de le lire. N’importe quel ordinateur permet de lire un ebook, mais
pour des raisons de praticité et de confort de lecture, différents fabricants
ont mis au point des liseuses, avec plus ou moins de succès commerciaux.
Toutes les liseuses offrent
toutes plus ou moins les mêmes fonctionnalités. Il s’agit d’un appareil réduit
le plus souvent à un écran, de 6pouces au format A4. Cet écran est soit tactile
soit la liseuse est équipée d’un clavier pour parcourir le livre ou l’annoter.
L’écran est différent des écrans LCD couramment utilisés sur les ordinateurs ou
les téléphones portables puisqu’il est constitué de papier électronique.
Le papier électronique est un
lointain descendant de l’écran magique auquel nous avons tous joué dans nos
jeunes années. Il fonctionne selon le même principe : l’état bistable des
pixels qui permet de ne consommer de l’énergie que lorsque l’affichage change,
contrairement aux écrans à cristaux liquides qui sont rafraichis en permanence.
Ceci est réalisé selon différentes techniques. La plus ancienne est que chaque
pixel est une sphère bicolore, un hémisphère noir chargé négativement et un
hémisphère blanc chargé positivement. En contrôlant le champ magnétique autour
de chaque sphère par deux électrodes, on commande leur orientation et donc l’affichage
d’un pixel blanc ou noir. Une autre technique, mise au point dans les années
1990 consiste à former le pixel d’un petit réservoir transparent (40um) rempli
de paraffine noire dans lequel sont immergées des particules blanches chargées
électriquement. Ici aussi, en contrôlant le champ magnétique, on amène les
particules soit à la surface (le pixel apparait blanc) soit au fond (le pixel
apparait noir). L’avantage de cette dernière technique est que l’on peut
réaliser un papier souple.
En général les liseuses peuvent
afficher différents formats de fichiers ebooks mais parfois, comme le Kindle
d’Amazon, la liseuse n’est compatible qu’avec le format propriétaire de son
fabricant.
Le livre électronique comporte
des avantages certains face à son illustre concurrent le livre papier. Le
premier est le fait de pouvoir stocker une bibliothèque entière dans une
tablette de quelques mm d’épaisseur. Mais leur succès commercial est loin
d’être démontré, même 4 ans après la sortie des premiers ebooks.
Plusieurs arguments viennent
immédiatement aux aficionados du livre papier, le confort de lecture en tête. Faux,
répondent les autres, avec le papier numérique et son absence de rétro
éclairage, le livre numérique ne fatigue pas les yeux, et on peut même grossir
les caractères si besoin ! Reste les inattaquables arguments
irrationnels de l’odeur du papier, de la chaleur du livre, du touché des pages,
et de la froideur d’un appareil électronique. Pour ceux qui attachent autant
d’importance à l’objet qu’au contenu, le livre papier reste évidement
irremplaçable. Cependant les lecteurs-voyageurs apprécient de pouvoir amener
toute leur bibliothèque, lire et recevoir des journaux dans un appareil pesant
quelques centaines de grammes et qui a une autonomie plus que respectable (40h
environ).
Le prix est un frein non
négligeable au développement de cette technologie, en effet, outre les liseuses
qui restent chères (100-250€), les versions électroniques restent dans des prix
tout à fait comparables aux éditions papier. Certes les couts d’impression ont
disparus mais des nouvelles charges sont apparues, comme les couts de
numérisation, de conversion de format, de stockage des fichiers, et de TVA, qui
est à 19.6% pour les ebooks contre 5.5% pour les livres papiers.
Reste un point que les pours et
les contres s’arrachent : la pollution, ici chaque partie se réclament moins
polluante que l'autre. Selon une étude commandée par Hachette edition, une
liseuse dégage 250 fois plus de CO2 par à qu'un livre papier, et il faut lire
au moins 80 ebooks pendant 3 ans pour amortir écologiquement une liseuse. Bien
que l'impression de livres papiers consomme des produits chimiques et des arbres. Leur recyclage est quand même
facile alors que celui du matériel électronique n'est pas maitrisé. Donc même
si le débat reste ouvert, le livre papier semble s'en sortir un peu mieux.
Alors révolutionnera ou révolutionnera
pas? Même si sur le papier, le livre électronique a des arguments pour lui, la
liseuse avec sa batterie toujours vide, son écran trop petit, le format du
dernier ebook qui n'est pas reconnu, le fait de ne pas pouvoir prêter un ebook
car verrouillé pour empêcher le piratage... tous ces petits désagréments empêcheront
le livre électronique de percer dans le grand public.
Le livre électronique a au moins
fait parlé de lui et ne laisse personne indifférent dans un secteur où la
dernière évolution majeure remonte à Gutenberg. Et si c'était ça la force du
livre traditionnel? Le livre électronique n'apporte pas vraiment plus de
fonctionnalités qu'un bon vieux livre. Pourquoi transformer, améliorer,
complexifier un objet qui rempli parfaitement sa fonction depuis des siècles? Si
on dit que le génie, c'est quand on ne peut plus simplifier, le livre
électronique n'est pas si génial que ça.
17/11/2009 - [Technologie] L'INTERNET MOBILE - Thomas GRZES
L’objectif,
pouvoir accéder à l’Internet où que l’on soit.
Ainsi, le
développement de l’Internet mobile donne lieu à plusieurs problématiques :
·L’accessibilité
·L’ergonomie
·La qualité de service
·Le choix technologique
Les technologies disponibles et à venir pour l’Internet
mobile
La 2G
L’Internet
mobile a débuté avec la 2G –aussi appelée GSM- qui offrait un débit d’à peine
9.6kbps. Ce faible débit rendait l’utilisation de la 2G très limitée. Avec la
2G sont apparus les premiers services WAP, mais ils étaient chers et lents.
La 2,5G
La 2,5G est
plus connue sous le nom de norme GPRS, elle est apparue en 2001. Elle montre
une réelle évolution par rapport à la 2G, avec une vitesse de transfert 2 à 3
fois supérieure (environ 30kbps).
Le GPRS
marque l’apparition de l’Internet mobile : la navigation sur le web est
désormais possible. On peut même lire ses mails, mais sans pièces jointes.
Il faut
noter que le GPRS n’est qu’une simple évolution du GSM.
La 2,75G (EDGE)
Une
évolution de la technologie GPRS, l’Edge offre des débits supérieurs :
130kbps (16Ko/s) en réception, et 60kbps (7Ko/s) en émission.
La 3G (UMTS)
L’UMTS, 3G,
ou encore appelée mobile troisième génération, c’est une nouvelle génération de
téléphonie mobile.
L’UMTS
permet « d'exploiter une bande de
fréquences plus large pour faire transiter davantage de données et donc obtenir
un débit plus important ».
Les débits
atteints varient en fonction de la distance par rapport à l’antenne relais,
mais ils ne sont pas très éloignés des vitesses de transferts offertes par les
premières offrent ADSL. En effet, les débits obtenus sont d’environ « 64 à 128 kbps (7Ko/s à 16ko/s) en émission
et 128 à 384 kbps (16 à 47ko/s) en réception, même en mouvement (train,
voiture) ».
La 3G permet
le développement de nouveaux services internet tels que la musique, la vidéo ou
le surf avec image, ce qui n’était pas possible avec la technologie GSM/GPRS.
La 3G+ (3,5G ou HSPDA)
Le HSPDA est
une évolution de l’UMTS (comme l’Edge au GPRS). La 3G+ est apparu quelques mois
seulement après la 3G. La 3G+ offre un débit supérieur à la 3G :
théoriquement on pourrait atteindre un débit de 14.4Mbps (soit 1.8Mo/s).
La
technologie embarquée aujourd’hui dans nos téléphones mobiles est la 3G+.
La 4G
Les offres
4G ne devraient pas apparaitre avant 2010, d’après Samsung qui tente de
développer une technologie qu’il voudrait imposer pour la 4G. Cette technologie
utilise un système de communication radio MIMO (comme le MIMO Wifi qui consiste
à multiplier les sources). Le débit théorique que permet d’atteindre cette
technologie serait de 1Gbps (soit environ 120Mo/s).
En
concurrence avec Samsung, Sprint Nextel entend imposer le Wimax comme
technologie de référence.
Le WiMax
C’est une
technologie qui utilise des relais Wifi pour se connecter à Internet. Il y a 2
normes WiMax, une destinée à une utilisation fixe (WiMax Five), et le WiMax
Mobile qui prévoit une possibilité de connexion pour les clients mobiles. Ce
serait alors le développement de la téléphonie mobile sur IP.
L’offre doit s’adapter aux clients
Les 3 gros
opérateurs de téléphonie mobile français, Orange, SFR, et Bouygues Telecom,
veulent inciter de plus en plus de clients à utiliser l’Internet mobile.
Pour cela,
ils doivent étendre leur réseau pour proposer une plus large couverture du
territoire, car ils restent encore des ‘’zones blanches’’ pour la téléphonie
mobile. Les zones blanches sont les zones du territoire français qui ne sont
pas couvertes par les réseaux mobiles. Pour étendre leurs réseaux, les
opérateurs doivent installer de nouvelles antennes relais, ce qui est une
opération très coûteuse (plusieurs dizaines de millions d’euros).
Simulation de
couverture DSL
Rouge=6Mbit/s,
Blanc=zone blanche
L’internet
mobile doit permettre aux clients de se connecter au web d’où il veut, et de
pouvoir surfer et échanger des données.
Ainsi, pour
satisfaire les clients convertis à l’Internet mobile, les opérateurs ne sont
pas les seuls à devoir s’adapter. En effet, surfer sur Internet avec un
téléphone est très différent de surfer avec un ordinateur de bureau,
principalement au niveau de l’affichage : les ordinateurs de bureau on des
écrans d’environ 20 pouces aujourd’hui, contre un écran de 3,5 pouces pour
l’IPhone par exemple. Les sites web doivent donc s’adapter à l’Internet mobile,
et donc utiliser des langages de l’Internet mobile, pour avoir ainsi 2 versions
de leur site web.
Les 2 versions du site
web de LCI
Les usages de l’Internet Mobile
Aujourd’hui,
environ 1/3 de la population française utilise l’Internet mobile, et les jeunes
représentent 54% des utilisateurs.
Les
utilisateurs de l’Internet mobile souhaitent pouvoir se connecter au web de
n’importe où. La plupart utilisent l’Internet mobile pour consulter leur e-mails,
suivre l’actualité ou encore la météo. Par contre, d’autres utilisations
courantes d’Internet sont plus rares pour l’Internet mobile. En effet
l’Internet mobile est peu utiliser pour les achats, les réseaux sociaux, le
blogging ou le jeu.
L’Internet
mobile est utiliser généralement quand l’accès à un ordinateur connecter est
impossible : dans les transports tels que le train par exemple, ou alors
dans les salles d’attentes.
L’Internet mobile se limite-t-il aux téléphones
portables ?
En
recherchant sur Internet, la plupart des réponses pour l’Internet mobile
concerne l’accès au web depuis les téléphones portables. Mais j’ajouterai à
l’Internet mobile, l’utilisation des ordinateurs portables, pour accédez à
Internet de n’importe où. En effet, les opérateurs (SFR, Orange, Bouygues Telecom)
proposent des clés USB 3G/3G+ pour pouvoir se connecter aux réseaux Internet
mobile depuis son ordinateurs.
L’Internet
mobile, c’est aussi le partage de connexion Wifi avec des centaines d’autres
personnes. Il y a de nombreuses personnes qui ouvre leur connexion Wifi aux
autres, et leur offrent ainsi une connexion Internet. Un blog a été créé pour
les utilisateurs de Wifi qui partagent leur connexion Internet sans fil : http://blog.fon.com
On a vu que
l’Internet mobile est surtout utiliser par les jeunes. Pourquoi ? Selon
moi, c’est à cause du fait que les personnes sont de plus en plus accros à la
technologie et passent de plus en plus de temps sur Internet. Cela marque
forcément les nouvelles générations qui sont nés et ont grandis avec
l’Internet, alors que les personnes les plus âgées ont vécu sans Internet, sans
téléphones portables, et ne se sont par forcément adaptées à ces technologies
ou n’en ont tout simplement pas l’utilité. Bien que cela puisse faire penser à
un isolement plus prononcer des personnes, l’Internet mobile est un grande
avancée technologique qui peut-être très utile. Et en étant connecté à
l’Internet, on s’isole de son entourage direct (géographiquement) mais on est
ouvert sur tout un monde.
8/11/2009 - L'utilisation du web pour l'instrumentation virtuelle - Jean-Jacques BOIS
L'utilisation du web pour l'instrumentation virtuelle
Contrôle distant, mesure, et surveillance
1.] L'instrumentation Virtuelle
Les prouesses réalisées par les technologies de l'internet et les nombreux protocoles web n'ont évidemment pas échappés au monde "technique" de l'industrie, et notamment au milieu de l'instrumentation virtuelle.
Qu'est-ce que l'instrumentation virtuelle ? Selon la définition de National Instruments - société leader en matière d'instrumentation (au niveau matériel et logiciel), avec notamment l'ensemble de ses jeux de cartes d'acquisition et son logiciel phare LabVIEW - : "Un instrument virtuel consiste en un PC ou une station de travail [...] qui possède les mêmes fonctions qu'un instrument de mesure traditionnel".
On imagine alors immédiatement l'intérêt de ce type d'instrumentation qui, "par opposition aux systèmes d'instrumentation traditionnels centrés sur le matériel, [...] sont centrés sur le logiciel qui exploite la puissance de calcul, la productivité, l'affichage et toutes les connexions disponibles sur les PC et les stations de travail.".
2.] L'instrumentation Virtuelle sur les réseaux
Maintenant convaincu du grand intérêt de cette technique, regardons plus en détail sa mise en oeuvre dite "distante", via un server web. En effet, le logiciel LabVIEW de National Instruments intègre un serveur web qui permet de publier l'instrument virtuel sur le réseau (que ce soit un réseau local ou sur l'Internet). Ainsi, depuis n'importe quel poste du réseau, il est possible d'accéder à la visualisation, voire au contrôle de l'instrument virtuel, et tout cela, à distance, que l'on soit à 10m ou aux antipodes de la station "serveur" !
3.] Des exemples concrets d'application
A titre d'exemple, prenons le cas d'un VI (Virtual Instrument = instrument virtuel) qui assure le contrôle de la rotation d'un moteur. Ce dernier affiche en permanence la vitesse de rotation du moteur, sa température, ainsi qu'un graphique représentant les variations de température pendant les 30 dernières minutes. Il affiche un warning lorsque la température dépasse un seuil limite.
Imaginons ce moteur placé dans une enceinte fermée pour des raisons de sécurité (i.e. manipulation d'objets radioactifs), l'opérateur ne pouvant se trouver sur place, doit agir et surveiller en permanence le moteur depuis sont poste de contrôle de l'autre côté du bâtiment.
Après lancement du VI sur la machine serveur, il suffira à l'opérateur d'ouvrir son navigateur internet, d'accéder à l'URL correspondante à son VI distant (éventuellement à s'identifier si l'accès est sécurisé par mot de passe), et il pourra alors assurer le contrôle de l'interface exactement de la même manière que s'il était devant la machine qui réalise les mesures.
Ci-dessous un aperçu de la "Face-avant" (Interface visible du VI qui permet d'en assurer le contrôle) via le navigateur web Firefox de l'opérateur.
Aperçu de la face-avant du VI de contrôle
Notre exemple était fictif afin d'avoir un aperçu du procédé, mais un très grand nombre d'entreprises utilisent ce système. Deux exemples sont disponibles dans les références ci-dessous, à savoir l'utilisation des technologies du web pour la surveillance de l'étanchéité du "réseau hydrant" de l'aéroport de Paris-Orly (réseau de distribution du Kérosène) qui fonctionne en continu 24h/24 pendant plusieurs années consécutives, ou encore sont utilisation dans le contrôle des installations ferroviaires du RER (RATP), via deux caméras qui détermine par "stéréovision" l'usure des caténaires.
4.] Une technologie indispensable cacherait-elle une terrible hégémonie ?
Si l'on recherche sur Google "Instrumentation Virtuelle" ou "Virtual Instrumentation" en anglais , on voit nettement que la majorité des liens proviennent du site web de National Instruments (NI), et pour ceux qui ne sont pas officiels, ils citent quasiment tous National Instruments ou l'un de ses produits phares tel que LabVIEW ou LabWindows/CVI...
On pourrait donc en venir à se demander où est la concurrence ? Quelles sont les grosses entreprises qui font face à NI en proposant des produits compétitifs pour des applications équivalentes ? Et bien la réponse est somme toute assez simple... il n'y en a pas. C'est d'ailleurs ce qui permet à NI de continuer d'investir autant de manière aussi significative (jusqu'à 10% par an !) en Recherche et Développement, creusant de plus en plus l'écart avec toute éventuelle société qui serait tentée de se lancer dans l'aventure. On peut donc dire que "Dr. Truchard", PDG de National Instruments, créateur de LabVIEW (qui a d'ailleurs commencé sa carrière chez HP...), a su imposer son nouveau type d'instrumentation au monde entier.
Nous pouvons regarder ci-dessous l'évolution du cours de cette entreprise au cours de la dernière décénie: une croissance rapide, qui a toujours su se tenir bien au-dessus de la moyenne !
Evolution du cours boursier de National Instruments (NATI) et comparaison à celui du Nasdaq
Comment entrenir également à moindre coût une telle position dominante ? Il suffit de prendre une exemple comme celui de l'INSA avec la mise en place d'un partenariat "gagnant-gagnant" entre le département de Physique (qui a une spécialisation "instrumentation") et NI. Ceci permet donc à la fois aux étudiants de bénéficier de matériel de qualité et de licences logicielles offertes gratuitement, tout en assurant à l'entreprise que lorsque ces futurs ingénieurs seront confrontés à une réalisation technique autour de l'instrumentation, ils se pencheront simplement et directement sur les produits de sa marque car ce sont des produits qu'il connaît, sur lesquels il a été formé, et qu'il maîtrise plus que toute autre solution "pseudo-équivalente"...
L'hémégonie flagrante de National Instruments dans l'industrie est donc fondée sur son omniprésence, que ce soit sur le marché industriel de l'instrumentation ou encore dans la formation des ingénieurs et techniciens. Mais il n'en reste pas moins que la principale raison de son succès réside dans sa capacité et sa volonté de développer sans cesses de nouveaux produits à la point de la technologie par un investissement colossal en Recherche et Développement.
2/11/2009 - Actualités : Les écoles de hackers, une défense contre le cyber-terrorisme ? - VEZARD Laurent
Le cyber-terrorisme définit l’action
de dégrader, de modifier voir même de détruire un flux de données, d’informations
ou encore le système informatique d’un pays. Ces attaques sont souvent perpétrées
à l’encontre d’un pays afin de le paralyser ou de causer un maximum de dégâts
aux données dont il dispose.
Les raisons de telles
actions sont de différentes natures. Certaines sont idéologiques comme le
montre l’attaque de l’Estonie en mai 2007 qui avait pour but de protester
contre le retrait d’une statue commémorative de la seconde guerre mondiale dans
le centre ville de la capitale. Il y a également des raisons politiques et on peut
cette fois penser à l’attaque perpétrée par des nationalistes russes contre le
site internet duprésident ukrainien Viktor Yushchenko en octobre 2007 [1].
Selon un rapport
de l’institut de recherche américain, The Computer Science and Telecommunications
Board, "Le voleur moderne peut voler
plus avec un ordinateur qu'avec un fusil. Le terroriste de demain peut causer
plus de dégâts avec un clavier qu'avec une bombe".[2]
Cette
affirmation permet de se rendre compte de l’impact du cyber-terrorisme et du
danger qu’il représente. En effet, notre société est de plus en plus dépendante
de l’informatique et de l’environnement
internet. Les transactions bancaires, les dispositifs de santé, les réseaux de
transports sont des exemples de domaines dans lesquels l’informatique
tient un rôle primordial. Il est au cœur de notre société et une attaque
cyber-terroriste pourrait causer d’importants dégâts et paralyser de nombreux
services. En effet, les cibles sont nombreuses et il est compliqué de se
défendre contre de telles attaques. Comme l’indique Mr Patrick Chambet [3], on
peut par exemple penser aux installations de gestion des télécommunications, aux sites de distribution d'énergie (centrales
nucléaires, EDF), aux installations de régulation des transports ( réseau aérien,
maritime ou routier) ou encore aux institutions financières, bancaires et aux services
gouvernementaux (sécurité sociale, assurance maladie, sites institutionnels).
Aussi, la question qui se pose est la suivante : comment se
protéger et se défendre contre un ennemi invisible ?
En effet, les attaques cyber-terroristes
peuvent venir de n’importe quelle partie du globe. Une attaque cyber-terroriste
coûte bien mois cher qu’une bombe. De plus, il est beaucoup plus compliqué d’en
retracer l’origine avec certitude. Une riposte est donc difficilement
envisageable. De plus, les force armées utilisent souvent des systèmes GPS pour
se localiser ou encore les réseaux de télécommunications pour communiquer
lorsqu’elles sont sur le théâtre d’une opération militaire. Une cyber-attaque
aurait donc encore plus de poids dans le sens où elle perturberait la réponse
militaire du pays cible. Ainsi, de nombreux pays n’arrivant pas à faire
entendre leurs opinions et/ou n’ayant pas les moyens de se défendre militairement
pourraient avoir recours à des attaques cyber-terroristes (avec des effets
décuplés comme le soulève la citation du The Computer Science and Telecommunications
Board).
Ainsi, devant de telles menaces,
certains pays comme les États-Unis ou la Grande Bretagne réagissent en créant
des écoles ayant pour but de former des hackers afin de protéger le pays d’éventuels
attaques. Les États-Unis ont ainsi lancé un concours visant à recruter 10 000
jeunes talents pour renforcer son potentiel de défense [4] [5] . De
la même façon, la Grande Bretagne va ouvrir une "Hacker Academy" [6] afin
de former des hackers aptes à défendre leur pays. L’initiative anglaise va plus
loin dans le sens où les élèves pourraient être recrutés par des entreprises
dans le but de sécuriser leurs dispositifs informatiques.
La tendance semble
donc être de former des hackers surdoués afin de défendre le pays contre des
attaques potentiels. De plus, le Conseil de l’Europe, élaborée à Varsovie le 16
mai 2005, a adopté une nouvelle convention visant à accroitre l’efficacité dans
la lutte contre le terrorisme. On peut s’interroger sur l’efficacité de telles
mesures.
Sources :
[1] : Définition du
cyber-terrorisme sur wikipédia :
20/10/2009 - [Technologie] L’e-mail sémantique : envoyer des mails sans avoir besoin d’adresses; Dimitri Cognet
Le web sémantique A l’heure où le web 2.0 a la cote, le fait de parler du web sémantique comme de l’hypothétique web 3.0 peut paraître prématuré. Cependant, le web sémantique serait une vraie révolution. En effet, grâce au web 2.0 l’internet a fortement développer les réseaux sociaux, mais pas le principe du web. Ce que propose le web sémantique, c’est : « s'appuyer sur la fonction primaire du Web "classique" : un moyen de publier et consulter des documents. Mais les documents traités par le Web sémantique contiennent non pas des textes en langage naturel (français, espagnol, chinois, etc.) mais des informations formalisées pour être traitées automatiquement. Ces documents sont générés, traités, échangés par des logiciels ». Les logiciels se baserait donc sur le fond, le sens des phrases, et non sur la forme (les caractères et les mots) Par exemple, effectuer 2 requêtes dans Google ayant exactement le même sens ("Président des États-Unis d’Amérique" et "Chef d’Etat américain"), affiche 2 listes de résultats différentes. Si un moteur de recherche sémantique performant voit le jour, il devrait être capable d’afficher une seule liste de résultats pour toutes les recherches de sémantique identique.
Envoyer un e-mail sémantique De la même façon que le web sémantique, les e-mails sémantiques sont peut être le futur des courriers électroniques. Michael Genesereth, professeur d’informatique à l’Université californienne de Stanford a développé le programme SEAmail (Semantic E-mail Addressing) actuellement en cours de test. Le principe de ce programme d’e-mail sémantique est de destiner un courrier électronique à une personne, et non plus à une adresse électronique. “Nous avons besoin d’envoyer des messages à des personnes ou à des fonctions, pas nécessairement à une chaîne de caractères” explique Michael Genesereth. En effet, les adresses ne sont pas forcément évidente à retenir, pas facile à trouver et peuvent changer au cours du temps. Ainsi, l’idée est de caractérisé la personne a qui on veut envoyer un e-mail, et le logiciel se charge de trouver l’adresse actuellement utilisé par le destinataire. Comme on peut le voir sur la capture d’écran du programme, le logiciel s’utilise comme un moteur de recherche, en spécifiant des critères sur le destinataire. L’interface de ce programme est la suivante :
Un autre avantage de ce programme réside dans le fait de pouvoir envoyer des e-mails à des groupes, répondant à un même critère (par exemple, "tous les professeurs diplômés de l’université depuis 1960").
Le spam créer et gérer par SEAmail
Cependant, le fait de pouvoir envoyer des e-mails aussi facilement a des groupes pourrait entrainer une augmentation du nombre de spam dans nos boites aux lettres. Un spam désigne une communication électronique non sollicitée, en premier lieu via le courrier électronique (des mails de pub non voulu grossièrement). Mais les concepteurs du programme SEAmail ont bien sur anticipé ce genre de manœuvre malsaine et à donc une solution d’anti-spam. L’idée est une fois encore d’utiliser la sémantique, et de créer ainsi des filtres « intelligent » qui se baseraient sur des critères pour définir une liste noire et une liste blanche des critères des personnes envoyant les messages.
Utilisation de ce type de programme Le problème à l’heure actuel de ce type de programme réside dans le fait que “pour parvenir à ce que le système réalise son potentiel, nous avons besoin de données enrichies sur les gens auxquels vous souhaitez envoyer des messages, leurs centres d’intérêt ou leurs fonctions précises.” Le défi technique est que le logiciel soit capable de mettre à jour et d’utiliser plusieurs bases de données, selon ses besoins. Le plus difficile étant d’arriver à faire que le logiciel utilise de bonnes bases de données : les lacunes de mises à jour de l’information pouvant rapidement dégrader la qualité du logiciel. Cela rend donc difficile l'utilisation de ce programme à l’échelle mondiale, mais ce système prend tout son sens sur les réseaux d’entreprises ou sur les campus par exemple.
Actuellement en cours de test sur le campus de Stanford en Californie, les résultats de ces tests devraient nous en dire plus quant à la possible mise en application de ce genre de programme un peu partout sur les réseaux fermé.
20/10/2009 - phénomène internet: L'émergence des artistes par internet, Lucie Albou
L'émergence des artistes par internet
De nos jours beaucoup d’artistes musicaux que nous connaissons se sont fait découvrir par le biais d’internet, comme c’est le cas pour Lily Allen, chanteuse, compositrice britannique. En effet qui n’a pas entendu la chanson smile à la radio ?Et bien cette chanteuse très réputée de nos jours s’est elle-même fait découvrir par le biais du site myspace en y présentant ses compositions.
Ce qui nous amène à nous poser la question, quelles sont ces sites qui permettent à pleins de jeunes artistes de s’exprimer, à qui profite ces sites et quels en sont les principaux acteurs ?
Tout d’abord myspace est un site basé sur le réseau social, on peut sur ce site, en s’inscrivant, créer son propre blog et y héberger bon nombre d’informations personnelles. Ce site est aujourd’hui réputé pour ces nombreuses pages de musique que ce soit groupe de musique ou chanteurs.
A qui profitent ces sites ?
Ce site est avant tout un moyen de faire sa propre publicité, pour tous les internautes musiciens, le premier but de myspace est de faire sa propre promo, en ayant un maximum « d’amis » et ainsi en pouvant communiquer des démos, des photos, des dates de concerts….
Mais surtout ces sites sont un enjeu économique pour de gros groupes de communication tel que News Corporation qui a racheté myspace.Tout d’abord toutes les pages myspace créent surtoutun support de publicité, vous ne verrez jamais une page myspace sans publicité.
Prenons par exemple les producteurs de disques. En effet ce réseau social permet aux producteurs de disques non seulement de juger du succès de leur chanteur, mais aussi de découvrir de nouvelles stars de la chanson. Comment cela est-ce possible ? Il suffit que ces entreprises observent le nombre de visites d’internautes sur un espace de musique pour savoir si ce chanteur aura ou non un potentiel succès, et ainsi se demander si oui ou non il faut investir en eux. Enfin si le succès est au rendez-vous ils peuvent aisément inclure toutes les dates de concerts, des morceaux du nouvel album. C’est un réel outil de publicité.
Les principaux acteurs ?
Pour ce qui est des principaux acteurs ceux sont avant tous les internautes qui mettent en avant leur vie, et leur loisir (musique, photographie, vidéo…), c’est grâce aux internautes que ces sites fonctionnent. En effet on comptait en 2008, 50 milliards de pages vues par mois.
Chaque internaute peut utiliser ce site pour créer sa propre publicité pour se mettre en avant, pour se faire découvrir.
Il est évident que le monde de la communication et du marketing est présent sur ce genre de site mais comme le souligne le chanteur du groupe The Mars Volta :
« Tu peux laisser l'industrie t'utiliser ou bien tu peux l'utiliser ».
Et vous qu’en pensez vous ? Que représente myspace pour vous, un outil où chacun peut s’exprimer, un nouvel outil social comme facebook, ou bien un nouvel outil publicitaire ?
20/10/2009 - [technologie] Rolltop et la technologie OLED - Elia Picault
Rolltop et la technologie OLED*
Article écrit par Elia Picault
* Organic
Light-Emitting Diode
Avez-vous déjà imaginé à quoi pourrait ressembler l’ordinateur de
demain ? Difficile de l’imaginer plus fin quand on a vu un MacAir, ou plus
petit après l’ère des netbooks… Pourtant votre vision des ordinateurs risque
fort d’être complètement chamboulée dans les années à venir. En effet, si vous
ne vous étiez peut être pas vraiment penchés sur cette question jusqu’à
aujourd’hui, d’autres l’ont fait et le résultat a de quoi faire rêver. C’est
notamment le cas de ce jeune designer allemand Evgency Orkin qui est à
l’origine du concept innovant du Rolltop. Bien qu’encore à l’état de concept,
ce Rolltop n’a pas fini de faire parler de lui et les ordinateurs d’aujourd’hui
ont bien du souci à se faire : fini les iTablet, MacBook et autres
netbooks et place au laptop enroulable !
Le plus simple pour bien comprendre ce principe révolutionnaire et
d’aller directement voir la vidéoprésentant le Rolltop à l’adresse ci-dessous :
Et ce n’est pas de la SF, ce concept futuriste est rendu possible
grâce à la technologie OLED qui permet d’obtenir un écran entièrement flexible.
Cette technologie d’affichage sur écrans a été brevetée pour la
première fois en 1987 par Kodak, et les premières applications commerciales
sont apparues dix ans plus tard. Actuellement la technologie OLED est utilisée
pour des écrans de petites tailles, notamment ceux des téléphones portables ou
des appareils photos numériques. Mais les possibilités futures d’utilisation de
ladiode
électroluminescente organique (DELO en français) sont
multiples et cette technologie devrait, à terme, finir par remplacer
l’affichage LCD et les écrans plasma.
Le principe de cette technologie est basé sur l’utilisation de trois
diodes superposées (bleue, rouge et verte) qui émettent leur propre lumière
lorsqu’elles sont alimentées par un courant électrique. Ce qui les démarque
d’autres types d’affichage comme les écrans à cristaux liquides qui nécessitent
un rétro-éclairage, et permet donc « une économie
d’énergie non négligeable ainsi qu’unencombrement réduit et un
avantage certain concernant la flexibilité des écrans »
(source : Référence 3).Ces diodes sont constituées d’un semi-conducteur organique qui est
entouré par une cathode métallique et une anode transparente.On utilise en général un support en
verre, ou en plastique dans le cas des applications pour écrans flexibles.
Pour plus d’informations sur la technologie OLED, je conseille le lien
suivant :
Et pour une
illustration originale du principe de fonctionnement de la technologie OLED par
le professeur Vladimir Bulovic du MIT, avec pour acteur principal un cornichon,
je plébiscite cette vidéo :
Au vu des nombreux avantages de cette technologie on peut facilement
imaginer qu’elle va envahir le marché dès qu’elle sera mieux maîtrisée. Mais
quelles sont donc les applications de cette technologie ? Comme dit
précédemment, elle est déjà utilisée pour les téléphones portables et les
appareils photos numériques et sera forcement adaptée pour nos écrans d’ordinateur
et de téléviseur. Mais cela ne s’arrêtera certainement pas là ! Samsung a
déjà prévu d’utiliser cette nouvelle technologie pour rendre les écrans des
téléphones portables souples mais surtout incassables, comme l’illustre cette
vidéo où l’écran est soumis tout simplement au test du marteau (âmes sensibles
s’abstenir !) :
Et Sony a déjà plusieurs pistes d’exploitation prévues comme on a pu
le voir lors du salon Ceatec qui a eu lieu en octobre au Japon, où ont été
présentés notamment les prototypes d’un PC portable Vaio doté d’un double écran
Oled d’une épaisseur de 0,2 millimètres, d’un eBook Reader ainsi que d’un
baladeur de la gamme Walkman se portant au poignet (cf. Réf 6). De plus cette
technologie est même utilisable en temps qu’éclairage écologique !
Personnellement je pense que la technologie OLED a toutes les chances
de rapidement s’imposer dans les années à venir, et qu’elle devrait permettre
de révolutionner de nombreux domaines grâce à ses applications pour écrans
flexibles. Qui ne rêverait pas de remplacer son ordinateur portable par le
Rolltop : moins encombrant, ayant une meilleure qualité d’image et consommant
moins d’énergie électrique ? Mais il faudra attendre encore quelques
années avant que cette technologie soit utilisée pour des applications telles
que les écrans d’ordinateur et de téléviseur qui sont d’une toute autre
dimension que les écrans de téléphones portables... Et certainement encore plus
avant qu’on trouve le Rolltop sur le marché. Mais rien n’empêche de rêver et d’imaginer
d’autres domaines où cette technologie trouverait des applications…
20/10/2009 - Actualité - Google book face à la justice - Thomas Guillo
Par Thomas Guillo
Google books est un des nombreux services proposé par Google. Il s’agit d’une vaste bibliothèque en ligne. Lancé en 2004 aux Etats-Unis, 10 millions de livres ont déjà été scannés et mis en ligne dans cette bibliothèque numérique.
Google se réserve le droit de scanner tout livre « non disponible », c'est-à-dire les livres qu’on ne trouve plus dans le commerce et ce sans l’accord des ayants droit. Concernant les livres « disponibles », un accord passé entre Google et des syndicats d’auteurs et d’éditeurs prévoit la répartition suivante des bénéfices liés à l’exploitation des titres mis en ligne : Google percevra 37% des bénéfices, les 63% restants revenant aux auteurs et éditeurs.
Evidemment ce processus soulève certaines questions en matière de droits d’auteurs et « d’abus de position dominante ». En effet le fait qu’un livre ne soit plus disponible ne signifie pas qu’il n’appartient plus à personne. Cette numérisation de masse, limitée à ce jour aux seuls ouvrages américains s’apprête à débarquer en Europe. Le ministre de la culture François Mitterrand ainsi que son homologue allemand ont déjà fait savoir qu’ils n’étaient pas favorables à cette numérisation des ouvrages européens. Cette opposition repose essentiellement sur la conception différente du droit d’auteur qu’ont les Européens et les Américains. Le principe de droit moral, spécificité du droit d’auteur en Europe, est un concept qui n’existe pas aux Etats-Unis. Ce droit est destiné à garantir le respect de l’œuvre. Dans la mesure où Google est basé aux Etats-Unis, cela constitue une source d’inquiétude pour les ayants droit européens.
Le 24 septembre 2009, le groupe La Martinière (propriétaire d’une société d’éditions) a attaqué Google en justice. L’avocat du groupe, Me Colin a déclaré ceci : « Le système de Google est illégal, il est dangereux et il est dommageable pour les éditeurs ». Selon lui la numérisation est un acte de reproduction. Il a également insisté sur la dimension commerciale de cette méga-bibliothèque : « Ce service est gratuit pour Google, gratuit pour l'internaute, mais pas pour l'annonceur ». Le groupe LaMartinière a demandé 15 millions d’euros de dommages et intérèts. Verdict le 18 décembre.
En guise de conclusion (mais surtout de réflexion) voici ce qu’a déclaré Alexandra Neri, avocate de Google, en réponse à l’avocat de La Martinière : « ce que fait Google est absolument légal. Nous n'avons jamais nié que les Editions du Seuil détiennent les droits sur les oeuvres papier, mais elles n'ont jamais prouvé qu'elles avaient les droits sur les versions numériques de ces oeuvres. »
Comment se passe la numérisation ?
La technique de numérisation utilisée est appelée : le mode image. Elle fonctionne aussi bien pour un texte que pour une image ou une photo. Pour effectuer ce lourd travail de numérisation, on utilise des scanners dits « de production », créés spécialement pour cette tâche. Ces scanners peuvent scanner de très grosses quantités de pages non reliées mais également des livres avec reliure grâce à des mécanismes permettant de tourner automatiquement les pages. Cette technique a été adoptée car elle est beaucoup moins couteuse que la technique dite du « mode texte », consistant à taper tous les textes au clavier. Le problème qui se pose alors est le stockage des informations scannées. En effet un fichier image prend beaucoup plus de place qu’un fichier texte et donc il nécessite de plus grands espaces de stockage. Il sera également plus long à télécharger. La compression du fichier peut alors apparaître comme une alternative intéressante, surtout si on souhaite conserver la mise en forme d’origine. Dans le cas contraire on a recours à la ROC (reconnaissance optique de caractères). C’est un procédé qui permet de convertir en mode texte un document scanné grâce à des logiciels spécifiques qui « déduisent la valeur Ascii des signes typographiques à partir des configurations de points ». Ce procédé, qui n’en est encore qu’à ses débuts présentent malheureusement quelques inconvénients. En effet sa précision n’est pas parfaite et il est donc nécessaire de procéder à des vérifications. De plus, cette méthode n’est pas applicable sur certains types de documents tels que les journaux car le contraste entre le texte et la couleur de fond n’est pas assez marqué.
Comment le site fonctionne t-il ?
Tout d’abord rendons-nous sur Google books. L’interface du site est relativement simple et intuitive. Pour rechercher un ouvrage il suffit de taper son nom ou celui de son auteur dans la barre de recherche. Apparaissent alors les différentes propositions dans la barre déroulante prévue à cet effet. Il ne reste alors plus qu’à valider la recherche. Je précise également qu’un mode de recherche avancée est disponible.
Une fois la recherche terminée, plusieurs résultats apparaissent à l’écran. On retrouve pour chacun les informations suivantes : titre du livre, auteur, date de publication, nombre de pages, page de couverture. Apparaissent également certaines informations complémentaires :
-Affichage du livre en entier, permet de consulter l’œuvre dans son intégralité
-A propos de ce livre, permet d’obtenir diverses informations sur l’ouvrage (date de numérisation, provenance de lu livre, liens annexes, etc.)
-Ajouter à ma bibliothèque, permet d’ajouter le livre à notre bibliothèque électronique
-Télécharger,permet de télécharger l’ouvrage au format PDF
-Rédiger un commentaire, permet de poster un commentaire sur l’ouvrage
Voici d’autres informations qu’il est parfois possible de consulter : table des matières, meilleurs passages, références issues de pages web, références universitaires, livres sur des sujets connexes, …
Si l’ouvrage n’est pas consultable dans son intégralité, le lien « affichage du livre entier » disparaît alors au profit de « aucun aperçu disponible » ou « affichage d’extraits ». Ceci dépend évidemment des accords conclus entre Google et les différents éditeurs.
Je pense personnellement que le site Google books est une bonne chose. En effet avoir accès en quelques clics seulement aux plus grands ouvrages de notre littérature n’a pas de prix. Concernant les œuvres récentes, il est évident qu’une numérisation n’est pas à envisager (pas tout de suite en tout cas), mais passé un certain temps (ouvrage plus disponible en librairie) je trouverai tout à fait normal de pouvoir y accéder via Google books, sachant que les auteurs continueront à percevoir des droits sur les téléchargements. Malgré leurs réticences je pense quand même qu’ils n’ont pas encore trop de soucis à se faire pour l’instant. En effet seriez-vous capables de lire un livre de 500 pages en format PDF sur votre PC ? Personnellement la réponse est non. L’ouvrage numérique est encore loin d’être aussi confortable que son homologue physique. Quand est t-il des ebooks me direz-vous ? Peut-être rendront-ils la lecture numérique plus appréciable ? Il est encore trop tôt pour le dire, ceux-ci n’en étant encore qu’à leurs débuts. Pour conclure sur ce sujet je dirai que les livres ont encore de beaux jours devant eux.
Avant l'apparition d'internet, la transmission de l'actualité se
faisait du journaliste vers le citoyen, via trois média : presse
papier, radio, télévision. Depuis, les habitudes ont changé. Il est
désormais
normal d'aller chercher des informations sur Internet : météo,
actualité, info traffic... tout ce dont on a besoin, quand on veut,
comme on veut, et même d'ou on veut grâce à l'internet mobile. Cet
accès continu à l'information est une chose. Mais en plus de ce flux
unidirectionnel du journaliste vers le citoyen, se développe un flux
complémentaire qui tend à aller dans la direction opposé.
Cette
tendance est possible grâce à l'émergence du web dynamique, et plus
spécifiquement du Web 2.0, qui permet aux internautes peu expérimentés
d'intéragir avec un site et, le cas présent, de proposer du contenu
très facilement. Parmi les technologies les plus utilisées, on peut
citer PHP (The PHP Group, Open source) et JSP (Sun Java), qui
permettent de générer dynamiquement des pages web en récupérant des
informations à la fois depuis des bases de donnée en ligne et depuis l'ordinateur de
l'internaute.
"Réagissez en laissant un commentaire", "Envoyez nous un mail si vous
avez vécu cette situation", "Venez chatter avec notre invité après
l'émission", "Posez vos questions en temps réel", etc. Ce sont autant
de phrases que vous pouvez lire sur des sites d'actualité tels rue89.com, nouvelobs.com, lemonde.fr
ou entendre dans les journaux télévisés de Canal+, TF1, etc. Donner
autant d'importance aux réactions des citoyens ne remet pas en cause la
qualité des ces médias. Au contraire, citons l'exemple du site rue89.com, qui laisse même la possibilité aux citoyens de proposer des sujets d'articles aux journalistes : il a reçu le 15 juin 2009 le prix CB News du meilleur site d'information, décerné par un jury de professionels. Cette interaction entre les gens qui
informent et ceux qui s'informent est désormais un fait acquis.
Plus
loin que la réaction et la proposition, l'internaute peut même évaluer
un contenu, qu'il ait été rédigé par un journaliste (article) ou un
autre internaute (commentaire). Les internautes sont ainsi placés au
coeur du système, grands gurus de l'information.
On assiste ici à l'apparition d'un nouveau fait de Sociéte, où tout
citoyen devient source d'information et peut partager sur la toile ses
réflexions. C'est positif dans le sens où les citoyens peuvent
facilement compléter l'article d'un journaliste par leurs témoignages
et même faire remonter une information qui est passée inaperçue auprès
des médias. Cependant, on peut se demander si les citoyens, malgré la
force de leur vécu et la conviction de leurs propros, ont les
connaissances et compétences nécessaires pour prétendre à un poste de
journaliste. Si les sites utilisant ces procédés ne font pas attention,
ils peuvent vite se transformer en un lieu de propagande, où analyse et
impartialité des journalistes laissent place à la subjectivité et
l'implication des citoyens vis à vis du sujet d'actualité. Rue89, par
exemple, ne tombe pas dans le piège, comme nous pouvons le voir dans
cet article du 13 février 2009 traitant de la présence policière en Martinique et Guadeloupe.
20/10/2009 - [Technologie] les applications pour iPhone - Christophe Hamon
En 2007, Apple a dévoilé son iPhone. Plus qu'un simple téléphone portable, c'est un smart phone : un téléphone "intelligent". Il est couplé à un PDA (Personal Digital Assistant, assistant numérique personnel), gérant agenda, carnet d'adresse, ... Jusque là, rien d'impressionnant, mais il permet aussi l'accès à Internet mobile, la bureautique, le multimédia et les jeux, tout cela via des applications.
Les Fonctionnalités Apple L'iPhone peut être considéré comme un iPod, le baladeur de la marque Apple, amélioré. En effet, il lit les mêmes formats multimédia (musiques, livres audio, podcasts, clips vidéos, films, séries télévisées, photos) et se synchronise tout comme lui à l'aide du logiciel iTunes. Il permet également l'accès à une version optimisée de YouTube. Il peut également accéder à une version simplifiée de l'iTunes Store, permettant de rechercher le magasin en ligne, d'écouter des extraits musicaux, d'acheter et télécharger de la musique ainsi que des podcasts.
L'innovation majeure de l'iPhone est la possibilité de pouvoir interagir avec l'écran à travers une interface tactile très intuitive qui permet d'utiliser deux doigts simultanément. Avec par exemple la possibilité d'utiliser le CoverFlow dans sa bibliothèque musicale en faisant défiler les pochettes d'album avec ses doigts sur l'écran tactile. Ou encore le visionnement de photos, dont on change la taille ou l'orientation d'un seul geste de deux doigts. On peut aussi par un simple contact sur l'écran envoyer par courriel une photo à un contact pioché dans le carnet d'adresses intégré.
Les Applications de l'iPhone Sur l'iPhone, tout est application. Jeux, lecteurs multimédia, tout est possible en utilisant les fonctionnalités de l'appareil. On peut découvrir des jeux totalement dédiés à l'iPhone profitant de toutes ses fonctionnalités tactiles et de l'accéléromètre. Le kit de développement pour iPhone a été présenté le 6 mars 2008 par Steve Jobs, le PDG d'Apple.(http://www.apple.com/quicktime/qtv/iphoneroadmap/) Ce kit de développement n'est pas seulement destiné aux professionnels, mais aussi aux particuliers. Il est téléchargeable gratuitement sur le site d'Apple(http://developer.apple.com/iPhone/program/) et permet de développer et de les tester vos propres applications. Dès le 1er weekend, ce kit a été téléchargé 100 000 fois. Il vous faudra néanmoins un ordinateur Apple et apprendre un nouveau langage informatique. Une fois développée, vous pouvez proposer votre application sur l'appleStore, sous réserve d'une inscription qui coute 99$, et définir son prix. Apple en prendra 30%, donc ne rêvez pas, avant d'être millionnaire, il faudra attendre longtemps. Ensuite, les utilisateurs d'iPhone pourront télécharger votre application. Chaque jours, de nouvelles applications sont ajoutés et le 4 Novembre 2009, l'AppStore atteint les 100 000 applications (http://www.apple.com/pr/library/2009/11/04appstore.html)
Quelques chiffres : 2 000 000 000 téléchargements 100 000 Le nombre d'applications 20 000 Le nombre d'applications disponibles en français 2.5 $ Le prix moyen des applications sur l'AppStore 33% des applications sont des jeux 25% des applications sont gratuites.
Une sélection des applications Je n'ai personnellement pas d'iPhone, mon téléphone portable n'a même pas d'appareil photo. J'ai fait des recherche parmi les applications disponible et voici une petite sélection de ce que l'on peut trouver :
G-park : en quitant votre voiture, cette application sauvegardera sa position grâce à la fonction GPS et pourra ensuite vous aider à la retrouver. Métro Paris : idéal pour visiter la capitale. Shazam : Cette application "écoute" la musique et est capable de vous en donner le titre et l'artiste. Et bien sur vous propose de l'acheter sur l'iTuneStore. iSebastien : Utilisant l'accéléromètre, faites tourner votre iPhone et Patrick Sébastien vous chantera ses plus grands titres TomTom Navigator : le constructeur de GPS propose toute la cartographie de la France. L'équipe : suivez les scores et classements en direct.
L'intérêt des application Ces applications sont faites, soit pour nous amuser et faire passer le temps, comme les jeux et le multimédia, soit pour nous faciliter la vie. Mais les utilisateurs deviennent de plus en plus dépendants. Maintenant, ceux qui perdent leurs GPS ne sont plus capables de rentrer chez eux. Et sans téléphone, incapable de retrouver ses amis en villes. Je n'ai pas d'iPhone et avant d'écrire cet article, ça ne désintéressait pas. Pourtant, beaucoup de ces applications sont intéressantes : pourvoir avoir accès a mes e-mails en permanence ou encore trouver restaurants, bars, parkings ou toilettes publiques en un seul clic.
Si vous avez un iPhone, quel type d'application utilisez vous ? Si vous n'en avez pas, qu'est ce qui peut vous donner envie de vous en procurer, qu'est ce qui vous rebute ?
20/10/2009 - [Actualité internet] - Google Wave ; Thomas Dupoiron
Google Wave - Une nouvelle façon de surfer
Peut-être en avez-vous entendu parler, Google espère que vous ne pourrez plus vous en passez. Wave est un nouveau service web, visant à révolutionner notre façon de communiquer par Internet. Conçu par Google et pour les possesseurs d'un compte sur leur site, il a pour but principal de rassembler la messagerie électronique et la messagerie instantanée sur une même plateforme.
Mais Google ne s'arrête pas là. Aujourd'hui, de nombreux outils Internet (twitter, facebook, youtube, MSN, skype, flickr...) nous permettent d'échanger des messages, photos, vidéos, etc. Les consulter chaque jour prend du temps, et demande à l'utilisateur d'être habile pour passer d'un site à un autre. Wave a pour but de rassembler toutes ces données, afin qu'elles soient visualisables à partir d'une seule page, et que les images, les vidéos, puissent être consultées directement sur la plateforme.
Google souhaite également que Wave soit un outil collaboratif, grâce aux commentaires, à la traduction instantanée, et à l'historique des conversations.
Bref, vous l'avez compris, Google cherche à frapper un grand coup sur la toile. Au jour d'aujourd'hui, seuls 100 000 chanceux ont l'opportunité de tester Wave, et les retours ne sont pas aussi enthousiastes qu'ils devraient l'être. Hormis quelques bugs, wave se montre compliqué à utiliser et peu intuitif, ce qui vient freiner l'image de simplicité que Google véhicule. De plus, certains spécialistes se permettent de penser que Wave ne va pas rassembler e-mail et chat mais plutôt leurs inconvénients :
Robert Scoble, blogueur : "Wave réunit le pire du mail et de la messagerie instantanée: l'improductivité."
Wave va-t-il vraiment décoller auprès des internautes ? Est-ce que le monde va accepter de changer sa façon de communiquer ? Google ne serait-il pas en train de créer une hyperpuissance mondiale en controlant les gestes de chacun ?
La concurrence en tout cas n'attend pas de réponse pour rattraper son retard. Mozilla travaille déjà sur un projet similaire appelé "Raindrop".
De mon point de vue, je pense que Google Wave est un outil fabuleux et une prouesse technique incroyable. Il est possible que comme tous les produits Google, il possède une popularité forte auprès des jeunes, mais je pense tout de même qu'il ne remplacera jamais l'e-mail de base. Cependant, le coté collaboratif pourrait largement être utilisé par les entreprises, qui elles pourraient y trouver un réel intérêt.
Références :
L'express.fr "Faut-il se laisser emporter par la Google Wave?" http://www.lexpress.fr/actualite/high-tech/faut-il-se-laisser-emporter-par-la-google-wave_793231.html
nouvelObs.com "100 000 testeurs évaluent Google Wave" http://hightech.nouvelobs.com/actualites/depeche/20091001.ZDN0510/100_000_testeurs_evaluent_google_wave.html
La Délégation aux usages de l’Internet (DUI) est une institution visant principalement à fournir Internet à tous. Elle a été créée en 2003 et est aujourd’hui rattachée au ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Cette délégation a été mise en place afin de combler le retard numérique de la France en tant que pays industrialisé. Le délégué général aux usages de l’Internet est depuis le 8 novembre 2007 Bernard Benhamou. On trouve ensuite dans l’organigramme un secrétaire général ainsi que son adjoint, un responsable des espaces publics numériques , un responsable de la civilité et protection des mineurs vis-à-vis des collectivités locales ainsi qu’un responsable du portail des métiers de l’Internet. Cette délégation est donc composée de six personnes.
Ses objectifs sont définis suivants quatre grands axes. Tout d’abord la DUI s’occupe de l’organisation d’espaces publics numériques labellisés Netpublic. Ensuite cette institution permet à de nombreuses personnes (étudiants, familles) de se procurer un ordinateur afin d’avoir accès à Internet. Elle veille également à ce que les élus locaux soient bien informés en leur fournissant des guides pour favoriser l’accès public. Enfin la DUI attache une grande importance à la sécurité des personnes sur Internet, et en particulier à la sécurité des mineurs. Pour cela, elle organise des tours de France des collèges et des écoles pour réaliser des campagnes d’information.
La protection des mineurs sur l’Internet est un sujet important aujourd’hui. En effet d’après le Figaro du 15 octobre 2007, 60 % des foyers sont connectés sur Internet, il y a donc de nombreux enfants potentiellement exposés à des sites pouvant nuire à leur bon développement. La Délégation aux usages de l’Internet a donc créé le site Mineurs.fr qui permet aux parents de s’informer sur les différents moyens existant pour protéger les mineurs des contenus illicites de l’Internet. Cette même institution a également mis en place le projet CONFIANCE depuis 2004. Il s’agit d’impliquer tous les acteurs du web dans la sécurité des enfants. La DUI réalise régulièrement des interventions dans toute la France dans un but préventif. Cependant, peut-on considérer qu’un comité de six personnes soit suffisant pour gérer la protection des mineurs sur l’Internet avec que la toile est tellement étendue et libre d’accès à tous ? Internet et notre société sont en constante évolution, quelles missions peut-on donc envisager pour les années à venir pour cette institution ?
Références : - Site de la Délégation aux usages de l’Internet http://www.delegation.internet.gouv.fr/mission/index.htm - Site du Figaro : http://www.lefigaro.fr/hightech/2007/03/21/01007-20070321ARTFIG90316-mieux_guider_les_enfants_sur_le_net.php
La reconnaissance faciale est une des techniques de biométrie. La biométrie se divise elle-même en deux catégories : la biodynamique et la physiométrie. Alors que la biodynamique détermine l’identité d’un sujet humain grâce à sa manière d’effectuer une action, la physiométrie utilise les caractéristiques physiques de la personne à identifier. Un visage peut être identifié grâce à la mesure d’éléments déterminés (écartement entre les yeux, position du nez…) (approche par caractéristiques). Il peut également être analysé dans son intégralité (approche globale). Cette méthode a l’avantage de présenter un algorithme allégé. Mais la robustesse de cette méthode est alors faible, car les résultats sont très dépendants de la qualité de l’éclairage et de la prise de vue. Prenons pour exemple deux paires de photographies. Sur les deux premières photos, deux personnes différentes posent dans des conditions semblables. Sur les deux autres photos, une unique personne pose, mais dans des conditions différentes d’éclairage et de prise de vue. Une machine peut alors être bernée. Les deux sujets différents peuvent laisser paraître une plus grande ressemblance entre eux que le sujet unique avec lui-même.
Il est intéressant de lier les deux types d’informations pouvant être extraits d’un visage (géométrie et texture*). En cumulant ces données, on obtient un résultat de meilleure qualité. Cependant, la 2D n’exploite pas l’intégralité de la complexité géométrique d’un visage. Ainsi des erreurs d’authentification peuvent toujours exister. La 3D apparait comme une méthode d’avenir : en optimisant l’utilisation des données géométriques issues d’un visage, la 3D se positionne comme la méthode la plus résistante aux conditions opératoires.
Exemple de méthode de reconnaissance en 2D (explication d’une méthode simple) : Prise des vidéos Extraction d’images fixes à partir de 3 à 5 sec de vidéos à 25images/secondes Traitement des images couleurs en niveau de gris (réduction de la taille des matrices afin de faciliter l’analyse statistique) Filtrage pour réduire le bruit Décomposition en composantes principales (obtention de « faces propres ») Comparaison des « faces propres » avec « l’espace face » (calcul des distances)
La reconnaissance faciale, apparaît comme une solution d’avenir pour le contrôle d’identité. Alors que l’œil humain pourra toujours être berné par le port d’une barbe ou de tout autre accoutrement, la reconnaissance faciale pourra identifier sans équivoque un être humain. Seule une opération chirurgicale impliquant une modification du cartilage pourra permettre une erreur d’authentification. Mais pourquoi préférer la reconnaissance faciale à une reconnaissance de la voix ou des empreintes digitales ? Pour la simple raison qu’identifier quelqu’un grâce à l’analyse des traits de son visage ne demande pas une participation active de la personne à identifier. Cette méthode ne nécessite pas non plus d’immobiliser la personne à identifier. Se pose alors le problème de la liberté individuelle. Est-il envisageable d’évoluer dans un monde où l’on est identifié à chaque coin de rue ?
Heureusement, d’autres applications beaucoup plus « légères » découlent de la technologie de reconnaissance faciale. Sony par exemple a intégré à sa PS3 un logiciel permettant de détecter le visage d’un sujet, ainsi que sa position dans l’espace. Couplé à l’objectif de la Playsation Eye, la console peut détecter un visage, déterminer son appartenance à la gent masculine ou féminine…et même avoir une idée de son âge. Son expression faciale ne sera pas non plus un secret pour le couple PS3/Playstation eye, grâce à l’analyse en temps réel à partir des composantes du visage (nez, yeux, oreilles). Par exemple, le niveau d’ouverture des paupières peut déterminer si le sujet est en train de sourire...
Ainsi, l’utilisateur de la console peut voir apparaître un visage préenregistré remplaçant le sien à l’écran. L’intérêt apparaît dans la fidélité de mouvement entre le visage réel et le visage virtuel. La détection du genre et de l’âge du sujet permet de lui adapter un visage virtuel spécifique. Enfin, un utilisateur peut être mémorisé puis reconnu par la console afin de lui attribuer ses paramètres favoris lors de sa connexion.
Toshiba, au même titre que Lenovo ou encore Asus ont développé une gamme d’ordinateurs portables qui ne nécessitent non plus une identification grâce à un mot de passe, mais grâce à l’identification faciale de l’utilisateur. Cependant, cette technologie semble encore peu fiable puisqu’elle a été déjouée grâce à de simples photos des propriétaires des ordinateurs. L’ajout de la reconnaissance faciale sur PC portable semble être un atout commercial parmi tant d’autres, destiné à séduire le grand public, plus avide de gadgets que de réels éléments de technologie.
*texture : niveau de couleur. Plus les niveaux de couleurs varient et plus on obtient de données de texture.
Sources : BEUMIER ; « Authentification d’identité par analyse tridimensionnelle du visage » Disponible sur le serveur des thèses « PASTEL »
CHELALI, F/Z ; DJERADI, A ; DJERADI, R ; Mise en place d’un système de reconnaissance facial basé sur l’approche statistique « Analyse en composantes principales » développée sous l’environnement MATLAB http://www.setit.rnu.tn/last_edition/setit2005/image-video/21.pdf
20/10/2009 - [Actualités] Google Chrome OS, par Arnaud Grangenois
GOOGLE CHROME OS
Lorsque le Web part à la rencontre du logiciel...
Google Search, Google Books, Google Wave, Google Chrome, Google Image, Google Docs, Google Maps, Youtube... l'empire Google ne cesse de s'étendre sur la toile. Considéré comme un acteur majeur du Web tel que nous le connaissons aujourd'hui, Google ne cesse de créer de nouveaux projets afin de maintenir son image de marque.
Dernière actu en date, le lancement de Google Chrome OS, le futur système d'exploitation développé par Google et fondé sur son navigateur Internet Google Chrome et sur un noyau Linux
1. Présentation de Google Chrome OS
Annoncé par Google le 7 juillet 2009, Google Chrome OS sera destiné plus particulièrement aux utilisateurs de netbooks (ordinateurs ultraportables dont l'autonomie et la taille sont prioritaires sur les performances). Dans un premier temps, Chrome OS ne sera pas utilisable sur des ordinateurs de bureaux, car ne sera pas installable sur des ordinateurs déja existant. Le seul moyen d'utiliser ce système d'exploitation sera donc d'acheter un netbook avec Chrome OS pré-installé. Cet OS fonctionnera en ligne, et sera basé sur les différentes applications Google (Documents, Gmail., Picasa...) disponibles uniquement en ligne. Ce système d'exploitation se voudra ultra-simple, rapide et léger, et permettra d'utiliser son ordinateur et de surfer sur la toile quelques secondes après sa mise en marche (5 secondes annoncées par les développeurs). Google Chrome OS se voudra sans virus, sans spyware et autres chevaux de Troie. Le seul prérequis sera un ordinateur en état de marche. "C'est tout". Google explique sa volonté de créer un système d'exploitation exclusivement basé sur le net, par le fait que la majorité des utilisateurs d'ordinateurs utilisent principalement leur machine pour naviguer sur la toile.
Vidéo expliquant le "pourquoi" de Chrome OS :
2. Google Chrome OS plus en détails
Chrome OS pourra être en fait considéré comme un navigateur Internet évolué. Il proposera une navigation par onglet, comme tout navigateur Internet récent (incluant Google Chrome), permettra d'accéder aux applications Google via le "Chrome menu". Il faut cependant réaliser que cet OS ne permet pas l'installation d'applications tierces. Les seules applications accessibles seront celle distribuées en ligne par le géant Google.
Afin de vous illustrer l'interface de Chrome OS, voici une vidéo fournit par Google sur son application Youtube :
3. Un peu de technique
Google Chrome OS sera aussi bien compatible avec la technologie x86 (ordinateurs actuels) qu'avec la technologie ARM (smartphones...). Les applications disponibles seront celles dévelloppées par Google, mais des développeurs indépendants auront la possibilité de créer leurs propres applications et les rendre disponibles au public. Raisons de la rapidité de démarrage de Chrome OS : Quand un système d'exploitation "normal" tel que Windows, Linux ou encore Mac OS démarre, il doit passer par un grand nombre d'étapes dont le chargement du Bios, la détection du matériel, le chargement et démarrage du noyau, du bootloader, de la page de login... et également d'un antivirus (pour Windows). Avec Chrome OS, plus besoin de toutes ces étapes. L'Antivirus devenu inutile car l'OS est totalement sécuritaire, il n'y a plus d'étape de détection de matériel, car plus de matériel "inutile". Les disques durs deviennent inexistant, tout sera stocké sur les serveurs Google en ligne et des SSD (mémoire flash). Google Chrome OS ne sera pas téléchargeable par l'utilisateur lambda, uniquement disponible à l'achat de la machine.
4. Mes opinions sur ce nouveau système d'exploitation
- La sécurité Google insiste énormément sur le côté sécuritaire de son OS, en ce basant sur Windows qui a besoin d'un antivirus. Il ne faut pas oublier que d'autres systèmes d'exploitation tels que Mac OS ou Linux existent et sont eux aussi qualifiés de "surs". De plus, cette sécurité de Chrome OS a plutôt l'air de venir d'un manque de capacités plutôt que d'une absence de failles.
- Les applications Le fait que Chrome OS n'utilise que les applications disponibles en ligne bride quelque peu l'utilisateur. L'internaute utilisant Chrome OS le fera en connaissance de cause, et ne devra pas s'attendre à avoir la possibilité de jouer à des jeux avancés, ou encore de rédiger son mémoire de fin d'étude sur Google Documents (à moins de mettre de côté le design).
- Mon Internet ne fonctionne plus... Le fait d'utiliser les web applications de google pourra inciter l'utilisateur à sauvegarder ses données sur la toile. En cas de panne Internet (livebox ou freebox qui ne démarre plus, wifi de l'INSA en réparation...), que fera l'utilisateur avec son Chrome OS ? Pourra-t-il utiliser pleinement son ordinateur comme il le ferait avec un autre système d'exploitation ?
- Par Google et pour Google Avec cet énième actualités sur l'empire Google, une impression de main-mise sur l'Internet ressort. Comment aller sur le web sans jamais utiliser un outil de la société Google ? Avec cet OS, nous serons encore plus enfermés dans la sphère Google. Cependant, ça sera en connaissance de cause, car nosu aurons le choix entre des netbooks sous Windows, Linux ou Chrome OS.
20/10/2009 - "Comment Internet a réinventé la domotique ? "; Nathalie S.
Depuis que l'informatique s'est installée dans nos habitations, le concept de la maison communicante s'appuie sur le réseau local déjà présent que l'on pourrait qualifier d' « Intranet domestique ».
La domotique répond aux besoins de confort, de sécurité, d'économie d'énergie, de loisirs. Et maintenant, depuis l'apparition de l'Internet mobile sans fil (cf article de Thomas GRZES), elle permet un contrôle supplémentaire à distance, via une interface Web, des équipements reliés au réseau domestique.
Bernard Bastide, de Legrand (un fabriquant d'équipements électriques) l'évoque ainsi :
"Une simple commande centralisée verrouillera les portes, baissera les stores, éteindra les lumières dans votre habitation. Elle baissera aussi le chauffage, enclenchera l'alarme, et se mettra en alerte d'une fuite de gaz ou d'eau... "
Les usages et les motivations des usagers
L'installation domotique doit satisfaire les attentes de ses usagers en général, mais surtout elle doit pouvoir être personnalisable en fonction de son utilisateur et facilement intégrable dans l'habitation.
Par ordre d’importance, on trouve :
l'accès partagé à Internet
le partage de ressources informatiques
la gestion et la distribution de l’énergie,
la surveillance et la sécurité,
le confort et la commodité,
l'indépendance et l'autodétermination,
le prestige,
la qualité de vie.
Faut-il avoir peur de la domotique ?
Des études sociologiques allemandes ont montrées que l’acceptation de la domotique est due à son offre de services de santé et de gestion de l’énergie, suivie de près par la sécurité des personnes et des biens. Les inconvénients majeurs de la domotique sont son prix, la peur des nouvelles technologies.
L'aspet technologique de la domotique
Comment peut-on s'équiper facilement d' une installlation domotique commandable à distance ?
On pose un boitier de programmation dans le tableau de bord électrique de l'habitation, sur chaque groupe de fusibles permettant ainsi de piloter ou de programmer différents univers (départ en vacances, retour du travail, garde des enfants, Home cinéma...) de votre maison en réglant l'éclairage, le chauffage électrique, en commandants les prises et l'électroménager qui y est connecté dessus ...). Les maisons neuves ou très récentes, entièrement câblées en "Ethernet" (réseau informatique interne, presque standardisé), peuvent déjà, si leurs équipements le permettent, être programmées. Si on couple ce réseau, avec la téléphonie et maintenant Internet, vous pouvez alors piloter votre habitation à distance, avec un simple GSM, un téléphone fixe ou un PC à distance...
Les 3 principales avancées technologiques clés qui ont permis la « renaissance » de la domotique ces dernières années sont :
- La mobilité Les ordinateurs portables, les PDA avec Internet sont les nouveaux outils de communication mobiles capables de s’interfacer avec les réseaux publics ou privés et les réseaux domestiques.
- Réseaux large-bande Le consommateur a le choix parmi plusieurs solutions d’Internet « rapide » (DSL, modem, liaison câblée et sans fil). La dernière génération de réseaux sans fil offre une large bande dont le débit est suffisant pour supporter la vidéo ou la radio via Internet sur téléphone cellulaire.
- Technologie transparente Elle s’est enfouie dans les équipements quotidiens : interrupteurs, détecteurs de fumée, vêtements, appareils ménagers divers…les réfrigérateurs commencent à utiliser les courant porteurs et les équipements communiquent sans fil.
LES DIFFERENTES TECHNOLOGIES DE RESEAU POUR LA DOMOTIQUE
LES RÉSEAUX FILAIRES
Home PNA Utilise les prises téléphoniques dans la maison. Possibilité d'interconnecter 25 éléments sur une distance maximale de 300 m. Débit : 1 ou 10 Mbit/s selon la version. Cette technologie nécessite l'installation d'une prise téléphonique à proximité de chaque équipement. Risque d'interférence de la voix et des données. www.homepna.org
Câblage UTP5 Le même que celui des réseaux informatiques dans les bureaux. Il consiste en une paire de fils torsadés en cuivre. La catégorie 5 permet des débits du même niveau que ceux disponibles en entreprise : 10 ou 100 Mbit/s selon le matériel Ethernet employé. Ce câblage convient plutôt aux maisons neuves.
Courants porteurs
Dans les nouvelles habitations comme dans les anciennes en pleine rénovation, il est possible de superposer au courant électrique un signal de commande destiné aux équipements domestiques du réseau (220V), c'est le principe du courant porteur. Il repose sur une infrastructure existante et son cout est bon marché. Toutefois cette technologie connait une limitation sur le signal à superposer, elle sera employée pour des signaux de commande ou d'acquittement, peu gourmands en amplitude.
Le réseau domestique se confond avec le câblage électrique de la maison. Développée à l'origine dans une optique de contrôle avec des débits limités à 10 Kbit/s, cette technologie offre aujourd'hui des vitesses atteignant 14 Mbit/s. On parle même de 50 et 100 Mbit/s. Mais attention, il s'agit de débit partagé. www.homeplug.org
LES RÉSEAUX SANS FILS HomeRF L'ancêtre des réseaux locaux radio en entreprise. Il interconnecte jusqu'à 127 éléments par des liaisons radio dans la bande de 2,4 GHz. Débit de 1 ou 10 Mbit/s selon la version. Portée : 100 m. Il fonctionne plutôt en connexion point à point, même si certains fournisseurs proposent des ponts d'accès multi-points. www.homerf.org
Bluetooth Technologie de connectivité radio personnelle dans la bande de 2,4 GHz. Débit inférieur à 1 Mbit/s. Portée : 10 m. Elle se limite aujourd'hui à la connexion point à point. Une version de connectivité multipoint est prévue, de même que l'évolution vers 10 Mbit/s et 100 m. www.bluetooth.com
Wi-Fi Technologie radio destinée à l'origine à l'extension sans fil des réseaux locaux d'entreprise. Connue aussi sur le nom de standard IEEE 802.11b, elle fonctionne dans la bande de 2,4 GHz. Débit : 11 Mbit/s. Portée : 100 m. HiperLAN (standard IEEE 802.11a) en est la version à 5 GHz. Elle promet un débit de 54 Mbit/s. www.wlana.com
IrDA Technologie infrarouge de connectivité point à point. Débit : 4 Mbit/s. Portée : 1 m. Nécessite l'alignement des ports infrarouges des équipements à interconnecter. Une version infrarouge diffus, qui supprime cette contrainte, est en développement. Et le débit devrait monter prochainement à 10 Mbit/s. www.irda.org
Deplus, le protocole TCP/IP est largement répandu mais il a été assoupli pour s'adapter aux applications de la domotique. Emmanuel Ducanda de Microsoft explique : " Microsoft propose une variante allégée de TCP/IP : SCP (Simple Control Protocol, standard développé avec General Electric), en faisant tomber certaines contraintes de fiabilité. » Il a été optimisé pour tenir compte de la non fiabilité des courants porteurs mais il s'appuie sur une authentification de l'usager et du cryptage des données transmises via l'interface Web afin de protéger et respecter la vie privée des personnes.
Pour un avenir commercial serein, la maison « intelligente » doit être la moins couteuse possible et posséder ses propres standards tels que l'utilisation des courants porteurs, d'Internet et de ses protocoles, mais surtout d'un langage commun entre les différents acteurs de la maison communicante comme le protocole Universal plug and play (UPnP) de Microsoft.
Selon les principaux constructeurs d'appareils électroniques : « La prochaine génération d'appareillages électriques et de produits pour la maison communicante intégrera d'office Internet. »
La domotique a donc un bel avenir devant elle pour les prochaines décennies.
Depuis que son concept a été lancé, les relations entre l'individu et la domotique n'ont pas été prises en compte dans leur globalité mais restreintes à une ergonomie simple. L'usager n'est pas seulement spectateur du bon fonctionnement de cette technologie dont l'aspect technique a été trop souvent mis en avant au détriment du réel intérêt de ses applications, notamment dans l'assistance de personnes malades, handicapées ou à capacités réduites.
Mais l'usager a surtout un rôle d'acteur avec son installation domestique « communicante » en grâce essentiellement à l approche Plug And Playqui offre une interopérabilité, un faible coût de connexion et une configuration simple des différents appareils de contrôle.