6/8/2009 - Citations - mise à jour
Cours INSA “Cyberculture et modes de vies” – Module d’ouverture 2009 - 2010 « Le Cyber terrorisme pourrait lui aussi devenir plus attrayants tout comme les mondes réels et virtuels sont devenus étroitement liés, aux automobiles, aux appareils, et autres outils associés à l'Internet ». -- URL Dorothy E. Denning Jonathan CLARKE - jclarke@etud.insa-toulouse.fr «L’ordinateur en tant que modèle est plus réel que le modèle mathématique mais moins réel que la réalité du quotidien». Ralph Abraham, 1994 http://cameras.uqac.ca/pmwiki2/pmwiki.php?n=Main.ExamenCyberculture2005 Quinot Pierre pierrequinot@hotmail.com Cyberphile " Vous ne pouvez pas obtenir une meilleure carte d'identité que sous votre peau " M. Pearson.
En savoir plus Cyberphobe " Contre les RFID ! le tracage de chaque personne devient un jeu d'enfant, et les dérives avec la surveillance et le contrôle de chaque individu peut engendrer de lourdes conséquence quand elle tombe entre certaines mains. " Joel
En savoir plus Marc VILLETARD, v.marc (arobas) free.fr
« Les mondes virtuels se proposent comme des instruments de connaissance de soi et d’autodéfinition de groupes humains, qui peuvent alors se constituer en intellectuels collectifs autonomes. » Pierre LEVY http://www.uzine.net/article979.html ROY Raphaël : rroy@etud.insa-toulouse.fr « L’image virtuelle, c’est la machine qui voit, qui sent à votre place et vous liquide en tant qu’être actif au profit d’un être passif. » Paul VIRILIO ROY Raphaël : rroy@etud.insa-toulouse.fr - « Je suis tout le temps soucieux au sujet de mon enfant et d'Internet, bien qu'elle soit encore trop jeune pour se connecter. Voilà ce qui m'inquiète. Je redoute que dans 10 ou 15 ans elle vienne me voir et me demande « Papa, où étais-tu quand ils ont supprimé la liberté de la presse sur Internet ? »
Mike Godwin, lors d'un discours donné à la conférence sur les technologies "New Media Technology: True Innovations or Electric Fork?" le 13 février 1996 - « Je travaille sur un logiciel (libre) d'exploitation (c'est juste un passe-temps, ce ne sera pas énorme et professionnel comme le gnu) pour 386(486)AT clones. »
Linus Torvalds, sur le groupe de discussions comp.os.minix le 25 août 1991. Ce message annonce la première version de Linux. Aurélien Begel, abegel@etud.insa-toulouse.fr « le cyberespace réunit les gens de manière beaucoup moins "virtuelle" que la science ou les grandes religions » http://www.archipress.org/levy/cyberculture/cyberculture.htm Pierre Lévy LECORRE Damien ; lecorredamien@aol.com, PRENOT Laurent ; lprenot@gmail.com "...La progression des accès haut débit, passée de 3 à 7 % entre 2001 et 2002, est une autre tendance clé au sein de cette catégorie professionnelle très "cyberphile ". Que font-ils, où vont-ils ? Consultation et téléchargement d'articles couvrent 47 % des activités en ligne effectuées par cette population. La pratique de l'e-achat y est très développée (32 %) et en forte progression (+ 36 % depuis 2001). Le téléchargement de musique et jeux, qui représente 30 % des activités en ligne, en progression de 32 % par rapport à 2001, est de plus en plus apprécié par les cadres..." Nathalie Carmeni, Marketing Direct N°69 - 01/11/2002, http://www.emarketing.fr/Magazines/ConsultArticle.asp?ID_Article=10366&t=Les-cadres-adeptes-du-Net- Miguel ROCHA ARTEAGA mrocha_a@etud.insa-toulouse.fr Je ne suis plus un Cyberphobe : "... Je n'étais jamais comme ça avec l’arrivée d’une nouvelle technologie. J'étais toujours désireux de lui donner une chance. Puis est venu l'Internet. Je l'ai évité. Ce sujet n'avait aucun intérêt pour moi. Je ne voulais avoir rien faire avec lui. J'ai pensé que c'était une perte de temps contreproductive. J'ai pensé que ceux qui l’employaient étaient des accros de l’ordinateurs ou quelque chose comme ça. Il m'a effrayé... " Gary Gerard, Times-Union Managing Editor, http://www.timeswrsw.com/V060896.HTM Miguel ROCHA ARTEAGA mrocha_a@etud.insa-toulouse.fr
Cyberphile: "la cyberculture est un début de réponse à la nécessité d’une nouvelle attitude théorique par rapport à la société d’information " Claude Baltz
http://www.boson2x.org/article.php3?id_article=129
Cyberphobe: "les ordinateurs ont bouleversé de façon significative les habitudes de travail de la plupart des hommes et des femmes ordinaires. Les méthodes de travail ont été transformées au point de rendre périmées les compétences acquises, de dévaloriser une expérience précieuse et de réduire le sens de responsabilité et d'accomplissement des individus" Murray Laver
http://www.rbc.com/responsabilite/bulletin/juil_aou1988.html
DUMAS Pierre-Alain pdumas@etud.insa-toulouse.fr JAGLALE Arnaud ajaglale@etud.insa-toulouse.fr "Internet est l'objet qui révolutionne un monde qui se cherche et qui va devoir décider pour longtemps de l'avenir qu'il souhaite. [...] Internet a montré une partie de sa force réelle: la liberté d'expression ne s'use que si l'on ne s'en sert pas, et a contrario elle permet l'exercice réel de la démocratie lorsqu'une portion significative de la population apprend à s'en servir." Laurent Chemla Nadège Michel nmichel@etud.insa-toulouse.fr Cyberphile : "Ainsi, contrairement à ce que laisse croire la vulgate médiatique sur la prétendue « froideur » du cyberespace, les réseaux numériques interactifs sont des facteurs puissants de personnalisation ou d'incarnation de la connaissance." Pierre Lévy http://www.teluq.uquebec.ca/diverscite/SecArtic/Arts/96/06apl0/06apl0_ftxt.htm Cyberphobe : "Internet est maintenant un réseau surpeuplé qui ressemble plus à un vaste centre commercial qu'à un salon de thé où se tiennent des discussions politiques ou philosophiques. Comment en effet une telle idéologie pourrait-elle convertir les flots de nouveaux internautes qui déferlent quotidiennement sur le réseau pour y faire leurs emplettes, y accéder aux sites des gouvernements, corporations, partis politiques et autres institutions officielles? (Et que dire des pages personnelles qui ne servent qu'à publier des photographies de son bungalow, de sa tondeuse à gazon ou de son chien ?)" Bertrand Salvas http://www.juriscom.net/int/cbn/cbn04.htm CERTIN Eric ecertin@etud.insa-toulouse.fr, LAGNOUX Etienne elagnoux@etud.insa-toulouse.fr Cyberphile : « Acheter et vendre sur eBay est un hobby pour moi. » URL : http://pages.befr.ebay.be/userstories/sam_luna.html Auteur : lunanaomi Cyberphobe : « Le premier frein, qui rebute beaucoup de vendeurs potentiels, c'est le fait de devoir laisser le numéro de sa carte bleue sans savoir de quel montant il sera débité » URL : http://www.metrofrance.com/fr/article/afp/2006/10/13/061013075320_dw08j2ss/index.xml Auteur : Bertille OSSEY-WOISARDPARIS GILLET Mathieu mgillet@etud.insa-toulouse.fr, LESCOAT Mathieu mlescoat@etud.insa-toulouse.fr Cyberphile : « S'il ne fallait retenir qu'une vertu des Technologies de l'Information et de la Communication ce serait celle-ci : la possibilité d'offrir à chacun une tribune, un espace de liberté, d'expression. » URL : http://www.artesi-idf.com/article.php?artno=1613&headLine=srubri
Auteur : André Santini Cyberphobe : « Informatique : Alliance d'un science inexacte et d'une activité humaine faillible. » URL : http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=information
Auteur : Luc Fayard « Ce n'est pas la culture des fanatiques d'Internet, c'est une transformation profonde de la notion même de culture. » Pierre Lévy. http://www.archipress.org/press/levy.html « Le mouvement social et culturel qui porte le cyberespace, un mouvement puissant et de plus en plus massif, ne converge pas sur un " contenu " particulier, mais sur une forme de communication non médiatique, interactive, communautaire, transversale, rhizomatique. » Pierre Lévy. http://hypermedia.univ-paris8.fr/pierre/cyberculture/cyberculture.html Anne MAILLOL, anne.maillol@gmail.com Cyberphile:
«Un jour viendra, pas si lointain, où vous pourrez mener vos affaires, étudier, explorer le monde et ses cultures, vous brancher sur n'importe quel spectacle, lier de nouvelles connaissances, faire les courses dans votre quartier, montrer des photos à des parents de province… sans quitter votre bureau et votre fauteuil.»
Bill Gates http://www.asts.asso.fr/site/art.php?id=316 « Alors ? Êtes-vous convaincu que l’Internet va révolutionner la pratique de la psychologie ? En lisant ces lignes, peut-être avez-vous découvert de nouvelles applications à ce médium fascinant. Il y en a beaucoup d’autres… À vous de modeler Internet selon vos désirs et de découvrir des applications particulières à votre pratique et à vos besoins. » Alain Rioux, Psychologue http://www.placedubienetre.com/magazine/031208psychoweb.php Cyberphobe:
« Il existe un même paradoxe à l'échelle du réseau mondial. Loin de permettre de réaliser le "bureau sans papier", les facilités du courrier électronique et l'accès aux milliards de pages que compte la toile entraînent une augmentation massive de la consommation de papier, tandis que les besoins en énergie électrique des bureaux croissent inexorablement. » François Marthaler http://www.forumdechets.ch/themes/FD39/FD39.pdf
«conséquences sociales majeures. D'une part l'affaiblissement considérable du pouvoir symbolique des émetteurs traditionnels extérieurs au système: la religion, la morale, l'autorité, l'idéologie politique, les valeurs traditionnelles sont ainsi sérieusement bousculées. (…) Par ailleurs, [il] transforme radicalement l'espace et le temps, dimensions fondamentales de l'expérience humaine.» Manuel Castells http://www.asts.asso.fr/site/art.php?id=316 Laurent Nahmias-Léonard, laurent.nahmias-leonard@mail.mcgill.ca
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5/8/2009 - La bibliothèque
 Boîte à outils documentaires. Ces textes ont été réunis sur ce site pour plus de facilité. Il sont tous issue du Net. Nous recommandons aux étudiants de visiter les sites originaux. Les textes portent tous l’indication des auteurs, des sites de référence et le lien Internet direct. Pierre LEVY, La cyberculture et l'éducation Télécharger le texte Philippe RIGAUT, Au-delà du virtuel, exploration sociologique de la cyberculture – Fiche de Lecture de Coralie PICAULT Télécharger le texte Pierre LEVY, Chorégraphie des corps angéliques. Athéologie de l'intelligence collective Télécharger le texte http://www.archipress.org/levy/aql.htm Mel VADEKER, Communautés de hackeurs et contre pouvoirs Télécharger le texte François MORAND, 97 % des entreprises utilisent l’e-commerce Télécharger le texte http://www.medcost.fr/html/chiffres_sante/dossier_ch/ch_280900.htm Christophe HEBRARD, LE VILLAGE VIRTUEL 3D : Introduction à une ethnologie des communautés virtuelles Télécharger le texte http://alor.univ-montp3.fr/cerce/r2/c.h.htm Bruno DECROOCQ, Les nouvelles frontières de l’identité : Du Même et de l’Autre Télécharger le texte http://sun18.host-univers.com/~bd1/article.php3?id_article=17 Pierre LEVY, L’intelligence collective : pour une anthropologie du cyberespace – Fiche de Lecture de MALVILLE Caroline Télécharger le texte Ollivier DYENS, Le web et l’émergence d’une nouvelle structure de connaissances Télécharger le texte http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_00000267.en.html
A vous de continuer.....
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16/11/2008 - Le phénomène geek, une communauté à part entière --- Claire David --- claire.david@etud.insa-toulouse.fr
Le phénomène geek, une communauté à part entière L’explosion des techniques et la croissance du web ont donné naissance à une nouvelle catégorie de la population mondiale : les geeks. Accros d’informatique, inconditionnels du jeu vidéo ou fana de mondes elfiques, ces individus se sont mis en marge de la société « réelle » et ont formé une communauté où, paradoxalement, la plupart des membres convergent dans leurs goûts, activités et façons de penser.
Messieurs dames je vous présente les geeks et m’en vais enquêter sur cet étrange animal. Cependant l’entreprise est grande ; je risque de ne pas être exhaustive et d’oublier des références jugées incontournables par certains spécimens insaïens. Je prie les lecteurs choqués de bien vouloir m’excuser et vous invite à compléter si besoin mon article par vos commentaires.
What does « geek » mean ? Commençons par une définition. L’orthographe du terme laisse supposer qu’il vient de l’anglais ; dans le gros Harrap’s Shorter de 2002, la version encore palpable et papier, on trouve à l’adjectif geek les traductions « débile » et « crétin ». Rien de bien mélioratif. Toutefois si l’on s’adresse à Wikipédia, l’encyclopédie nous dit : « stéréotype décrivant une personne passionnée, voire obsédée, par un domaine précis ». Par abus de langage, on désigne geek le jeune (ou l'adulte resté jeune) féru de sciences, de techniques et de super-héros.
Le Journal Le Monde (1) remonte beaucoup plus loin dans le temps et affirme que le mot ne vient pas du tout de l’américain, mais de l’allemand -« geck » - qui désignait, au Moyen-âge, un fou, une personne étrange, un homme des bois…
Il existe quelques nuances lexicales comme par exemple le « no-life », où là on insiste sur la quantité de temps consacrée à une passion pointue au détriment d’une vie sociale. On trouve aussi le « nerd », l’équivalent américain « d’intello » mais entaché d’une connotation péjorative et d’une représentation type du blanc maigre à lunettes.
Petite enquête sur cet étrange animal Un geek, c’est avant tout quelqu’un qui passe énormément de temps devant un ordinateur. Il peut être scotché devant sa messagerie instantanée, concentré sur son activité de programmation, absorbé par son jeu vidéo ou tout à la fois. Mais qu’ils soient chatteurs, codeurs, ou gamers, les geeks, certains habillés de T-Shirt noirs avec un texte orienté humour informatique, ont des goûts et des activités communes. Concernant la littérature, l’œuvre adulée est la trilogie du Seigneur des Anneaux de Tolkien. Dune de Frank Herbert, les romans de Philip K. Dick et les tomes de Fondation d’Isaac Asimov sont forcément sur l’étagère. Majoritairement cinéphile, l’attirance pour la science-fiction et la fantaisie se retrouve dans les films : Spiderman, Matrix, Conan. Oui, les super-héros, pour la plupart issus de comics américains, sont à l’honneur. Le geek apprécie aussi les mangas japonais, ainsi que la culture nippone dans son ensemble. Mais surtout, il aime jouer. Pas au Monopoly, non plutôt à des jeux qui le transpose dans un Univers imaginaire, peuplé de trolls, d’elfes et de guerriers ténébreux. Tous les supports sont là : jeux de cartes Magic, figurines Warhammer minutieusement peintes de longues heures durant, jeux de rôle où l’on incarne un personnage souvent aux oreilles pointues. Les grands succès sont sur les jeux vidéo tels que les MMORPG, Massive Multiplayer Online Role Playing Game, dont le fameux World of Warcraft, malheureusement connu à cause des addictions et des morts qu’il a causés. (2) Dans tous ces jeux on retrouve un goût d’aventure, d’ésotérisme et de mondes fantastiques. Il lui faut de l’épique, à notre cher geek, pour favoriser sa propension caractéristique à l’évasion. Doté d’un imaginaire assez débordant, il possède une prétention à la création.
A tout ceci, il applique une belle philosophie : celle du partage.
Et c’est ainsi que les geeks se multiplient.
Phénomène difficile à chiffrer Combien y a-t-il de geeks sur la planète ? Impossible à dire. « Il y a autant de définitions de geeks que de geeks sur la planète ». (3) A l’origine, il ne s’agissait que d’un groupuscule d’intellectuels en science qui, du fait de leur isolement, « se sont réfugiés dans des mondes imaginaires. Et ça a coïncidé au milieu des années 1970 avec l’émergence des jeux vidéo et des jeux de rôles, ainsi qu’avec la redécouverte du Seigneur des anneaux»(4). Amplifiés par des succès comme Star Wars ou Golderac, la communauté « grossit avec la vitesse de connexion. » Ce qui était appelé une sous-culture il y a dix ans est maintenant une tendance répandue.
Ces dernières années, des sites dédiés aux geeks font leur apparition sur le web, comme des webcomics (xkcd.com), des boutiques d’articles geek où l’on peut s’acheter les toutes dernières pantoufles chauffantes branchées sur le port USB (thinkgeek), des forums de discussion geek (bashfr.com, viedegeek.fr) ou sur leurs passes-temps favoris (mmorpg.com, warhammeronline.com, magiccorporation.com). On trouve même une chaîne geek nommée Nolife (5), des séries (6) – à succès - où les protagonistes sont des geeks.
Le marché des jeux vidéo explose : Counter Strike compte plusieurs centaines de milliers de joueurs par jour dans le monde. World of Warcraft comporte plus de membres que Londres a d’habitants et s’est fait un chiffre d’affaire de 300 millions de dollards depuis sa création dans les années 90 !
Le 30 novembre 2007, la chaîne de télévision Canal+ consacre une soirée Spécial Geek. C’est la consécration pour les geeks en France : un documentaire de 52 minutes – Suck my Geek (7) – leur est dédié. Tout est abordé, du « poutrage » (meurtre) de zombies dans Warcraft à la nostalgie de Spiderman. En France, cette émission pionnière est un peu une officialisation d’un style jadis déshonorant en une communauté désormais revendiquée.
Références (1)Citation du Monde dans l’article Les Geeks sont parmi nous sur le site libertesinternets. (2)Reportage No-life sur France 2 le 12 Décembre 2007 concernant l’addiction aux jeux en ligne. (3)Citation du reportage Suck My Geek (voir note 7) (4)Article Les Geeks sont parmi nous sur le site libertesinternets. (5)www.nolife-tv.com (6)« Big Bang Theory », « IT Crowd » sont des séries à succès narrant les (més)aventures de geeks (7)www.suckmygeek.com
Article post_scriptum : Le phénomène geek Et bien sûr discussions, demandes d’avis avec des connaisseurs sur l’INSA... Être geek ou ne pas être geek, voilà une bonne question... Que penser des geeks ? Est-ce sain, d’être geek ? Que peut apporter ce grouge à la société ?
Je me suis tout d’abord interrogée sur l’homogénéité de ces personnes qui, quelque part, se sont écartées à un moment donné du modèle dit « normal » de la société. Pourquoi tant de points communs ?
La convergence peut s’expliquer par l’ouverture d’esprit et la volonté de partage du geek. Grand farfouilleur du net, il touche à tout, lit, découvre, aime et diffuse. Pas étonnant alors que, encapsulés dans leurs univers d’imaginaire, la palette soit ressemblante d’un geek à l’autre.
Mais pourquoi se renfermer derrière son ordi ?
Il ne faut pas oublier qu’au départ, la naissance d’un geek passe plus ou moins par un mal être sociétaire refoulé. Le documentaire de Canal+ avance l’argument d’une déception de la réalité, accentuée par l’isolement que le geek subit du fait de ses passions atypiques. Phénomène à l’origine masculin, ce peut être aussi une déception du monde sentimental, un blocage avec les filles, où « les aventures réelles sont bien moins à la hauteur qu’un manga » (citation dans Suck My Geek). Un geek proclamé serait donc une personne fuyant la réalité et s’entourant d’un univers imaginaire rassurant, qu’il maîtrise. Il refuse de grandir, cultive des passions infantiles et achète des gadgets « inutiles indispensables ». (www.thinkgeek.com, www.mageekstore.com)
Est-il vraiment doté d’imagination lorsqu’il se plonge dans des univers où tout est recréé, dans les moindres détails ? L’imagination active est étouffée, il n’y a place que pour la passivité de l’interprétation des beaux effets spéciaux. Etre geek, c’est aussi un moyen de se donner de la puissance, de relever le défi de comprendre les sujets les plus pointus de la science actuelle, de s’évader dans un jeu où l’on maîtrise le personnage comme on souhaiterait contrôler la vie réelle, de changer son apparence via ses avatars masquant un physique mal accepté. Peut-être que la comparaison est trop osée, mais je relie ce mal-être actuel des férus d’informatique au courant romantique du XIXème siècle. Les héros romantiques (là aussi le concept du héros revient) sont des jeunes dotés d’une sensibilité excessive et qui sont malheureux car nés entre deux époques. Celle de la révolution... révolue, où il n’y a plus rien à faire et celle d’une société future, qui commence à exister tout en n'étant pas encore là. Pour les geeks, deux cent ans plus tard, c’est un peu le même contexte qui se produit : notre société est dans un tournant où les techniques, réservées il y a à peine 50 ans à une minorité, envahissent et s’imposent dans notre quotidien. Les geeks sont en avance, maîtrisent le cyber-monde qui leur est familier mais ne s’épanouissent pas dans cet univers qui n’est pas encore implanté.
Cette analyse, les cyber-commerçants l’ont bien compris. Les geeks présentent un filon commercial conséquent. Ce sont des passionnés qui n’hésitent pas à bien alléger leur porte-monnaie pour une figurine de Légolas ou pour une carte graphique plus performante. Forcément, vu que la population est en augmentation, les boutiques geek fleurissent et proposent des articles ciblés, souvent du gadget, mais ça marche. Je suis d’avis que l’homogénéité de la communauté geek est en partie due à l’arrière plan commercial et le développement d’un cyber-marché amplificateur et consolidateur du phénomène. Psychologiquement, il est bien connu que le sentiment d’appartenance à un groupe est très recherché par l’humain en quête d’identité. Le phénomène geek ne se serait pas autant développé si les produits dérivés des grands succès (Star Wars, Lord of the Ring) n’avaient pas été commercialisés.
Pour terminer positivement, je vois plutôt les geeks comme des précurseurs. Lorsque les petits boîtiers parallélépipédiques que l’on pouvait emmener partout pour téléphoner à distance ont été présentés par des gens bizarres, on se dit que ces personnes-là ont été un vecteur de progrès considérable en nous offrant un produit tel que le portable, outil jugé « indispensable » maintenant. Fana de nouvelles technologies et curieux sur tout, le geek est le garant du progrès de demain. Non seulement il est à l’image de cette société nouvelle où la cyberculture est de plus en plus présente, mais il la fait évoluer et agit sur son devenir. Aussi, les geeks viennent de tous les milieux sociaux. Il y a là un réel re-mixage des catégories socioprofessionnelles. Certaines personnes ne se seraient jamais rencontrées, ni même parlées hormis lors d’un tournoi de Warhammer ou une partie de jeu en ligne. C’est un bon point car ce nouveau schéma-url des classes sociales peut donner lieu à des échanges dénués de préjugés, peut casser des clans et sans doute en former d’autres. Mais dans tous les cas re-dessiner les réseaux sociaux.
Le geek, cet animal étrange, ne peut pas se résumer comme un simple féru d’informatique, de super-héros ou de mangas. Il contient une certaine gravité du fait de sa passion exacerbée, qui peut le rendre attachant. Néanmoins, sa curiosité débordante et sa volonté d’évasion vers des mondes elfiques peut masquer un échec social. Mais il partage et communique autrement, et c’est justement cette diffusion d’idées, aussi rapides que les connexions actuelles au web, qui développe la cyber-culture et le hisse au premier rôle dans le devenir de la société de demain.
Petit rajout :
Suite au commentaire de Monsieur Alava, j'ai commencé à effectuer quelques cyber-investigations sur l'aspect psychologique du phénomène. Je cherchais notamment des avis de psychologues qui sont spécialisés dans la cyberdépendance. Et là ô surprise : il n'existe pas beaucoup de sites "sérieux" mais énormément de liens vers des tests tels que "Quel geek êtes-vous ?", ou encore "Calculez votre pourcentage de geek" (comme si l'on pouvait résumer toutes les composantes en un seul nombre). L'enquête continue, car avec Nicolas Mounier nous allons, dans le cadre de la deuxième partie de ce module, nous pencher de façon plus approfondie sur la population geek, dont nous n'avons pas encore fini de parler.
Quelques sites :
http://cyberdependance.fr/
http://psychologie.fr/geeksetcyberdependants%20suite.htm
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14/11/2008 - La campagne des présidentielles aux Etats-Unis dominé par Barack Obama sur internet.
L’élection de la présidence américaine à réservé bien des surprises cette année, tant par la conjoncture économique dans laquelle elle s’inscrit que par la personnalité des deux candidats. Les campagnes des deux prétendants au poste de président ont eu lieu sur plusieurs fronts : sur le « terrain » avec des meetings, des congrès, des discours, etc. et aussi dans l’ensemble des médias parmi lesquels la télévision, la radio, la presse écrite et bien sur l’internet. Lors de l’élection précédente, ce dernier média n’avait pas encore montré tout son potentiel. Cette année en revanche, l’internet a joué un rôle beaucoup plus important. Par exemple, lors de la primaire démocrate au printemps 2008, deux électeurs sur cinq ont utilisé internet pour s’informer (en progression de presque 10% par rapport à la précédente élection) [1]. Le sénateur Obama et son équipe de campagne ont perçu bien plus rapidement que les autres (c’est à dire les équipes d’Hillary Clinton et de John Mac Cain) la portée et les effets concrets de ce moyen de communication. L’internet s’est considérablement développé depuis le début de la précédente élection à la présidence américaine (c.à.d. l’été 2003). Parmi les 10 sites internet les plus fréquentés dans le monde, trois ont été créés après cette période. Ces trois sites, que sont Youtube (3ème place, créé en Février 2005), Facebook (5ème place, accessible à tous depuis Septembre 2006), et Myspace (7ème place, créé en Août 2003) ont considérablement bouleversés l’espace de liberté que constituait l’internet et que l’on connaissait jusqu’à lors. De plus, le nombre de foyers connectés à internet à explosé, sans parler de l’augmentation du débit de téléchargement qui a rendu beaucoup plus facile la consultation de vidéos, l’écoute de la radio, etc. D’après un sondage datant du printemps 2008, quatre internautes Américains sur dix utilisent quotidiennement internet pour s’informer [1]. Lors de la campagne électorale, ils se sont informés principalement dans des sites d’actualités tels que MSNBC (26 %), CNN (23 %) et Yahoo News (22 %) [2]. Cependant, le « journalisme citoyen » s’est considérablement développé, il ne faut donc pas négliger l’influence des blogs. Ces évolutions de l’internet ont été le mieux perçues par l’équipe de campagne d’Obama, lui permettant de s’imposer sur la toile comme personne ne l’avait encore fait auparavant.
Obama a réellement investi sur internet pendant ces mois de campagne. Il a dépensé plus de 3,35 millions de dollars en bannières et liens sponsorisés (Juillet 2008), soit au total dix fois plus qu’Hillary Clinton et surtout vingt fois plus que John McCain [3]. Toutes ces publicités redirigeaient vers des sites contrôlés par le camp Obama (tel que www.barackobama.com) où des informations sur les programmes électoraux sont mis en ligne, ainsi que des vidéos, les actualités du candidat… Mais ces publicités ont aussi servi à récolter des fonds, nécessaires à la campagne effectuée sur le terrain par le candidat pour organiser des meetings, passer des publicités à la télévision et à la radio, etc. En effet, en Janvier dernier, le candidat avait réussi le tour de force de récolter 32 millions de dollars versés à 90 % par des dons de moins de 100 dollars sur Internet [4]. En mars, il obtient encore 40 millions de dollars par le même procédé. C’est ainsi que le 21 avril à 13 heures des milliers d’américains se sont vus proposer une initiative jamais tentée auparavant : réunir « 1 million de dollars en 1 minute » (rendu possible grâce au logiciel québécois Cakemail). Ces petits dons « populaires » et spontanés ont permis au candidat de s’affranchir du soutient financier du parti démocrate (acquis à la cause d’Hillary Clinton dans les débuts) et de celui de l’état fédéral. Et tout cela sans même faire de réunions entre donateurs (appelées « fund-raising ») et sans non plus que les électeurs pensent que le candidat pour qui ils votent doive quelque chose à un lobby riche et puissant. En fin de campagne, il aura finalement réunit la bagatelle de 605 millions de dollars, sans toucher à la réserve de l’état fédéral. Son adversaire John Mac Cain n’aura quand à lui pu disposer que de 150 millions de dollars, soit quatre fois moins. Les grands moteurs de recherche peuvent aussi témoigner de la supériorité d’Obama sur le net : Yahoo et Google affirment, chiffres à l’appui, que le nombre de lien entrant dans les sites web respectifs de Mac Cain et d’Obama et leur nombre de visiteurs respectifs est au moins deux fois supérieur en faveur d’Obama. Les articles et les blogs présents sur la toile citant Obama sont aussi plus nombreux que ceux qui citent Mac Cain. Il existe un autre endroit où l’hégémonie de Barack Obama s’est particulièrement fait ressentir : les réseaux sociaux. Si on prend l’exemple des quatre réseaux sociaux les plus importants à ce jour sur le web américain, c’est-à-dire : Facebook, Myspace, Youtube et Twitter, on peut dire sans se tromper qu’il les a largement mieux utilisés que ses adversaires. Les chiffres parlent d’eux mêmes, le 13 Novembre 2008 Barack Obama possédait sur Facebook 3 118 484 supporters lorsque John Mac Cain en comptait 613 313 (soit presque quatre fois plus). L’écart devient même abyssal si l’on regarde les statistiques issues de Twitter… Ces données sont téléchargeables en [5]. Les vidéos issues de Youtube sont aussi plus nombreuses en faveur d’Obama qu’en faveur de Mac Cain. Ces vidéos une fois postées et regardées par les fidèles sont ensuite envoyées aux quatres coins de l’Amérique par mail ou bien dans les réseaux d’amis en amis, ce qui fait de ces vidéos des outils très puissants de propagandes. Certaines ont même une popularité telle sur internet qu’elles finissent par se retrouver à la télévision, et ce sans dépenser le moindre sous. Par exemple, le clip « Yes we can » sur Youtube réunissant de nombreuses personnalités américaines, totalise plus de 14 million de vues (sur Youtube seulement). Sûrement apogée de la compréhension de l’outil internet par l’équipe d’Obama, la création du site « www.mybarackobama.com ». Chris Hughes, l’un des quatre fondateurs de Facebook rejoint l’équipe de campagne d’Obama et aide à la création de ce réseau spécialement dédié aux personnes qui veulent s’engager activement en faveur d’Obama. Ces personnes se rencontrent donc sur ce site pour organiser des actions militantes, non seulement sur la toile mais aussi sur le terrain. Par exemple, des actions d’inscriptions massives sur les listes électorales ont étés organisées. Des réunions de soutient en faveur de Barack Obama (« Unite for change ») ont étés organisées chez les gens eux mêmes grâce à ce site [6]. Cet espace de dialogue entre les militants a donc eu pour effet de réunir des gens de divers horizons pour mener des actions communes. Mais il a aussi permis à l’équipe d’Obama de mieux savoir comment les « simples » gens, non engagés politiquement, voulaient participer à cette campagne. "MyBarackObama.com a permis de décentraliser la campagne en donnant la capacité aux supporters de s’organiser et en mettant a leur disposition des moyens pour élargir leur organisation. Obama a compris que les gens veulent s’impliquer mais veulent aussi pouvoir choisir quelle type d’action leur convient", a déclaré Tracy Russo, directrice de campagne sur internet de John Edwards (candidat démocrate en 2008) [6]. Cette aide a été cruciale dans la campagne de Barack Obama, et de l’aveu même de différents directeurs de campagnes sur internet ce site a permis de réaliser de prouesses sur le terrain.
Avis personnel :
« Barack Obama a les trois choses que vous attendez d’une marque : il est nouveau, attractif et différent », a dit Keith Reinhard, président de DDB Worldwide [4]. On ne peut pas nier ce fait, mais Barack Obama ne peut être réduit à un simple produit de consommation. Il a utilisés les moyens qui s’offraient à lui pour créer une dynamique. Beaucoup de produits sont « nouveaux, attractifs et différents », mais parce qu’Obama a donné un sens à ses actions, a donné du fond à ses projets et surtout à considéré les masses populaires comme une entité capable de se mettre en mouvement pour certaines causes, il a réussit à passer outre cet effet de nouveauté que certains ont pu lui reprocher au début de sa candidature aux primaires démocrates. Le passage du « mass media » vers le « my media » a été l’une des clés de sa présence écrasante de Barack Obama sur internet et il l’a compris beaucoup plus tôt que tous ses adversaires, en s’entourant notamment de Chris Hughes. "Depuis que j’ai commencé à m’impliquer dans l’action civique, j’ai réalisé que le vrai changement vient d’en bas, et il n’y a pas d’outil plus puissant pour l’organisation grass-root que l’Internet", a-t-il déclaré dans un communiqué [6]. Une fois les outils à disposition et leurs possibilités bien connues, la dynamique lancée, la machine internet ne l’a plus jamais lâchée, au grand dam de ses adversaires qui ont été dès le début en retard dans l’utilisation d’internet pour leurs campagnes. Cerise sur le gâteau, Obama a créé un site internet où les internautes viennent rapporter les rumeurs trouvées sur lui et son équipe de campagne s’occupe de publier les preuves désavouant ces rumeurs… La maîtrise d’internet a donc été totale pour Barack Obama et la dynamique créée sur internet s’est ressentie bien au-delà du cyber espace pour rentrer dans les foyers américains (via les minutes de publicité achetées à la télévision avec l’argent des dons spontanés par exemple), mais aussi par des actions concrètes menées par les militants et coordonnées sur internet…
Hugo Churin.
Références :
[1] http://www.journaldunet.com/cc/01_internautes/inter_usage_us.shtml , 27 Octobre 2008. [2] http://www.cefrio.qc.ca/fr/documents/veille/Internet-revolutionne-la-campagne-des-primaires-2008-aux-Etats-Unis27.html , 25 Avril 2008. [3] http://www.lefigaro.fr/medias/2008/07/04/04002-20080704ARTFIG00247-etats-unis-les-candidats-s-affrontent-sur-le-net.php , 4 Juillet 2008. [4] http://blog.mondediplo.net/2008-04-21-Barack-Obama-candidat-des-reseaux-sociaux-sur , 21 Avril 2008. [5] http://www.virtua.ch/cms_data/File/2008-10-etude-barack-obama-elu-du-web-par-ko.pdf , 27 Octobre 2008. [6] http://www.vnunet.fr/news/election_usa_un_fondateur_de_facebook_derriere_la_strategie_internet_d_obama-2028055 , 9 Septembre 2008.
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2/11/2008 - Surveillance : Maître mot des temps à venir - Nicolas MOUNIER - nmounier@etud.insa-toulouse.fr
Surveillance : Maître mot des temps à venir !
La vive polémique qui a suivi l'adoption du décret EDVIGE, fichier permettant à la police «de centraliser et d'analyser les informations relatives aux personnes ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique », a ravivé en septembre dernier le spectre de Big Brother. Pourtant aujourd'hui, le danger ne vient pas des états dont les moyens financiers sont trop limités pour menacer sérieusement les libertés civiles fondamentales mais de l'interconnexion croissante de technologies miniaturisées dites «nomades» avec des fichiers informatiques. Ces technologies nomades alimentent ainsi, pour le compte d'entreprises privées des bases de données croisées et interconnectées permettant de suivre le mouvement des hommes et de tout savoir sur les origines des produits. En d'autres termes, ces objets nomades en traçant celui qui est connecté annonce une société d'hypersurveillance et font dire à beaucoup d'experts que si «la surveillance est aujourd'hui la compétence légitime du pouvoir démocratique, elle sera demain entre les mains des assurances et des technologies d'autosurveillance».
Société d'hypersurveillance : Souriez, vous êtes connectés !
La surveillance fait partie de la forme d'organisation de toutes les sociétés. En effet, la vie en commun implique la nécessité de surveiller ces membres afin de vérifier qu'ils respectent les règles préétablies. Longtemps de la compétence du pouvoir, la surveillance est aujourd'hui un secteur d'activité majeur, source d'enjeux considérables pour les acteurs publiques comme pour les acteurs privés. Démultipliée par les technologies de la communication et de l'information, elle est en effet devenue un objet marketing indispensable pour bon nombre d'entreprises désireuse de mieux cibler les attentes de leurs clients. Ainsi, chaque français figure ainsi en moyenne dans 500 à 300 fichiers et sont filmés plusieurs fois par jour par les quelques 400 000 cameras qui maillent le pays (à comparer avec les 4 millions de cameras en Grande-Bretagne). Si cette télésurveillance est régulièrement dénoncée par les associations de défenses des droits de l'Homme , elle ne constitue pourtant que les prémices de la vague de nouvelles technologies intrusives qui va déferler dans les cinq années à venir. En effet , un certain nombre de technologies permettent déjà d'être connecté à des services en ligne quelque soit l'endroit où se trouve l'utilisateur. Demain, ces technologies nomades, connectées à internet miniaturiseront les moyens d'informer, de distraire, de communiquer, de transporter, augmentant massivement l'ubiquité des sédentaires. Sous couvert de gratuité, ces services en lignes alimenteront des bases de données qui collecteront des informations personnelles constituant une véritable mine d'or pour les assurances, banques, chaînes de distribution et autres sociétés de services. Ces informations concernent et toucherons tous les aspects les plus intimes de la vie quotidienne comme les déplacements, les loisirs , la famille, les préférences musicales ou encore les mets favoris. La collecte des ses données sera d'autant plus facilité que ces objets nomades, devenus de véritables «mouchards» commerciaux intégreront progressivement des techniques biométriques (empreintes, iris, forme de la main et du visage) avec des fonctions de délocalisation. Plus que la violation de la vie privée, le croisement et le recoupement de ces informations constituent le véritable danger de ces bases de données interconnectées. En effet seules ces informations ne sont pas d'une grande utilité mais une fois rassemblées elles permettent de profiler les individus et donc d'anticiper leurs comportements, leurs besoins et leurs attentes pour le meilleur comme pour le pire. Ce phénomène d'hypersurveillance généralisé va s'amplifier lorsque l'internet des objets transformera le moindre presse papier en capteur enregistrant les interactions des hommes avec leur environnement. Cette fusion du monde virtuel et du monde réelle renforcera cet autosurveillance et il deviendra alors difficile d'échapper à l'emprise invisible du marketing virtuel. Il sera d'autant plus difficile de s'y soustraire que la société revendiquera la transparence dans la vie publique comme dans la vie privée légitimant ainsi cette surveillance mutuelle.
Méfiez vous du frigo, il vous observe !
Surveillé au doigt et à l'œil
Cette description d'une société d'hypersurveillance ou les moindres faits et gestes des individus seront recueillis et enregistrés par les technologies censées les émanciper, peut apparaître invraisemblable tant elle semble tout droit sortie d'un mauvais scénario de science-fiction. Pourtant ces phénomènes sont à l'œuvre depuis de nombreuses années et la plupart des technologies permettant l'essor de cette surveillance généralisée sont sur le marché ou en phase final de développement dans les laboratoires de nombreux industriels. Petit tour d'horizon.
Le téléphone portable premier objet nomade par référence permet à la fois de communiquer et d'être repéré. Plusieurs «start-up» comme FlexiSpy ou Autodesk proposent à des entreprises de suivre le déplacement de leurs salariés et de traquer leurs communications et les messages transmis en installant sur les téléphones portables un logiciel espion. Si en France, ce type de pratique est sévèrement restreint par le code du travail, de nombreux pays comme les États-Unis ou la Grande Bretagne autorisent l'utilisation de ces logiciels sans réglementation contraignante. Cette surveillance professionnelle et commerciale sera d'autant plus facile à réaliser lorsque tous les objets nomades (téléphones portables , ordinateurs, lecteurs MP3 ...) seront équipés de GPS et autres fonctions d'identification par biométrie. Mon propre ordinateur portable avec lequel j'écris cet article est équipé d'un lecteur d'empreintes digitales afin de m'identifier lors de l'ouverture de ma cession. Progressivement les mots de passe et autres clefs vont être remplacés par des données biométriques et nombres d'entreprises comme les chaînes de distribution vont chercher à acquérir ses informations stratégiques afin d'identifier les clients (et donc leurs habitudes de consommation) à l'entrée des magasins.
Des objets numériques interconnectés à des bases de données
Ces données morphologiques et personnelles sont d'autant plus aisées à transmettre que de plus en plus d'objets numériques offriront des services en ligne grâce à internet. En effet nombres de services en ligne en contrepartie de la gratuité nécessite l'entrée d'informations personnelles comme les réseaux sociaux ou professionnels , les sites de ventes en ligne, les comptes mails etc...L'interconnexion croissante entre des appareils, des services en ligne et des bases de données va démultiplier les moyens de surveillance. Ainsi, plusieurs industriels se sont déjà lancés dans le développement de machine connectées au web afin d'améliorer les services de maintenance mais aussi de construire des bases de données qui constituent un formidable outil de marketing pour cibler les habitudes de consommation. Ainsi le suédois Electrolux a mis au point un réfrigérateur équipé d'un lecteur de codes barres permettant d'enregistrer les articles qui entrent et qui sortent et de gérer son contenu. L'appareil pourra directement commander les articles manquants ou les ingrédients d'une recette sélectionnée sur le web. «L’avantage pour une entreprise est de pouvoir connaître en temps réel l’état de son matériel ou de son équipement» confirme ainsi le fabricant. Ces innombrables machines d'analyse permettront donc de surveiller la santé d'un corps, d'un esprit ou d'un produit et d'enregistrer grâce à cela des données précieuses concernant les voyageurs, les travailleurs et les consommateurs.
L'internet des objets
Cette mise en réseau de technologies nomades, va formidablement s'accélérer avec la généralisation de la technologie RFID (identification par radio fréquence). Prenant la forme d'une simple étiquette et équipée ou non d'une batterie, la technologie RFID permet de transmettre sans contact des informations après la sollicitation d'un détecteur. Cette technologie qui va créer un véritable internet des objets étiquetés et interconnectés enregistrera également l'ensemble des interactions de l'homme avec son environnement. Déjà aux États-unis, la multinational Wal-mart a annoncé la généralisation de la technologie RFID à ses sous-traitants et une dizaine d'hôpitaux de la région de Washington proposent à leurs patients d'implanter sous la peau une puce RFID contenant les données médicales. Au salon des technologies de l'information et de la bureautique de Hanovre, le commissaire européen à la société de l'information Viviane Reding a ainsi annoncé son intention de favoriser la libération des fréquences radio nécessaires au RFID et l'émergence de standards internationaux pour ce type d'étiquette. A ses yeux, «la mise en relation de Galileo, du Wi-Fi, du RFID et de l'intelligence artificielle va créer une architecture intelligente. Chaque objet pourra avoir une adresse sur Internet. On se dirige vers une fusion du monde des données et du monde des objets.». En transformant un objet passif et non sophistiqué en capteur d'informations extérieures par l'intermédiaire d'une simple étiquette, la technologie RFID constitue l'étape final de la surveillance généralisée. Alberto Escudero-Pascual, chercheur en sécurité à l'institut royal de Stockholm en a fait l'amer expérience lors du sommet mondiale de l'information à Genève. En effet, ce dernier a vu soudainement sa photo, son nom sa fonction et son organisation s'afficher sur un écran en s'approchant de l'un des stands. Au cours de ce sommet, un badge contenant une puce RFID avait été distribué à chaque participant sans prévenir ces derniers qu'un mouchard s'y dissimulait. Cette anecdote démontre comment les technologies de géolocalisation, de biométries, de RFID relativement inoffensives prises séparément, peuvent constituer un véritable dangers pour nos libertés si elles sont connectées à travers l'internet des objets à des bases de données. Afin d'éviter de telles dérives, l'union internationale des télécommunications à travers son rapport intitulé «the internet of Things» a préconisé de respecter les principes de confidentialité, de sécurité des données ainsi que du consentement éclairé. Il conclut ; «à partir du moment où des caméras seront incorporées dans des écrans et des capteurs d'empreintes digitales dans des poignées de porte, notre façon de concevoir le respect de la vie privée risque d'être vite dépassée.»
REFERENCES
Les sites internet :
Les documents :
-
Nouvel Observateur, dossier intitulé «De quoi EDVIGE est-il le nom ?», septembre 2008
-
''Une brève histoire de l'avenir'', prospective de Jacques Attali édition Fayard
Rien à se reprocher, Rien à craindre .. ou presque !
Plus libre et plus surveillé : un paradoxe difficile à cerner ...
Un récent sondage montrait que plus des deux tiers des Français plébiscite l'installation de caméras de surveillance dans leur quartier. Comment expliquer alors que nos sociétés sont fondées sur l'apologie de la liberté individuelle, que le consommateur et le citoyen semblent accepter avec de moins en moins de réticence la surveillance de sa vie quotidienne. Le paradoxe réside ainsi dans le fait que la citoyen qui veut être de plus en plus libre, s'équipe d'objets nomades sophistiqués qui sont précisément ceux qui enregistrent les données nous concernant. En d'autre terme plus on veut être libre de vivre sans contrainte, plus on créé les outils pour nous surveiller. Un des exemples les plus significatif illustrant ce phénomène concerne un boite de nuit en Espagne. Elle propose d'implanter une puce RFID dans l'épaule de ses clients afin qu'ils puissent payer leurs consommation ou leurs entrées à distance, évitant ainsi la désagréable attente aux caisses. Ces clients sont ainsi prêt à sacrifier une partie de leur liberté afin de pouvoir jouir sans contraintes du confort des services modernes. Une illusion de la liberté en somme ! De nombreux experts expliquent ce paradoxe par le fait que l'une des composantes de la liberté c'est la précarité. Plus la société tend vers plus de liberté individuelle et plus le citoyen se sent précarisé dans son travail, dans sa vie quotidienne. Pour accepter de vivre dans cette précarité, le citoyen veut être rassuré, réassuré. Finalement, nous acceptons de prendre des risques qu'à condition que quelqu'un nous protège contre les conséquences de ces risques. En conclusion c'est l'engrenage de la liberté qui nous conduit à être de plus en plus surveiller.
Les assurances, Big Brother de demain ?
Ce formidable marché de la surveillance qui va croître de manière exponentielle dans les années qui viennent va essentiellement profiter aux fabricants de technologies de surveillance et surtout aux assureurs. En effet, si l'État à travers la police assure aujourd'hui l'essentiel de la surveillance, ce sont les assureurs qui demain assureront ces missions et cela pour deux raisons.
La première est que les citoyens voudront être protéger, assurer contre les conséquences de cette plus grande précarité et contre les risques qu'ils prennent. L'état soucieux de baisser les prélèvements obligatoires transfèrera et transfère déjà une partie de ses compétences aux assureurs notamment dans le domaine de la santé. Pour protéger et couvrir ces risques, il faut que la compagnie d'assurance sache la probabilité d'occurrence du risque afin d'ajuster en permanence leurs primes à l'évaluation des risques encourus par leurs clients. Il faut donc qu'elle surveille ces clients afin d'évaluer ses probabilités. Ce phénomène observé de longue date dans l'automobile à travers le bonus-malus va s'amplifier dans tout les domaines de la vie quotidienne. Ainsi, en Grande-Bretagne l'assureur Norwich Union teste une sorte de boite noire enregistrant les mouvements des véhicules de ses assurés. En contrepartie, les primes d'assurance seront modulées en fonction de l'utilisation réelle des automobiles (l'heure du trajet, route accidentogène ou non...). Les technologies présentées plus haut vont démultiplier les moyens de surveillance donnant la possibilité aux assureurs de vérifier si leurs clients se conforment aux normes pour minimiser les risques qu'elles auront à couvrir.
La mise en réseaux des hommes et des objets : une menace pour les libertés civiles ?
Si te telles missions aujourd'hui de la compétence de l'État sont transférés demain à des sociétés privées sans garantie de la confidentialité des fichiers, on peut légitimement se demander quels risques une telle évolution de la société fait-elle courir à la démocratie. Ces risques seront d'autant plus grands si on a le droit de croiser ces informations comme le laisse supposer le développement de technologie comme la RFID et de l'internet des objets. En effet, si un organisme a accès au comportement téléphonique d'un personne mais ignore son comportement familiale où son attitude à l'égard de l'automobile, c'est un moindre mal mais si un acteur économique peut tout recouper alors il développe un formidable outil marketing capable anticiper les besoins de cette personne pour le meilleur comme pour le pire. En couvrant une personne contre tout type de risques les assureurs seront les acteurs économiques qui auront accès aux plus grands nombre de fichier. Ils proposeront puis imposeront auprès de leurs assurés des technologies d'autosurveillance en échange d'une réduction de leurs primes d'assurance. Ces technologies vérifieront que les client se conforment aux normes pré-définies dans le contrat d'assurance. Le véritable dangers réside ainsi dans le fait que ces compagnies pourront demain dicter les normes de la société ; quoi manger ? quoi savoir? comment conduire ? comment se conduire ? comment se protéger ? comment consommer ? Comment produire ?. Soutenues par la puissance publique, elles pénaliseront les fumeurs, les buveurs, les obèses, les inemployables, les agressifs, les imprudents, les maladroits, les gaspilleurs. En d'autre terme la surveillance bascule dans une forme de totalitarisme à partir du moment où une autre personne que moi fixe les normes de ma vie privée.
Ce sujet m'a semblé intéressant car il permet de prendre du recul sur les avantages et les inconvénients d'une technologie sur notre mode de vie. Il ne s'agit pas de faire preuve d'obscurantisme. Il serait d'ailleurs illusoire de croire qu'on pourrait réussir à s'opposer à ces technologies car la mise en réseaux des hommes et des objets répond à des désirs et des besoins profonds de l'Homme. Bien au contraire, il s'agit d'anticiper les effets pervers de ces technologies d'autosurveillance sur nos libertés et de repenser la politique à l'aube des technologies de demain.
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29/10/2008 - Le cyberjournalisme - Mathieu MARTIN - mth.martin@gmail.com
PRESENTATION L’article publié ici propose une définition du cyberjournalisme qui se base sur 3 principes : hypertexte, navigation, interaction. La maîtrise du langage hypertexte entraîne l’élaboration d’une information multi-support (texte, vidéo, audio…) via l’utilisation d’hyperliens. Ceux-ci permettent également un travail de sémantique donnant à l’utilisateur la possibilité de naviguer entre différentes informations selon son désir d’approfondir un sujet en particulier. Enfin le propre d’internet étant d’être interactif, l’information cyberjournalistique est plus personnalisée, fruit d’une élaboration collective avec des archives consultables grâce aux outils tels que les forums, les messagerie, les commentaires…. En pratique, le journalisme professionnel présent sur la toile ne correspond pas à cette définition (le monde, libération, le figaro,...) la majorité de l’information disponible se présentant sous une forme semblable aux éditions papier. En revanche on constate l’émergence d’un réel cyberjournalisme au niveau de blogs citoyens et sites d’information indépendants d'une édition papier ou audiovisuelle (rue89.com, amnistia.net, bakchich.info…). Le fait qu’ils soient uniquement présents sur le web leur permet de s’affranchir du style de la presse écrite et d’intégrer les deux premiers principes du cyberjournalisme. Cependant, leur mode de gestion étant semblable à une rédaction de journal classique, le côté interaction est limité à la présence de commentaires en bas de chaque articles. Ce dernier principe du cyberjournalisme est privilégié par d’autres types de sites d’information dits « collaboratifs » (lepost.fr, agoravox.fr, …) : chaque internaute peut rédiger des articles qui seront par la suite mis en ligne, sous réserve de respecter la charte du site en question. Les deux premiers principes sont alors moins bien respectés car l’outil hypertexte n’est pas obligatoirement maîtrisé par l’ensemble des participants. ANALYSE Selon un sondage réalisé en janvier dernier par l'institut TNS-Sofres pour le journal La Croix, la crédibilité des sites Internet pour produire de l'information progresse (31 % en janvier 2008 contre 23 % en janvier 2005). Ces sites Internet regroupent à la fois ceux des journaux traditionnels et ceux des sites cyberjournalistiques. On peut trouver sur alexa.com des comparatifs d’audience entre ces différents sites : Selon d’autres sources, lemonde.fr et lefigaro.fr reçoivent en moyenne 3 millions de visiteurs uniques par mois contre 600000 pour rue89.com (source : ici et là ) On le voit, les « vrais » sites cyberjournalistiques représentent une part faible mais non négligeable de l’audience par rapport aux « poids lourds » de l’information. L’émergence de ces sites est due à l’influence de différents facteurs. Tout d’abord économique : La gratuité de l’information a toujours été le gage d’un succès en terme d’audience. Les ventes des quotidiens gratuits tels que 20 minutes et métro se sont rapidement hissées au niveau de celles des grands quotidiens nationaux. Ensuite culturel : Internet est en passe de devenir le média privilégié des jeunes, et à ce titre les sites d’information draineront mécaniquement de plus en plus de lecteurs. Mais ceci n’explique pas l’intérêt porté au cyberjournalisme en particulier. Celui-ci permet, de par sa nature même, une traçabilité de l’information sans équivalent jusqu’alors. La vérification des sources est instantanée et n’est pas limitée par la barrière du type de média : on peut sauter d’une source textuelle à une source audio sans difficulté. La possibilité de remonter aux sources sans entraves est le gage d’une fiabilité que l’on ne retrouve pas dans les médias traditionnels. Ce facteur technique est le premier pilier du cyberjournalisme. Le deuxième est d’ordre politique : le fait de pouvoir être un producteur et non plus un spectateur de l’information attire les internautes. Ils se sentent plus concernés par une actualité qui les touche de près puisqu’ils ont participé à son élaboration. Disposer d’informations non filtrées par la machine médiatique traditionnelle donne le sentiment d’avoir accès à quelque chose d’authentique et de ne pas être manipulé. Les sites dits « citoyens » fonctionnent sur ce registre et ont une dimension contestataire du réseau traditionnel qui est censé ne fournir qu’une information « politiquement correcte ». ANALYSE PERSONNELLE Je consulte régulièrement le site lemonde.fr et je suis parfois déçu par l’absence d’analyse au sein des articles publiés. Le journaliste se contente de nous donner les faits sans expliquer les tenants et les aboutissants de l’information, ni même fournir les liens qui pourraient pallier ce manque. En général les articles « à la une » n’ont pas ce défaut (même si l’absence de liens est quasiment une constante), mais cela est beaucoup plus fréquent pour des articles traitants de sujets de moindre importance en terme d’actualité. De plus les sujets sensibles sont traités de manière assez lisse, non pas pour rester dans l’objectivité, mais pour éviter le politiquement incorrect : on a donc un certain bridage de l’analyse qui rend au final l’article au mieux inintéressant, au pire partial. Je me suis donc tourné vers les sites proposant une information plus cyberjournalistique. En effet, le côté timoré est des analyses disparaît, on peut y trouver une actualité au contenu différent et en général plus instructif du fait de l’aspect communautaire. Il y a de plus de réelles possibilités d’approfondir l’information via une utilisation pertinente de l’outil hypertexte par les journalistes. Cependant, on tombe assez souvent dans l’excès inverse : il y a une certaine diabolisation des politiques, des grands groupes industriels ou financiers ainsi qu’une recherche constante et parfois exagérée du faux pas ou de l’arnaque. Pour obtenir une information satisfaisante sur internet, ni le cyberjournalisme, ni le journalisme traditionnels ne sont suffisant à eux seuls. Ils sont complémentaires et c’est pourquoi je pense qu’aucun des deux ne prendra le pas sur l’autre, du moins à moyen terme.
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21/10/2008 - Les Réseaux sociaux professionnels - Dewi Bordage - dbordage@gmail.com
 Présentation
Les réseaux sociaux professionnels (RSP) sont des services en ligne qui vous permettent d'entrer en relation avec d'autres professionnels. Certains sont publics, comme par exemple Xing, LinkedIn et Viadeo ; d'autres sont internes aux entreprises et sont donc privés. La création de RSP a été motivée par l'engouement suscité par les réseaux sociaux pour particuliers comme Facebook. Il est important de bien faire la différence entre réseaux publics et privés car leurs objectifs ne sont pas les mêmes. Nous parlerons principalement dans cet article des réseaux publics.
Pour bien vous illustrer ce que peut être un réseau social professionnel, prenons l'exemple du très connu Viadeo. Il possède les fonctionnalités de base d'un réseau social en ligne, à savoir : - une gestion de son profil numérique - la possibilité d'inviter des personnes à faire partie de son réseau (cas des RSP publics) - l'accès à des espaces d'échanges d'information - la consultation du profil d'autres membres du réseau - l'invitation de membres du réseau à devenir vos contacts Vous pouvez démultiplier vos contacts grâce aux contacts de vos contacts : autrement dit les connaissances de vos connaissances sont vos connaissances. Vous êtes donc en contact plus ou moins "direct" avec une grande multitude de membres du réseau.
Les réseaux sociaux professionnels disposent de moteurs de recherche pour faciliter la recherche des membres proches de vos besoins ou centres d'intérêt professionnels. - trouver un membre qui vous intéresse
- consulter son profil pour voir qui il est, d'où il vient, ce qu'il cherche, ce qu'il peut vous apporter et ce que vous pouvez lui apporter
- contacter la personne via la plateforme, pour échanger des informations, des astuces et pourquoi pas trouver un terrain d'entente pour vos affaires
- si une affaire s'engage, retrouver le schéma classique de la prise de contact : téléphone, rendez-vous, conclusion de l'affaire
Illustration du phénomène : VIADEO
 Premier réseau social professionnel français, Viadeo (ex-Viaduc) a été co-fondé en 2004 par Dan Serfaty. Il revendique en tout 2 millions de membres. C’est en fait le prolongement d’un club d’entrepreneurs (Agregator), créé en 2000. Il est maintenant disponible en français, en anglais, en italien, en allemand, en espagnol et en portugais. Si vous y recherchez un emploi, Viadeo est également implanté en Italie, en Espagne et même en Chine, où il a racheté le site professionnel Tianji. Une de ses particularités réside dans ses « hubs », sortes de forums de discussion communautaires et thématiques, publics (lisibles par tous les membres de Viadeo) ou privés (réservés à une poignée d’inscrits). Viadeo propose un service de base gratuit mais, en fait, il faut souscrire au service payant premium (5 et 8 euros par mois) pour accéder à la plupart des fonctionnalités (consulter le profil et contacter sans limites les autres membres, partager et échanger sur les hubs, publier ses événements, discuter en temps réel avec les autres membres…). Par ailleurs, Viadeo vous offre la possibilité de vous abonner à des flux d’informations provenant du site (offres d’emploi, messages hubs, etc.).
Vers une utilisation efficace des RSP
Pour inciter les autres membres à vous contacter, il est tout d'abord indispensable de bien compléter votre profil : parcours, compétences, spécialités, recherches,... Les bénéfices que vous retirerez de vos échanges sur les réseaux sociaux professionnels viendra surtout de la densité et qualité de vos contributions. Il est nécessaire d'avoir une démarche active, de recherche et de prise de contact.
Viennent ensuite 4 points importants à prendre en compte pour rendre votre utilisation des RSP efficace :
- Chaque réseau a sa spécificité
Être présent sur plusieurs réseaux vous permet de servir des objectifs différents et de toucher des cibles particulières. Par exemple, Viadeo est historiquement bien placé sur la France et Xing sur l’Allemagne. Si vous avez ou voulez avoir une activité sur ces deux pays, être présent et actif sur les deux sites vous permet de toucher des personnes différentes. LinkedIn, lui, est plus anglo-saxon. - Soyez créatif dans votre utilisation des réseaux
Vous pouvez par exemple décider que l’un de vos réseaux est destiné à vos liens sociaux à forte valeur ajoutée. Vous n’y accepterez que les invitations de personnes que vous avez réellement rencontrées. Inversement, sur un deuxième réseau, vous pourrez décider d’entrer en contact avec beaucoup plus de personnes : individus dont vous lisez les blogs, dont vous connaissez la réputation en ligne même si vous ne les avez pas physiquement rencontrés, cibles potentielles chez des prospects ou des partenaires pressentis... Ce réseau sera beaucoup plus vaste et vous donnera accès, au 2ème et 3ème degrés, à des dizaines de milliers de personnes potentiellement intéressantes pour votre activité. En revanche, le lien de confiance sera plus ténu, et vous ne devez pas vous attendre au même niveau de coopération. - Réservez un budget temps au networking en ligne
Vous pouvez par exemple décider de consacrer 1 ou 2 heures par semaine à vos réseaux sociaux professionnels, et réaliser les activités/tâches les plus pertinentes et ergonomiques.
- Jouez la complémentarité gratuit – payant
Certains réseaux sont quasiment entièrement gratuits (c’est le cas de Linkedin), d’autres jouent la carte de fonctions premium payantes (Viadeo). Explorez les possibilités des différents sites et décidez de payer pour ce qui vous est utile, là où cela vous est utile. Pour les autres, contentez vous des fonctions gratuites.
Commentaires personnels
La question qui me vient souvent à l'esprit quand je lis des articles sur les ambitions des RSP, c'est : cet article de tel blog ou de telle revue du net est-il vraiment à prendre au sérieux ? Les RSP sont-ils en voie de devenir "l'outil" indispensable qui optimise la prise de contact avec des clients, partenaires, ou collaborateurs ? Va-t-on assister dans les années qui viennent à la migration globale vers une identité numérique professionnelle ?
Sources
http://www.commentcamarche.net/faq/sujet-12782-les-reseaux-sociaux-professionnels http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=44379 http://www.marketing-perso.net/ http://www.lejournaldesrh.com/emploi/recrutement/tag/reseaux-sociaux/
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25/9/2008 - Cours du 16 octobre 2007
Le cours du 16 octobre traitera des thèmes suivants :

Définition du cyberespace : différence entre réseau numérique et espace social. Le terme cyberespace a été introduit en 1984 par le Canadien William Gibson, dans son ouvrage de science-fiction intitulé Neuromancer, pour désigner « une hallucination consensuelle quotidiennement expérimentée par des milliards d'opérateurs ».
liens :
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Le dictionnaire des arts médiatiques : Internet
Textes polémiques :
Illustration : (a rechercher par les étudiants)
dans chaque cas on doit créer le liens vers le sites et indiquer son nom.
Cyberespace et pratiques de loisirs :

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(lecture) la librairie numérique NuméLOG. Dans cette librairie on peut acheter en ligne des livres numériques téléchargeables. Lien trouvé par Séraphin ALAVA
Cyberespace et activités professionnelles :
Cyberspace et arts :
Cyberespace et citoyenneté :
Cyberespace et sciences :
Cyberespace et valeurs , éthiques :
Nous avons ensuite abordé en débat les thèmes suivants :
Enjeux de la vidéosurveillance :

Le projet Human visible :

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25/9/2008 - CONSIGNE "FIL D'APPRENTISSAGE"
Dans le cadre du cours de Module d'ouverture de l'INSA de Toulouse.
Pour l'exercice d'aujourd'hui nous travaillerons tous sur la base d'un fil d'apprentissage.
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7/1/2008 - MODALITES DE LA DEUXIEME EVALUATION
La deuxième écvaluation comprend un exposé en groupe sur un sujet choisit en commun accrod avec le formateur. cet exposé s"appuie sur un article analytique mis en ligne sur le site du cours et un exposé appuyé par un diaporama. Chaque membre de l'équipe est présent le jour de l'évaluation.
L'exposé dure 10 à 15 mn et est suivi d'une analyse en commun. Le powerpoint est ensuiote aprés modification posté sur le site. La corrcetion (avec changement de code) commence une semaine aprés l'exposé.
Pour le groupe des 2ème et 3ème année la répartion suivante est proposé
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Lundi 14 Janvier TD en autoformation
-
Lundi 21 Janvier exposé du groupe "OBOOLO"
-
Lundi 28 janvier exposés des groupes :
"Commercialisation des produits sur second life"
"Du service à l'assistanat"
"Place des No life dans la société"
"Casino virtuels"
"Les nouveaux réseaux sociaux"
ATTENTION : Chaque groupe doit dans sa fiche et son exposé reprendre les questions suivantes :
QUOI?
QUI? POURQUOI CE SUJET?
QUEL PLAN? QUELLES QUESTIONS?
SUR QUOI S'APPUIE VOTRE ANALYSE?
QUELLES SONT VOS REFRENCES?
QUAND CONCLUEZ VOUS?
QUELS ENSEIGNEMENTS EN TIRER.
QUELLES CONSEQUENCES PREVISIBLES?
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18/12/2007 - La cooptation: l'emergence des réseaux professionnels sur Internet
OZER Ersin/ MAZOU Claire/ SCOTTO Ronan/AUDEVARD Pierre
claire.mazou@gmail.com
La cooptation: l'emergence des réseaux professionnels sur Internet
Posture Journaliste (recherche d'informations, interview d'un coopteur et d'un recruté)
Résumé: Analyse de l'efficacité de la recherche d'emplois par internet (quelques chiffres)
Qu'est ce que la cooptation?
L'ermergence d'un nouveau système de recrutement "innovant"(quelques chiffres)
Comment faire parti d'un réseau professionnel et donc être conseillé par un coopteur?
Dérives engendrés par le gain d'argent?
Limites?
l'INSA est-il représenté dans ce type de recrutement?
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2/12/2007 - Monde virtuel : Runescape

http://www.runescape.com/
Description
En vue d’une meilleure
compréhension de ce type de jeux en ligne, il me paraissait indispensable
d’aborder, avant toute chose, la définition d’un MMORPG.
MMORPG signifie
en Anglais "Massively Multiplayer Online Role Plaing Game"
dont la traduction française est "Jeu de Role en Ligne Massivement
Multijoueur" (JRLMM). Il y a
deux sortes de MMORPG ceux ou il est nécessaire de télécharger
une application pour pouvoir jouer et ceux ou l'on joue via un navigateur Web. Runescape
fait partie de la deuxième catégorie.
Runescape est donc un jeu de rôle
en ligne massivement multijoueur (MMORPG)
gratuit sorti en 2001
et développé en Java par Jagex Software. Le jeu se déroule dans un
univers imaginaire en trois dimensions, sans objectifs ou buts globaux,
évoquant un univers médiéval parsemé d'objets fantastiques
dont la quête est nécessaire pour améliorer les compétences du personnage. Il
existe ainsi 23 domaines de compétences dont les cinq principaux sont :
la prière, la défense, l’attaque, la magie et l’archerie dont le
niveau de chacun varie entre 1 et 99. La
quête du joueur est ralentie par différentes oppositions :
combats opposant des joueurs appartenant à des races et à des religions
différentes, combats contre un large éventail de monstres dont l’affrontement
engendre des récompenses, malédictions des différents dieux .Le jeu est en évolution permanente grâce à
des ajouts hebdomadaires d’objets, de métiers, de religions…favorisant ainsi
l’addiction du joueur. Ce type de jeux est aussi appelé
« univers persistant » : lorsque que vous vous déconnectez de
votre session le jeu continue, d'autres joueurs se connectent et continuent
leurs quêtes, c'est un monde qui ne s’arrête jamais et qui est assimilable à un
monde virtuel.
Video de présentation :
http://fr.youtube.com/watch?v=G1NfWA9b7Us&eurl=http://jeuxstrategie.eu/dofus-wakfu-runescape-darkorbit-et-autres-jeux-gratuits-en-ligne/
Screenshot de
présentation :

Analyse
Témoignages :
Poster le 07/07/2007 sur http://telechargement.journaldunet.com/
par Migouel Done.
RuneScape a une très
grandes durée de vie selon moi et pas seulement en faisant des quêtes mais en
voulant se faire de l'argent, améliorer ses stats figurer dans les highscores.
J’adore ce jeux la version free 2 play est assez complète et la version member
est incroyablement complete! C'est un très bon jeu selon moi! Mais il faut
essayer plus d'une journée avant de le juger!
Poster le 28/02/2007 sur http://telechargement.journaldunet.com/
par Vegita Master.
Les points négatifs ne sont pas nombreux:
- les graphismes ne sont pas au top mais il ne
faut pas oublier que c'est un jeu gratuit et en flash.
-le jeu est en anglais ou
en allemand mais ce n'est vraiment grave avec tout les français dans le jeu
vous serez vite débloqué.
- le dernier point faible
mais ce n'est pas la faute de jagex ce sont les hackers
Poster le 19/03/2006 sur http://www.ciao.fr/ par N Nina
Les points forts : J’adore le logiciel de messagerie inclus dans le
jeu, cela permet de rencontrer des gens de partout dans le monde. Et puis, la
multitude de skills octroie une durée de vie plus longue. La petite taille du
fichier à télécharger permet aux possesseurs d’ordinateurs préhistoriques de
jouer aussi.
Les points faibles: Les graphismes sont trop affreux, il est possible de
faire de meilleurs graphismes sans augmenter la taille du fichier. Le fait que
le staff bannisse les mots étrangers (pas en anglais) m'offusque. Je déplore le
manque d'upgrades pour les free players.
Quelques chiffres :
-2001 : Date de sorti de Runescape 1 ou Runescape
Classic (Version Anglaise)
-2004 : Date de sorti de Runescape 2
(Version Anglaise)
-2007 : Date de sorti de Runescape 2 en
Allemand
-Nombre de joueurs dans le monde: 9 millions
d’inscrits gratuitement et 1 millions d’abonnés.
--Nombre de joueurs en France : 250 000
joueurs dont 45 000 inscrits
-Prix de « l’abonnement premium »
pour obtenir des évolutions supplémentaires : 4,60€
-Nombre de serveur : 137 serveurs en
anglais dont 73 gratuits, 2 serveurs en allemands dont 1
gratuit.
Faits constats :
Jagex, le développeur/éditeur de Runescape vient
d'annoncer avoir battu son record de connectés avec 580 000 joueurs sur
ses serveurs le 17/06/2007. Jagex en profite pour publier quelques chiffres qui
en disent long sur la soif de gratuité des joueurs. Ils revendiquent ni plus ni
moins que 4.9 millions de comptes actifs (c'est à dire utilisés dans les
deux dernières semaines), ce qui ferait de Runescape un des, voire LE, MMORPG
le plus joué au monde.
Mon Avis :
Pour moi, le succès indéniable de Runescape est
lié à une vision novatrice, des MMOPRG, des créateurs de ce jeu.
En premier lieu, ils ont su créer un jeu accessible à
tous. En effet, le jeu est programmé en Java, on s'y connecte via le site Web
et on peut y jouer sur n'importe quel ordinateur, ça se charge super
rapidement, c'est fluide, et simple à prendre en main. Cette facilité
d’installation et de fonctionnement en
fait oublier le faible niveau graphique de ce jeu (Runescape 2 en 3D).
En second lieu, les créateurs ont su favoriser
l’addiction du joueur en créant un monde virtuel captivant où le joueur
s’identifie en son personnage en jouant avec son imagination. Pour cela dans ce
« monde virtuel moyenâgeux », le joueur peut personnaliser
entièrement son personnage en choisissant : son nom, son sexe, son
apparence, sa race (imaginaire), sa religion (imaginaire aussi), son métier,
ses alliés, ses ennemis… L’évolution d’un personnage au sein du jeu passe par
la quête d’expérience qui implique que le joueur doit jouer le plus souvent possible si celui-ci
veut obtenir des améliorations augmentant de surcroît l’addiction de ce
dernier.
Et pour finir, ce jeu est « partiellement
gratuit ». En effet, l’inscription et les objets de base sont entièrement
gratuits. Ce « pack découverte » permet ainsi au joueur de s’initier et de découvrir le jeu
dans son intégralité de fonctionnement. Après avoir atteint un certain niveau
(demande déjà quelques heures, voir quelques jours de quête), le joueur peut
choisir de s’abonner, « pack premium » à 5 €, lui permettant
de disposer de nouveaux objets supplémentaires et d’une plus grande carte. Il
est indispensable de souligner que les joueurs libres et payant cohabitent et
jouent ensemble.
Conclusion.
Indéniablement, le plus du jeu Runescape, par rapport aux autres MMORPG,
est sa simplicité d’installation, d’accessibilité et d’utilisation. De
plus, il propose, à partir de l’incarnation d’un personnage fortement personnalisé,
d’évoluer dans un monde virtuel captivant et en permanente évolution. Le monde
de Runescape est un
« mélange » à la fois de notre monde « réel », où il est
indispensable de travailler, d’apprendre, de communiquer, d’être persévérant,
de choisir sa communauté …, et d’un
monde imaginaire où il existe des malédictions, des pouvoirs magiques, des monstres
sortis tout droit de l’imagination des créateurs de ce jeu. Le « croisement » de ces deux
mondes forme un monde complexe qu’il est nécessaire d’étudier et de comprendre
pour pouvoir y vivre et donc y évoluer. Ex : il existe au
sein de Runescape 17 dieux différents possédant chacun son histoire
précise. C’est pour cela qu’il est possible de constater l’émergence de grande
communauté de joueurs (appelée team) pouvant rassembler plusieurs
centaines d’adeptes. Mais ce jeu présente aussi certaines limites.
Tout d’abord, la pauvreté graphique (basé sur la
technologie JAVA) et l’existence de deux versions uniques (Anglaise et Allemande)
sont deux limites techniques n’étant pas à la faveur de l’attrait de ce jeu. De
plus, ces derniers mois, de nombreuses plaintes sont liées aux piratages de
certains comptes réalisés en vue
d’extorquer l’expérience de certains joueurs. Certaines améliorations
sont donc à prévoir.
Je pense aussi qu’il est indispensable que tout
joueur sache prendre du recul en jouant à ce type de jeux (monde virtuel) et
plus particulièrement à celui-ci. L’exemple le plus marquant est que
l’appartenance à une religion, où à une race particulière, ne sont pas dans le
« monde réel » des raisons suffisantes et acceptables pour pouvoir former
des communautés où de se battre contre une personne opposée à nos origines et/où
à nos convictions.
Ce type de jeux doit donc être utilisé en tant que
loisir en gardant toujours en vue l’existence de deux mondes distincts :
le monde « réel » et le monde imaginaire de Runescape où les
valeurs éthiques ne sont pas toutes à prendre en considération.
Un jeu vidéo est un jeu vidéo et doit rester un jeu
vidéo.
AUDEVARD Pierre
paudevar@etud.insa-toulouse.fr
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1/12/2007 - Le fansub de la mirage team.
http://www.mirage-team.com/Mirage-Actualite
Voici
le site de mirage-team qui est une équipe de fansub (une parmi tant d’autre). Qu’est ce que le fansub ?
Ce sont des gens qui pour le plaisir, et pour notre plaisir, se démènent à
traduire des animations japonaises qui ne sont pas encore licenciées en France
et nous permettre de les télécharger. Ainsi ce site offre la possibilité de télécharger
des épisodes de bleach, naruto… etc. et
tout cela légalement car les épisodes publiés ne sont pas encore licencié en
France.
Voici un témoignage de l’administrateur de Mirage-Team (Elvis) qui
résume en quelques mots son point de vue sur le fansub en France :
« Le fansub est l'activité de sous-titrer des vidéos inaccessibles en
France pour en faire profiter les fans. Ce travail est gratuit, et ne demande
aucune contrepartie. Le single "par les fans pour les fans" résume
bien l'esprit dont dispose le fansub,
esprit qu'il est important de conserver.
Ainsi, nous proposons les épisodes de Naruto sous-titrés en français à
une communauté de fans, ainsi qu'un large éventail de
services. »
Leur site regorge de commentaire les remerciant pour leur
travail :
« Enfin ! Merci pour le bon taff
que vous faites. » Posté par TiaG
« Merci
beaucoup 
Good taff la team »
de shika_kun_
En effet le mirage team grâce à un travail
acharné a publié pas loin de 360 épisodes sous-titrés par leurs soins.
Pour ma part ce site a été très bénéfique car
il m’a fait découvrir des animations japonaises. De plus il représente assez
bien la puissance d’internet. Par exemple un épisode de Naruto sort au japon le
jeudi et le soir même on le retrouve sous-titré chez nous. De plus internet symbolise
le partage de la connaissance gratuite pour tous ceux qui le souhaite. En effet cette équipe n’a rien a
gagné elle met juste ses compétences au service des autres et je pense que
c’est une chance pour la communauté française jap-animation. Grâce à des sites
comme ceux-là les producteurs de mangas
peuvent dors et déjà observer le succès de leur manga à petite échelle grâce au
nombre d’internautes qui téléchargeront leur manga. Ceci leur permet de percer
sur le marché européen sans prendre énormément de risques et de bénéficier
d’une publicité gratuite pour leur produit.
J’en conclus donc que ce genre de site n’est
pas celui qui va révolutionner le monde mais grâce au dévouement de quelques personnes
il permettra à des centaines de passer d’agréables moments devant leur écran. Mais
quelques problèmes persistent : si le manga est licencié en France alors
le fansub devra arrêter toute activité sur ce manga. Cependant les centaines de
personnes ayant téléchargé les animes seront-elle quand même de futurs consommateurs ??
Arthur daussy adaussy@etud.insa-toulouse.fr
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20/11/2007 - Mon amie le robot Bazin Laumonier Ozer Rirangira
URL:http://www.lalibre.be/article.phtml?id=12&subid=179&art_id=34253&folder_id=53
http://www.lalibre.be/pict_articles/pict_9798.jpg
Description: Grace aux progres technologiques, et à demande actuelle, on fabrique des robot capables d'echanger des sentiments.
Les machines arrivent à mimer des comprtements humains, attendrir, se rendre indispensbles.
Créer des relations sociales et de l'affection.
Avant techniquement impossible, ces nouvelles technonogies ouvrent de grandes possibilités,
chiffre 2005:
marché global de la robotique
11 millard de dollard
2010 24,9millard de dollard
2025 66,4 millard de dollard
Fbrice DEBLOCK
le chien AIBO peut reconnaître son maitre, prendre des decision (manger etc,,,)
positif:possibilité de realisme, fonctionnalités
negatif: addiction des enfants
touche la sensibilité des humains
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20/11/2007 - Second life : quand les serpents changent de peau (Bataille Nicolas, Cazenave Rémi, Sirven Antoine, Dubois Claire, Le Merrer Mathieu)
URL : http://secondlife.com/ ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Description : --------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Quoi: c'est un metavers (univers virtuel) qui permet de jouer une seconde vie Comment : en créant des avatars choisis par l'utilisateur. Pourquoi : pour faire des rencontres et échanger des opinions, des objets virtuels qui sont soumis à la propriété intellectuelle de son créateur. Zoom : ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------
 
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Analyse: --------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Temoins: --------------------------------------------------------------------------------------------------------------- "...Un huissier a passé une journée dans le monde virtuel et en a tiré les conclusions suivantes: -accès facile aux sites pour un mineur (...) -accès au sexe (...) -accès aux jeux d'argent." titre: faut-il interdire le monde virtuel second life auteur : aurélie blondel URL:http://www.plusnews.fr --------------------------------------------------------------------------------------------------------------- "(...) Plus j'explore, plus je découvre, et plus les possibilités me paraissent énormes. J'adore visiter des endroite pittoresques, où des créateurs ont développé des paysages fantastiques et des constructions audacieuses (...)"
URL : http://pisani.blog.lemonde.fr/2006/12/14/mieux-qualice-au-pays-des-merveilles-jai-second-life/ --------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Données: ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------
2006 : 124 175 membres
2007: 3 117 287 membres
670 000 dollars de revenus mensuels pour l'éditeur 10 000 à 30 000 avatars connectes simultanément profil du membre moyen : homme (dans 58 % des cas) américain (à 31 %) âgé de 25 à 34 ans (pour 38 %) Français représentés à hauteur de 12,73 % --------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Avis: --------------------------------------------------------------------------------------------------------------- +++:Encourage la créativité. Création d'une charte éthique. - - - : abus --> viols sur second life ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------
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7/10/2007 - L'erreur est de penser que l'intelligence est dans l'outil
Chercheur en sciences sociales, Béatrice Hammer s'est penchée sur les impacts des nouvelles technologies au sein des entreprises. Une réflexion devenue un roman.
Ces technologies ont ouvert des opportunités mais ont vite été institutionnalisées. Les informaticiens ont repris le pouvoir : ils remettent tout aux normes et créent souvent encore plus de rigidité. Des outils comme l'e-mail deviennent parfois très contraignants et contre-productifs. On est sensés lire tous nos e-mails et y répondre rapidement. C'est impossible, si bien que l'on finit par ne plus les consulter. L'erreur est de penser que l'intelligence est dans l'outil, et pas chez celui qui l'utilise.
Cet article a pour but de nous faire prendre conscience que les nouvelles technologies nous offrent des avantages mais peut avoir tendance a prendre le dessus sur l'utilisateur. Celui-ci peut en devenir "esclave". Par exemple, on est soumis a l'obligation de lire nos e-mails quotidiennement.Béatrice Hammer
On trouve plus d'information ici: http://www.journaldunet.com/management/0502/050268green.shtml
MOUROUGANDY Antonio
amouroug@etud.insa-toulouse.fr
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30/1/2007 - Fiche 1ère évaluation : publication scientifique sur internet
FICHE PREMIERE EVALUATION
THEME : Diffusion de l’information scientifique sur internet
NOMS DES MEMBRES DU GROUPE :
Claire Marchand
Isabelle Menvielle
Laure Plener
Estelle Vas
E-MAILS :
claire.marchand@gmail.com
imenvielle@yahoo.fr
lplener@gmail.com
vas.estelle@gmail.com
PROBLEMATIQUE De nos jours, Internet constitue une source d'informations indispensable pour la communauté scientifique. Il permet un échange instantané et régulier des idées, raisonnements et résultats sans lequel il ne peut y avoir de développement scientifique; cet échange est représenté par le développement d'entreprises spécialisées dans la veille technologique qui fondent leurs activités sur l'analyse de données Internet. Les publications scientifiques sont indispensables pour le chercheur en tant que marque de reconnaissance et de crédibilité auprès de ses confrères. Notre intérêt est donc de savoir si ces documents donnent accès à des données fiables et véritables. Nous nous attacherons particulièrement au domaine de la biologie. Existe-t-il des systèmes de contrôle de l'information ou des normes qualité ? Qui en est responsable ? Quelles sont les limites de cette sélection ?
FORMES DE DIFFUSION DE L'INFORMATION SCIENTIFIQUE
Les différents moyens d'accéder à l'information scientifique sur Internet :
1. Site de revue : (Les articles référencés sur Internet sont les mêmes que ceux publiés dans la revue)
URL : www.nature.com/nature
Résumé : Site du magasine scientifique Nature. Il exige une inscription (qui comprend une enquête sur leur pouvoir d'achat), mais cette inscription, tant qu'on ne dépasse pas les tables des matières, est gratuite. Le site intéressera ceux qui s'intéressent aux sujets scientifiques qui d'ordinaire sont abordés de façon furtive dans les médias grand public. Il contient également des informations sur les événements internationaux, les futures conférences et des liens vers les autres magazines de la famille "Nature".
2. Centre de recherche
URL : http://www.cens.cnrs.fr/revue
Résumé : En mettant en place le Centre d’Edition Numérique Scientifique (Cnes), le CNRS crée une nouvelle génération d’instrumentation scientifique fondée sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication. L’objectif du Cens est de produire et de diffuser les revues scientifiques sur l’Internet dans le domaine des Sciences de l’Homme et de la Société. Il s’adresse aux revues scientifiques existantes ou en projet de création. Les services de production ou de mise en ligne du Cens sont totalement gratuits mais l’accès aux articles dépend du modèle économique choisit par la revue.
Officiellement, des relectures d’épreuves sont prévues avant la mise en ligne : l’organisation de la chaîne de production éditoriale du Cens, basée sur la norme ISO 9001, intègre plusieurs contrôles qualité. Une procédure de Bon à tirer électronique visé par le responsable de la revue déclenche la mise en ligne du numéro ou d’éventuelles corrections.
3. Bases de données
URL : http://biology.plosjournals.org
Résumé : PloS BIOLOGY est un journal de biologie qui diffuse les articles publiés par la Public Library of Science (PloS), un groupement de scientifiques à but non lucratif. L’accès aux articles est gratuit pour les internautes.
Tous les travaux sont publiés sous la licence « Creative Commons Attribution Licence » (CCAL). Avec cette licence, les auteurs disposent des droits d’auteur sur leur article mais autorise les internautes à copier, modifier, utiliser ces travaux. Disposer de cette licence assure de pouvoir rendre ses travaux scientifiques publics et disponibles gratuitement.
URL : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/
Résumé : Ce site est développé par le NIH (National Institutes of Health) du ministère de la santé américain ; il a été établi en 1988 pour constituer une source d’informations en biologie moléculaire.
Il regroupe :
- toutes les publications de différents journaux de biologie : génétique, biologie moléculaire, microbiologie, biotechnologies, médecine…
- de nombreuses bases de données : génomes complets des différents organismes séquencés à ce jour, gènes identifiés, protéines identifiées (séquence, rôle, structure…), substances existantes…
- tous les outils nécessaires en biologie moléculaire et bioinformatique : comparaison de séquences génomique ou protéomique, prédiction de structure à partir de la séquence, modélisation des structures en trois dimensions, recherche de domaines particuliers dans l’ADN…
4. Moteur de recherche
Résumé : Google Scholar est un site spécialisé sur la recherche de documents scientifiques et universitaires : articles, thèses, livres, abstracts, rapports techniques, citations, etc. Tous ces documents sont issus de laboratoires de recherche, écoles et universités. La page de résultats affiche l’auteur du document proposé ainsi que le nombre de liens pointant vers le fichier, les différentes sources où il est disponible ainsi que les versions successives existant sur le Web.
5. Blog
URL : http://www.over-blog.com/blog-annuaire-37-Science.html
Résumé : Ces blogs sont des sites Internet personnels. Ils ajoutent aux fonctionnalités d’une site-web personnel la simplicité et l’interactivité : il permet la publication d’articles que les visiteurs peuvent commenter.
6. Colloque virtuel, symposium en ligne
URL : http://www.symposcience.org/liste.php
Résumé : Le site SympoScience est le support commun au Cemagref, au CIRAD, à l’Ifremer et à l’INRA pour la diffusion en ligne, dans le cadre de leur mission de diffusion de la connaissance scientifique et technique, des actes de leurs colloques, séminaires, congrès et symposiums. Il propose également des colloques organisés par d’autres partenaires et portant sur des thématiques communes ou proches.
EXPERTS
1. Critères d'évaluation d'un site
URL : http://users.skynet.be/ameurant/francinfo/validite/evaluer.html
Nom : Commission Français et Informatique
Fonction :
Citation : "L'auteur d'une information est le premier responsable de celle-ci. Il est donc important de pouvoir identifier et de déterminer les compétences de celui qui fournit l'information. Quelles sont les compétences de l'auteur ou des auteurs? Sont-elles clairement énoncées? Fournit-on des renseignements qui permettent d'entrer en contact avec le ou les auteurs? (email, adresse d'une page personnelle, ...) L’auteur fait-il référence à des publications antérieures, parues dans des périodiques imprimés faisant autorité ? Y a-t-il moyen de vérifier le sérieux d'une organisation si elle n'est pas connue ? "
URL : http://docinsa.insa-lyon.fr/sapristi/index.php?rub=1004
Nom : Laurent QUINSON, INSA Lyon
Fonction : Webmaster
Citation : "L'organisation :
- L'organisation est-elle clairement nommée ? Peut-on la contacter par téléphone ? Par voie postale ? Par courrier électronique ?
- Y a-t-il un moyen de vérifier le sérieux de l'organisation si elle n'est pas connue ?
- L'information est-elle clairement protégée par un copyright ? Qui détient les droits ?
- Dans l'URL du document, l'hôte (la partie située avant le troisième "/" dans l'adresse) permet-il d'accéder à la page d'accueil de l'organisation ?
Exemple : la page index.php a pour hôte le serveur http://docinsa.insa-lyon.fr/ qui est la page d'accueil du portail documentaire de Doc'INSA
- Cette organisation est-elle connue pour être compétente dans ce domaine ?"
URL : http://www.webrankinfo.com/google/pagerank/index.php
Certains se basent sur le PageRank pour estimer si une publication est authentique ou non.
2. Problèmes rencontrés, crédibilité
URL : http://urfistreseau.wordpress.com/2006/11/23/autorites-enonciatives-et-espaces-de-publication-et-de-referencement-evelyne-broudoux/
Nom : Evelyne Broudoux
Fonction : Maitre de Conférences en Sciences de l’Information et de la Communication à l’IUT de Vélizy
Citation : « Un espace libre de publication peut favoriser une recherche dégagée des tutelles, forcer la sortie d’un cadre institutionnel qui ne sert quelquefois qu’à nourrir la pensée labellisée d’une autorité et favoriser recherche d’indépendance et autonomie, préalables à des choix librement assumés. Mais cet espace qui sert avant tout à une énonciation personnelle risque de pousser l’étudiant blogueur sur une autre pente, au mieux celle de la dispersion, au pire celle de l’auto-suffisance […] Aussi, on pourrait se demander quel système de référencement mettre en place qui échapperait aux lois du marché de l’immatériel et qui aurait pour but de contourner les biais de la notoriété. »
URL : http://urfistreseau.wordpress.com/2007/01/29/intervention-de-marin-dacos-resume/
Nom : Marin Dacos
Fonction : Agrégé d'histoire et allocataire moniteur en histoire comptemporaine (Lyon 2) Fondateur de Revues.org, fédération de revues scientifiques en SHS sur Internet
Citation : « Les instruments de repérage, de classement et d’identification sont rares et incomplets. Seuls semblent émerger les portails de contenus eux-mêmes, alors que les répertoires et les moteurs de recherche scientifiques restent marginaux. La domination de Google sur les usages est telle que le PageRank semble avoir remplacé toute autre autorité. Les moteurs de recherche scientifiques peinent à percer dans les usages des chercheurs et des étudiants. Eux-mêmes s’appuient sur des méthodes et des corpus qui ne sont, à l’heure actuelle, pas totalement satisfaisants. »
URL : http://www2.cnrs.fr/band/302.htm
Nom : CNRS
Fonction : centre de recherche scientifique
Citation : « En France, l'utilisation du réseau des réseaux à des fins de communication scientifique doit s'accomplir dans le respect de la loi et notamment du Code de la propriété intellectuelle (droit d'auteur et droits dérivés). La publication sur l'Internet d'œuvres littéraires, graphiques, sonores, photographiques, audiovisuelles, etc., ne déroge donc pas aux dispositions du Code de la propriété intellectuelle. »
URL :http://209.85.129.104/searchq=cache:D1UU4qq6O4QJ:memsic.ccsd.cnrs.fr/documents/archives0/00/00/02/29/mem_00000229_00/mem_00000229.pdf+cyberculture+publication+scientifique&hl=fr&gl=fr&ct=clnk&cd=1
Nom : Nathalie Pignard
Fonction : Thèse (DEA de Sciences de l'Information et de la Communication Option Communication et Médias)
Citation : « Nous avons souligné les dangers auxquels s'exposaient les nouvelles publications : le manque de qualité et de rigueur dans la sélection des articles, la minimisation des fonctions de l'éditeur, le risque de cloisonnement des disciplines scientifiques et, à l'inverse, le risque de perversion de la science lorsqu'elle est diffusée librement et gratuitement sur Internet, etc. »
« Les revues imprimées reconnues garantissent une validation très sérieuse des articles publiés grâce à l'action des comités de rédaction. Certaines revues électroniques, dont le but est souvent de publier les informations le plus rapidement possible, ont tendance à ignorer ce contrôle du contenu ou à le remplacer par des procédures différentes de validation (la mise en place de débats autour des articles publiés ou prêts à l'être). Dès lors, la difficulté est de distinguer, parmi les revues électroniques, celles qui pratiquent le contrôle par les pairs et celles qui s'en passent. »
ZOOM
1. Description
L'information scientifique se diffuse sur Internet sous de nombreuses formes : revues scientifiques, centres de recherche, bases de données, moteurs de recherche, blogs, colloques et séminaires en ligne, etc. Dans certains de ces cas, nous avons pu identifier des moyens de contrôle de validité de l'information. Concernant les articles publiés par les revues type Nature ou Science, il s'agit de la transcription électronique de la version papier. De ce fait, la sélection des articles ayant lieu en amont de sa diffusion en ligne, le problème de crédibilité ne s'accentue pas avec l'utilisation d'Internet. Les banques de données mettent en place pour une partie d'entre elles un système de tri des publications scientifiques basé soit sur le principe de validation par les pairs ou peer-review, soit sur des normes qualité ou charte propres à chaque éditeur. Les moteurs de recherche, le plus connu étant Scholar Google, renvoie un indice de citation représentant le nombre de références faites à cet article par d'autres auteurs. L'utilisateur peut le considérer comme une côte de popularité. Dans la même idée, PageRank associe une note à une page Internet en fonction de sa fréquence de visite. D'un point de vue de journaliste, nous allons discuter des différents critères d'évaluation à disposition pour établir la pertinence de l'information scientifique et de la méthodologie à adopter pour une bonne utilisation de ces critères.
2. Analyse
Les nouvelles options de diffusion scientifique soulèvent de nombreuses objections. Par exemple elles ne tiendraient pas assez compte du besoin inhérent à la recherche scientifique d'une certification sérieuse. Dès lors, il convient de s'attarder à la recherche de nouveaux mécanismes de certification, car celle-ci est fondamentale mais délicate. Le débat est difficile, mais voici quelques éléments de réflexion.
L’archivage institutionnel ayant passé le mécanisme traditionnel du peer-review, ne pose pas de problème particulier de certification. Cela concerne les articles déjà publiés dans les revues papier aussi bien que les résumés de colloques et séminaires disponibles en ligne. Ces pratiques assurent une retranscription fidèle des informations scientifiques. En revanche, l’archivage et la diffusion institutionnelle de « pré-prints » et autres matériels non publiés soulèvent de manière aiguë la problématique de la certification. De toute façon, il est clair que l’accélération de la production scientifique exige des mécanismes d’enregistrement et de certification nouveaux, capables d’absorber ce volume croissant. Dans une base de données institutionnelle, l’accès et donc l’enregistrement, constitue une première sorte de certification, dont la rigueur -et la qualité- sera variable. Une plus grande rigueur participera cependant à l’établissement du prestige de la base de données, tout comme un peer-review rigoureux participe au prestige des journaux actuels. Évidemment, une telle base de données institutionnelle doit impérativement posséder un statut formel et officiel sous peine de n’avoir aucun rôle.
Selon nous il faudrait découpler les mécanismes de certification et de publication. Et ce afin d’obtenir une plus grande objectivité.
Evaluation d’un site scientifique.
De très nombreuses grilles d'évaluation de sites web sont diffusées en ligne ; celles ci s’appliquent également aux sites diffusant des informations scientifiques (exception faite des blogs). Nous pouvons citer notamment l’outil SAPRISTI développé par l’INSA de Lyon ou bien encore la grille proposée online par Hervé Basset de l’Université Catholique de l’Ouest. Les principaux critères d'évaluation de l'information mis en avant relèvent de la crédibilité de la source, de la qualité du contenu, de l'organisation intellectuelle de l'information et enfin de la présentation de celle-ci. Il faut toujours coupler les indices et les recouper : qui/quoi/pourquoi/comment etc. La qualité de l’évaluation réside dans l’utilisation de ces critères. Par exemple PageRank donne un indice de popularité qui peut conforter l’opinion que l’on a du site mais ne peut être considéré comme une garantie à lui seul. Dans le domaine scientifique il est plus significatif de s’attacher à la reconnaissance auprès de la communauté scientifique. C’est le cas du moteur de recherche Scholar Google qui lui prend en compte le nombre de citations d’un article par d’autres publications.
Blogs et forums
Internet étant un espace de libre expression sur des sites non « officiels » tout et n’importe quoi peut être mis en ligne. Dans le cadre d’une utilisation scientifique d’Internet il convient donc de se méfier des sites de libre échange. Les blogs et autres forums ne peuvent convenir que pour des sujets de niveau scientifique basique. Nous affirmons cela pour différentes raisons. Dans un souci de crédibilité les scientifiques réels n’ont aucun intérêt à diffuser leurs résultats hors du circuit scientifique traditionnel, source de reconnaissance et de financement. Par ailleurs si comme nous l’avons mentionné précédemment l’évaluation des publications est difficile cela est pire pour les articles de blogs pour ces derniers aucun contrôle n’existe. L’anonymat y est total et la mise en ligne ne passe par aucun cadre posé.
Résumé
La diffusion des publications scientifiques reste pour les chercheurs leur principale source de valorisation de leur travail. Les répercutions sont nombreuses : reconnaissance dans le domaine scientifique et aussi et surtout, financement pour leur laboratoire. C’est pourquoi, cette course à la publication, en parallèle du développement de nouveaux canaux de diffusion comme Internet, a entraîné une accumulation de données de plus ou moins bonne qualité.
Nous avons pu voir durant cet exposé des méthodes de contrôle visant à sélectionner les publications diffusées. Mais celles-ci concernent une maigre part des multiples formes d’information scientifique : bases de données, revues et colloques en ligne. Et de plus ces méthodes sont perfectibles.
La question reste donc de savoir si l’augmentation des méthodes de contrôle est compatible avec la gratuité de l’information caractéristique d’Internet. Selon nous cette démocratisation de l’information scientifique reste néanmoins indispensable au partage des connaissances.
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30/1/2007 - La Cyberadministration...l'avenir de l'administration en France ?
FICHE EVALUATION
THEME : La cyberadministration…l’avenir de l’administration en France ?
NOMS DES MEMBRES DU GROUPE :
Clémence BARRIAL
Arnaud BESSAC
Muriel LACOUTURE
EMAILS :
clem8885@hotmail.fr
arnaud.bessac@msn.com
muriel.lacouture@wanadoo.fr
BASE DE DONNEES :
URL : https://www.administration24h24.gouv.fr/
RESUME DU SITE : Ce site, édité par le ministère de l'Economie, des finances et de l'industrie, a pour vocation de rendre consultable tous les sites des administrations françaises afin de permettre aux citoyens de réaliser leurs démarches administratives en ligne, 24h sur 24.
URL : http://www.service-public.fr/
RESUME DU SITE : ce site, complémentaire du premier, permet aux citoyens de s'informer sur leurs droits et les documents nécessaires à leurs démarches administratives, les délais d'obtention, etc. Ceci constitue bien évidemment un gain de temps et une plus grande lisibilité administrative pour tous. Des liens permettent d'accéder aux organismes nationaux français, européens et internationaux.
URL : http://www.impots.gouv.fr/portal/dgi/home?pageId=home&sfid=00
RESUME DU SITE :
Pour simplifier l'impôt, ce site donne toutes les informations nécessaires aux déclarations et au paiement des impôts.
URL : http://www.direct.gov.uk/en/index.htm
RESUME DU SITE : Le site donne accès aux services du gouvernement britannique. Par exemple, un lien revoie à la procédure pour remplir sa déclaration de revenu en ligne.
URL : http://www.droitdunet.fr/par_profils/lecture.phtml?type=profil_citoyen&it=1&id=61
RESUME DU SITE :
Ce site apporte une source d’informations concernant les règles de droit régissant la cyberadministration et montre que la préoccupation des usagers concernant l’utilisation de leurs informations personnelle est sécurisée.
URL : http://www.cfdt.fr/actualite/societe/ntic/archives/ntic_0019.htm
RESUME DU SITE:
Le site montre la réactivité des syndicats face à la croissance de la cyberadministration. Il expose les inquiétudes mais présente aussi les aspects positifs pour les usagers.
LES EXPERTS
CITATION 1 :
Avant toute mise en œuvre il y a des préalables obligatoires qui sont de définir des standards, des formats, des modes de communications sécurisés etc. toute la normalisation nécessaire à ce type d’opération (il a bien fallut créer des formulaire pour les tâches administratives actuelles).
En France on se soucie toujours trop d’atteindre un résultat avant d’avoir réfléchit au "comment" on allait y arriver : on veut développer des usages avant d’avoir inventé les services et avant d’avoir veiller à mettre en place des infrastructures permettant l’utilisation de nouveaux services dans un cadre acceptable.
Le développement de la société de l’information passe par 3 facteurs clés : les infrastructures, les services et les usages.
Le citoyen doit être acteur et créateur de la société de l’information afin de péréniser son appropriation dans la société d’aujourd’hui et de demain."
NOM, FONCTION et URL
Jean-Luc Grellier Chargé de Mission TIC Région Limousin
http://www.smsi-territoires.net/administration-electronique-prenons-le-train-avant-qu-il-ne-soit-trop-tard...-article00040.html
CITATION 2 :
Lorsqu'on les néglige, les problèmes soulevés par les technologies de l'information tels que le non-respect de la vie privée, l'intrusion dans les systèmes, le courrier électronique au contenu choquant et le déluge de messages non sollicités ou spam, épuisent considérablement les ressources des organismes officiels en matière de technologie de l'information, occasionnant à ces institutions d'énormes pertes de temps et d'argent et peu d'organismes gouvernementaux ont en place la solution de ces problèmes.
NOM, FONCTION et URL
président de Lighspeed Systems, Rob McCarthy
http://usinfo.state.gov/journals/itgic/1103/ijgf/gj5f.htm
CITATION 3 :
« L'évolution du gouvernement électronique représente une nouvelle façon audacieuse de donner à l'État la possibilité de servir le public et les milieux d'affaires d'une façon productive et plus efficace »
NOM, FONCTION et URL
l'Association nationale des gouverneurs d'État (NGA) (USA)
http://usinfo.state.gov/journals/itgic/1103/ijgf/gj5f.htm
CITATION 4 :
Honnêtement, qu'est-ce qui est important pour nous, c'est de pouvoir effectuer des démarches facilement et sans déplacement. Par exemple, de pouvoir disposer aisément d'un acte de naissance, surtout si on habite dans une autre commune, voire à l'étranger. On doit pouvoir s'identifier et "s'authentifier" en ligne mais il faut que, parallèlement, on puisse payer en ligne (c'est-à-dire que les paiements en liquide, chèque ou timbres fiscaux ne soient pas les seuls admis)."
NOM, FONCTION et URL:
Philippe Allard
Intervenant lors du colloque "Cyberadministration et protection de la vie privée : deux enjeux conciliables ?" organisé par l'Institut Emile Vandervelde
http://www.e-administration.be/index.php?action=article&numero=151
CITATION 5 :
Un livre blanc (10) français notait : "La crainte principale ne réside plus dans les bases de données interconnectées, mais dans le croisement de flux d'informations de sources très diverses. (...) La confiance désormais repose sur deux éléments : - le sentiment que l'Etat prend les mesures de sécurisation nécessaire dans la manière dont il constitue et gère ses systèmes d'information; - la possibilité que des experts issus de la société civile puissent s'en assurer par eux-mêmes".
NOM, FONCTION et URL:
Administration électronique et protection des données personnelles;, Pierre Truche, Jean-Paul Faugère, Patrice Flichy, France, Ministère de la fonction publique
CITATION 6 :
"Il a été noté que, préalablement à la mise en place d'un portail personnalisé, il est nécessaire de partir des besoins et attentes exprimés par l'usager, faute de quoi la valeur ajoutée d'un tel portail risque d'être faible. Il conviendrait également de pouvoir assurer la sensibilisation des publics aux enjeux et aux usages de l'Internet. Pour ce faire, il conviendrait notamment d'assurer une réelle formation aux usages de la e-administration auprès des usagers finaux mais aussi auprès des administrations en profitant davantage de l'existence des "lieux d'accompagnement à l'usage" (espaces publics numériques, points d'accès publics...); ce faisant, ces lieux assureraient en quelque sorte, la fonction que remplissaient auparavant les "écrivains publics" (...)"
NOM, FONCTION et URL:
Forum de l'internet
www.foruminternet.org/telechargement/documents/dp-truche-20021129.pdf.
CITATION 7
Il est absolument nécessaire que le code source des logiciels utilisées dans le cadre de la cyberadministration soit accessible ou qu’il soit publié, peut-on lire dans le rapport. Il importe de pouvoir reproduire chaque opération d’un traitement afin de minimiser ou d’exclure les éventuels risques et dangers. Si le code source d’un logiciel n’est pas librement accessible, la protection des données ne peut pas être garantie, ce qui peut devenir très problématique.
NOM, FONCTION et URL
PFPD (Préposé fédéral à la protection des données en Susisse)
http://www.transfert.net/La-Cnil-suisse-publie-un-rapport
CITATION 8
Si les gouvernements parviennent à une cyberadministration réussie « ils changeront l'idée que se fait d'eux le public de presque tous les pays, indépendamment du régime politique - à savoir que les gouvernements sont tous incompétents, lents à agir et insensibles aux besoins des citoyens ».
NOM, FONCTION et URL
Charlene Porter, Rédactrice en chef de « La vulgarisation de l'internet »
http://usinfo.state.gov/journals/itgic/1103/ijgf/gj5f.htm
ZOOM
Description :
Le principe de la cyberadministration est de rendre accessible sur Internet les différentes informations ainsi que les services administratifs utiles à toute personne dans sa vie civile.
Grâce à la cyberadministration, les démarches administratives sont facilitées.
La cyberadministration est un espace virtuel qui permet à chacun de trouver les informations dont il a besoin, que ce soit au sujet des impôts ou encore de ses papiers d’identités. Cet espace est accessible 24h sur 24 puisque le (ou les sites) concerné(s) l’est (le sont) de tout poste informatique équipé d’une connexion internet. Grâce à ce nouvel outil qu’est la cyberadministration, il n’est plus nécessaire (en tout cas dans un nombre croissant de cas) de se rendre physiquement dans l’administration concernée ni de subir la contrainte des heures d’ouverture des services administratifs.
La cyberadministration apporte donc la liberté dans le temps et dans l’espace (on peut désormais remplir sa déclaration d’impôt à 2h du matin depuis chez soi – si l’on est équipé).
La démarche du gouvernement français avec la création du site www.administration24h24.gouv.fr s’inscrit dans une volonté de « modernisation de l‘administration » peut-être pour réconcilier les Français avec leurs administrations mais aussi et surtout pour simplifier le traitement des informations.
Analyse :
Introduction
L'intérêt pour nous est d'étudier ce phénomène connu mais toutefois en évolution et croissance constantes. Cette nouvelle forme d'administration est intéressante puisque entre autres, elle révolutionne l'image qu'ont les citoyens de leur administration, ce qui n'est pourtant pas le but premier de l'instauration d'une telle infrastructure. En effet l'intérêt premier est davantage la simplification des démarches, le désengorgement des lieux physiques ce qui permet une économie de temps et d'argent.
Les Apports Positifs de la Cyberadministration
Du point de vue des citoyens, la cyberadministration devient un moyen de faciliter les démarches administratives et une source d’informations importante, (du moins a priori) et qui peut-être rapidement mise à jour. La principale vertu du la cyberadministration est sans doute de rendre l’administration plus accessible. Avec le site www.admistration24h24.gouv.fr, l’ensemble des sites administratifs sont rassemblées. Toute recherche est facilitée.
Cette pratique est promue dans de nombreux pays (Suisse ou Québec par exemple) et existe sous une forme plus ou moins développée dans la plupart des pays industrialisés (Grande-Bretagne, Etats-Unis…).
Une étude réalisée en 2005 par Capgemini TNS Sofres montre que les citoyens accueillent positivement la cyberadministration puisque la fréquentation des sites augmente constamment, que les usagers en sont satisfaits et que cela augmente le sentiment de proximité entre administration et citoyens. Ceci montre qu’en effet la cyber administration est une réponse à un réel besoin.
Du point de vu de l’Etat, la cyberadministration permet de simplifier la collecte des données sur les citoyens et de rendre (potentiellement en tout cas) sa communication plus transparente. D’autre part, en ce qui concerne les administrations « réelles » (ie : non virtuelles), elles bénéficieront d’une diminution des nombres de requêtes puisqu’un plus grand nombre de personnes peut trouver ses réponses grâce à la Cyberadministration.
L’impact est de taille au niveau de la simplification apportée par l’informatisation de l’administration puisque à termes seront regroupés en un seul site internet l’ensemble des démarches administratives, alors que pour accomplir l’ensemble de ces démarches en se déplaçant physiquement dans les administrations concernées le temps et l’effort requis sera largement supérieur.
Lorsqu’on prend l’exemple de la France avec Adele et son didactitiel (www.admistration24h24.gouv.fr), on perçoit les efforts de la cyberadministration pour se rendre accessible au plus grand nombre.
De plus le personnage virtuel Adele est une bonne illustration de ce qui peut être fait pour tenter de compenser l’aspect froid et distant d’un site internet.
On se rend alors compte que l’informatisation de l’administration est faite en tenant compte des besoins des usagers et qu’ils en sont satisfaits (Etude Capgemini TNS Sofres 2005). Au final, ceci amène à penser que la cyberadministration pourra permettre un rapprochement des citoyens et de leur administration.
Aussi cet outil qu’est la cyberadministration s’inscrit dans la tendance actuelle ou tout doit aller plus vite et demander le moins d’efforts possible. Les citoyens toujours plus pressés sont friands de systèmes leur permettant d’économiser du temps.
L’enjeu est aussi politique puisque en effet la réussite dans l’instauration d’une cyberadministration performante permettrait d’améliorer la traditionnelle mauvaise image du système administratif dans de nombreux pays.
Les Craintes suscitées par la Cyberadministration
Certains syndicats tels que la CFDT s’inquiètent que le gain de productivité entrainé par la cyberadministration soit finalement une menace pour l’emploi.
Cette crainte suscitée par la cyberadministration est à mettre en relation avec le fait que les citoyens préfèrent le contact humain. Ce qui laisse supposer qu’une dématérialisation totale de l’administration serait probablement mal vécue par les usagers même si ils apprécient fortement d’y avoir accès par l’internet (Etude Capgemini TNS Sofres 2005).
De plus certains spécialistes tirent la sonnette d’alarme et préviennent que les outils logiciels permettant la mise en place de la cyberadministration doivent être choisis avec soin. En effet les données privées recueillies au cours des procédés cyberadministratif peuvent être sujettes à piratage. C’est pourquoi il est nécessaire que seuls des logiciels dont le code source est accessible ou publié soit choisis dans le cadre de la cyberadministration.
Une cyberadministration ne peut avoir un sens que dans une société où chacun peut librement et égalitairement avoir accès à Internet. Du point de vue matériel, des efforts sont faits pour que cette condition soit remplie, puisque dans la plupart des bibliothèques, écoles, universités, mairies ou autres espaces publics des postes sont mis à la disposition des usagers.
Mais il faut aussi bien évidemment savoir utiliser l’outil qui est mis à notre disposition, ce qui n’est toujours pas une évidence pour certains. Il convient donc de prévoir une assistance physique réelle pour ce genre de démarches.
C’est en ce sens que l’accent doit être mis, afin d’éviter les fraudes et les mauvais usages qui pourraient être facilités par ce type de pratiques virtuelles et nuire au citoyen lambda, ainsi qu’à la cohésion de la société en général.
Cependant, diverses sécurités existent et doivent être exploitées. Nous avons là un nouveau champ pour le service public, à savoir la protection de son service en ligne.
Conclusion
Lorsqu’on s’intéresse au taux de pénétration de l’internet dans les foyers français on se rend compte qu’actuellement plus d’un foyer sur deux est équipé. De plus, le taux de croissance est important et est constant. Si nous lions ce constat à l’enthousiasme des français envers la cyberadministration et l’intérêt que cela représente pour eux, on en conclue que l’e-administration à de l’avenir et qu’elle suit une logique commune à beaucoup de domaines qui est celle de la dématérialisation.
En ce sens et pour aller plus loin une carte permettant toutes les opérations courantes, à savoir le paiement des courses, le repas de cantine, la place de parking, l’emprunt de bibliothèque, l’entrée à la piscine ou en club de sport, les transactions sur internet, l’identification de l’individu, etc. pourrait effectivement voir le jour et faciliterait efficacement la vie quotidienne.
Si cette centralisation des données paraît encore affolante aujourd’hui, il est fort probable que dans un avenir proche les appréhensions soient levées et que l’on conçoive tout simplement cette façon de vivre, sans y voir un danger pour notre liberté individuelle. Néanmoins, une banalisation des pratiques devrait encore donner à se préoccuper de la démocratie, dont une dérive n’est pas exclue.
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30/1/2007 - 1ère evaluation: Internet: Commerce Planétaire ou vente personnalisée ?
1ère evaluation: Internet, Commerce planétaire ou vente personnalisée ?
NOMS:
GIGANT Anne-Claire
AKOUAOU Tinmas
METZ Anne-Claire
EMAILS :
anne-claire.gigant@wanadoo.fr
tinmas@hotmail.fr
Anneclaire.metz@gmail.com
BASE DE DONNEES :
1. Particuliers qui vendent leurs creations:
URL :
http://www.etsy.com
RESUME DU SITE :
Site sur lequel des particuliers proposent à la vente des objets fait mains.
2. Grandes marques qui propose aux clients de customiser leurs produits:
URL :
http://www.dell.com
RESUME DU SITE :
Le site du constructeur d'ordinateurs propose aux consommateur de personnaliser leur ordinateur en spécifiant précisément les composantes et les options du produit.
URL :
http://www.vans.com
RESUME DU SITE :
Sur ce site les clients peuvent "concevoir" leur propre chaussures: ils choissisent le modèle, les couleurs des différentes parties de la chaussure, la semelle, la taille...
3. Boutiques graphiques qui proposent des créations visuelles:
URL:
http://www.elsaland.com
RESUME DU SITE :
Ce site propose au clients d'acheter des vêtements dont les visuels ont été proposé par des graphistes et soumis aux votes des internautes.
URL:
http://www.forkscrew.com
RESUME DU SITE :
Ce site amateur propose au clients d'acheter des affiches influencées politiquement. Cela permet aux consommateurs d'afficher leurs convictions.
4. Sites de ventes en masse:
URL:
http://www.ventesprivees.com
RESUME DU SITE :
Site qui propose d'acheter des produits de marques à des prix avantageux. L'offre est mondiale et n'est pas personnalisé.
EXPERTS
CITATION 1 :
"Customisation: L'utilisation d'internet a instauré une nouvelle forme de relation entre le client et son fournisseurs dite "d'égal à égal". Le consommateur n'est plus seulement soumis à l'offre de biens et service que l'on voulait lui proposer autrefois. IL est maître de ses choix démutipliés depuis ces dernières années. Il "papillonne" d'un produit, d'une enseigne à l'autre. Ses attentes se sont par conséquent aiguisées. S'approprier un client, c'est envisager sa vie, son quotidient, ses désirs et bien évidement ses besoins. Acteur de sa selcetion d'achat il entend l'être en amont dans le processus de création. L'offre se doit d'être personnalisé, ajustée, en somme du sur mesure pour enfin convaincre."
NOM, FONCTION et URL
http://www.randa.viablog.com/news/comment-conquerir-de-nouveaux-marchés par CSOEC 2003 (conseil supérieur de l'ordre des experts comptables).
CITATION 2 :
La multiplication des enseignes de chaînes spécialisées a largement contribué à véhiculer la mode mais, depuis le début des années 2000, on a le sentiment d’être arrivé à une certaine niformisation. Malgré le renouvellement des collections, l’offre reste toujours au final plus ou moins la même. Or, des attentes, des désirs cachés existent. Mais, comme leurs noms l’indiquent, ils s’expriment difficilement. On a affaire à une demande silencieuse. D’où un avenir plein de promesses pour la customisation ou personnalisation. “On va même plus loin avec la possibilité de co-conception avec le consommateur lui-même, d’où la nécessité d’une réorganisation complexe. Cette customisation ne serait pas possible sans l’influence d’internet”.
La customisation sert à répondre différemment à tous les besoins exprimés et satisfaire ces désirs cachés. Dans ce cas, le client est prêt à y mettre le prix. On se trouve face à deux axes : le “pour soi” ou le “pour les autres” mais toujours dans la valorisation de soi. “Mais attention, ce n’est pas pour autant la fin de la mode, des stylistes,
des défilés… On laisse juste au consommateur l’impression de piloter l’usine…”.
NOM, FONCTION et URL
http://www.roanne.cci.fr/biennale/12emebiennale/biennale_2006_-_synthese.pdf par Evelyne Chaballier, directrice du pôle études conjoncture à l'institut français de la mode.
CITATION 3 :
La croissance modérée, qui risque de rester une constante dans les années qui viennent, va amener les consommateurs à arbitrer leurs dépenses, faire des choix, et déterminer des priorités. On va assister au développement des achats sur internet. Internet répond aussi à un besoin de gain de temps, la valeur “temps” étant de plus en plus précieuse. Le consommateur
exprime par ailleurs de plus en plus de besoins individuels. D’où l’importance pour les marques de se différencier par la
création et la nécessité de conceptualiser leur offre. “
NOM, FONCTION et URL
http://www.roanne.cci.fr/biennale/12emebiennale/biennale_2006_-_synthese.pdf par Gerard Mermet, directeur de francoscopie.
CITATION 3 :
D’un côté, il [le web 2.0.] est vu comme le basculement des techniques vers des services, de l’autre il représente un nouveau réseau d’interaction sociale. Dans les deux cas pourtant, il replace l’utilisateur et ses relations avec les autres, plutôt qu’avec des contenus ou des machines, au centre de l’internet. Le web 2.0 est résolument relationnel.
Dannah Boyd, sociologue et chercheuse chez Yahoo!, s’intéresse moins à la distinction machines/humains qu’à la “glocalisation” : la glocalisation c’est quand un produit global est également adapté aux particularités locales, quand il restitue à la globalisation sa dimension sociale.
NOM, FONCTION et URL
http://www.internetactu.net/?p=6144 par Hubert Guillaud
ZOOM :
DESCRIPTION :
De nos jours, les clients sont de plus en plus des cyber-clients: le commerce sur la toile se developpe toujours plus. Mais au sein de ce phénomène se dégagent deux tendances: d'une part le fait de profiter de l'impact mondial d'internet pour vendre un produit standardisé, et d'autre part une montée croissante de l'attrait pour les produits personnalisés. Le phénomène de customisation s'oppose à l'offre uniforme proposée par les marques.
ANALYSE :
1. La tendance à la customisation traduit un besoin de l'affirmer de la part des clients. La customisation permet une personnalisation à deux niveaux: elle permet d'affirmer son appartenance à une communauté (j'achète des Vans = j'appartiens au groupe des "skateurs") mais d'autre part mes chaussures sont uniques et donc moi aussi.
2. Evoluant dans l'univers du Web 2.0., l'approche du consommateur est de plus en plus participative. Le client ne reçoit plus passivement les offres des producteurs, mais participe à la construction de l'offre. On assiste à une inversion du sens offre/demande. A partir d'une offre le client personnalise son produit.
3. Internet permet de relier les 3 piliers de la production: ceux qui ont les moyens de production, ceux qui ont les idées et ceux qui achètent. Ces 3 rôles sont accessibles à tous et peuvent être joués par une même personne. Les boutiques graphiques par exemple mettent leurs moyens de production à la disposition des graphistes (professionnels ou amateurs) en leur donnant la possibilité d'éditer leurs créations. Le consommateur participe au processus en votant pour les visuels qu'il prèfère dans un concours.
Intérêt du cyber espace pour le commerce:
1. Economies d'échelle:
Le cyber espace est mondial, et permet de vendre à grande échelle. Le nombre de clients potentiel est énorme.
2. Meilleur adaptation de l'offre aux clients grâce à la customisation
Les sites internet permettent aux clients de créer un produit qui leur ressemble et qui satisfait précisément leurs besoins. Le produit correspond exactement à leur demande.
3. Reduction des coûts.
La vente via internet ne necessite pas de frais annexes à la production: pas de magasins, pas de personnel de vente, réduction des coût de stocks...
4. Fidélisation du client plus facile
Acheter via internet suppose souvent de donner son adresse mail et donc permet au vendeur de pouvoir re contacter son client plus aisement que dans un magasin physique.
D'autre part, le fait de partciper à la création du produit, permet au client de s'identifier davantage à la marque. De plus, un côté affectif s'installe lorsque le client découvre un site peu connu du grand public.
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29/1/2007 - Pro ana: internet comme partage de la douleur ou dérive dangereuse?
GIGANT Anne-Claire anne-claire.gigant@wanadoo.fr et METZ Anne-Claire anneclaire.metz@gmail.com
URL: http://www.genaisse.com/forums/viewtopic-16165.html
REPONSE
Béteille Lucie
Vasseur Estelle
Description:
Ce lien nous amène vers un forum traitant du mouvement pro-ana ; celui-ci utilise les blogs et les forums pour prôner la pratique de l'anorexie. On y trouve en effet différents moyens pour se couper la faim ou cacher son anorexie à ses proches. De plus, il incite à la maigreur en diffusant des règles à respecter, et en s'appuyant sur des photographies de mannequins d'une minceur extrême.
Analyse :
On peut ici constater les risques d'une telle utilisation des blogs et forums. L'anorexie qui est une maladie devient une mode qui se développe par Internet. Ces blogs vulgarisent une pratique dangereuse, ils tendent même à la mettre en valeur.
De plus, cette mise en valeur se fait en diffusant de fausses informations, en dissimulant les conséquences d'un tel comportement et en mettant en ligne des photographies retouchées et qui ne peuvent représenter la réalité.
Les causes de la montée de ce mouvement semblent principalement être une recherche d'identification à des personnes médiatiques.
cybercriminalité
problèmes de communication
limites liberté d'expression-folie, danger
qui est touché?
seule maladie mise en valeur par Internet?
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25/1/2007 - Enjeu du premier TD
Plusieurs des étudiants ont écrit des articles sur des facettes différentes du NET. Il nous faut aujourd'hui démarrer la partie intercative.
Pour cela nous aurons a faire plusieurs choses.
A) Classer les articles dans les rubriques suivantes :
-
Cyberespace et activités professionnelles
-
Cyberspace et arts
-
Cyberespace et citoyenneté
-
Cyberespace et sciences
-
Cyberespace et valeurs , éthiques
B) Compléter les rubriques par des articles nouveaux (priorité aux étudiants non participants).
C) Aujourd'hui nous allons entrer dans le débat et donc analyser les articles pour répondre aux questions suivantes :
- Quel est le point soulevé par l'article?
- En quoi cela représente un enjeu ou un risque?
- Que dit l'article ou l'auteur? trouver les arguments et préciser les choix.
- Qu'en pensez vous? Il y a t-il débat dans le groupe?
- Recherchez des arguments qui viennent vous aider, des exemples des expériences.
D) Enfin à partir des articles classés en lien, nous organserons le travail pour les prochaines séances.
E) Nous preciserons les modalités de l'écrit final.
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16/12/2006 - Présentation : L'apprentissage sur Internet
Presentation
"CYBERCULTURE ET MODES DE VIE"
Module d'ouverture INSA 2006-2007
NOMS : FRAISSE Mélanie, CAUSSE Mathieu, BODEAU Nicolas, TALGORN Bastien Email : mfraisse@etud.insa-toulouse.fr, mcausse@etud.insa-toulouse.fr, nbodeau@etud.insa-toulouse.fr, btalgorn@etud.insa-toulouse.fr.
TITRE DU PROJET : Apprentissage en ligne
PROFIL : Professeur RESUME DE PROJET : Internet
regorge d'information précieuse pour la formation d'élèves ingénieurs.
Wikipédia, Les Amphis de France 5, Science en Cours et autres sites
pédagogiques sont une véritable mine d'or à exploiter. Nous
allons étudier deux sites affiliés à Canal-U : Les Amphis de France 5,
et L'Université de Tous les Savoirs. Ces deux sites sont, en effet,
parmi ceux qui correspondent le plus aux matières étudiées à l'INSA.
Les Amphis de France 5
est un site regroupant des vidéocours dans de nombreux domaines, allant
de l'Astrophysique à la Sociologie, en passant par les Mathématiques.
Concernant cette dernière matière, on peut trouver des cours de DEUG et
Licence.
L'Université de Tous les Savoirs
(UTLS) organise des conférences publiques dans divers domaines. Son
site contient également des cours classés autour de sujets précis. Par
exemple, la partie qui traite des Mathématiques n'est pas organisée par
niveau d'étude, mais par sujets (tels que "L'anneau fractal de l'art à
l'art à travers la géométrie, la finance et les sciences - MANDELBROT",
"Nécessité et pièges des définitions mathématiques - KAHANE,
Jean-Pierre"), rédigés par des experts. Nous allons étudier la manière
dont sont présentés les ressources pédagogiques (vidéocours,
vidéoconférence) de ces deux sites. Nous allons également déterminer à
quel public sont destinés les services proposés (étudiants, lycéens,
chercheurs, professeurs, simples passionnés de mathématiques etc.).
SOMMAIRE : 1) Public visé 2) Ressources pedagogiques 3) Avantages et inconvenients WEBOGRAPHIE : Canal-U L'Université de Tous les Savoirs Les Amphis de France 5 Wikipedia 1) Public visé : Le CERIMES (http://www.cerimes.education.fr)
est le centre de ressources et d’information sur les multimédias pour
l’enseignement supérieur. Il regroupe de nombreux films documentaires,
des vidéoconférences organisées par divers centres d’éducation
(ENS : école normale supérieur, UTLS : université de tous les
savoirs, IAP : institut astrophysique de Paris, AAR :
archives audiovisuelles de la recherche), des produits audio-visuels du
CNED (centre national d’enseignement à distance), des liens vers le
site de Canal U(http://www.canal-u.education.fr/canalu/index.php)... Tous
ces sites ont pour public principal les étudiants, les enseignants pour
leur classe, des adultes pour approfondir leur connaissance afin de
passer des concours ou pour reprendre leurs études. Les matières proposées sont très variées. On
trouve, sur le site de Canal U, des documents pour les étudiants en
médecine, en sociologie, en géographie, en gestion, en langues
étrangères, en sciences, an art... Sur
les amphis de France 5, dans le domaine des mathématiques, on trouve
des cours visant les étudiants de DEUG et de licence. Chaque vidéo,
d’une durée d’une heure environ, traite d’un sujet précis. Elle se
compose d’une partie cours et d’exercices corrigés et expliqués par des
étudiants en faisant référence à ce qui a été dit et vu. Elle se
termine par un résumé de ce qui doit être retenu et de ce qui est
important de savoir faire. Il n’y a pas, à proprement parler, de suivi « noté ». Ces
vidéos peuvent permettre par exemple à des étudiants obligés de
travailler et manquant ainsi les cours qui ont lieu à l’université de
continuer à suivre les cours, de faire des exercices par eux-mêmes,
d’avoir les méthodes principales, de comprendre les notions
fondamentales. De
nombreuses conférences sont également proposées. Elles correspondent
plus à une attente de la part de personnes souhaitant s’informer, ou de
personnes qualifiées dans le domaine. Ces
conférences sont en général proposées par des personnes connues dans le
domaine. Par exemple, en mathématiques, on trouve : Benoît
Mandelbrot (avec les fractales), Alain Connes (médaille Fields en 1982,
membre de l’académie des sciences), Jean-Pierre Kahane (membre de
l’académie des sciences), Pierre-Louis Lions (médailles Fields et
membre de l’académie des sciences en 1994)... La majorité de ces ressources sont gratuites. Il
existe également des cours pour les collégiens et les lycéens. Mais ces
sites s’apparentent plutôt à des cours de soutien, à des forums
d’entraide. Ils présupposent l’existence d’un cours.
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12/12/2006 - Présentation : Le CyberMilitantisme
Plan détaillé
Introduction : présentation du sujet et de notre motivation à travailler dessus, annonce du plan.
1. Le militantisme : définitions et concept
Afin d’analyser les formes et manifestations de Cybermilitantisme que nous pouvons fréquemment croiser sur le toile, intéressons nous un instant à la définition classique du militant.
Ethymologiquement, militer vient du latin et signifie « faire la guerre ». Le terme de militant désignait donc initialement un soldat. Le recoupement des nombreuses définitions académiques permet d’extraire une définition générale : est militant celui qui lutte ou combat pour une idée, une opinion ou un parti.
Pourtant, il semblerait que dans nos sociétés démocratiques, militer n’implique plus nécessairement le recours à la violence ou l’identification à une situation guerrière. Un militant peut également être considéré comme un adhérent d’une organisation, politique, syndicale, sociale, qui participe activement à la vie de cette organisation.
La question qui se pose alors est la suivante : l’évolution du champ lexical associé au militantisme correspond-il à une mutation ou à une diversification de cette pratique ? A-t-on vu récemment émerger des nouvelles formes de militantisme ?
Sans prétendre à une analyse exhaustive, nous allons simplement énoncer quelques éléments qui ont participé à notre réflexion.
1.1. Figure classique du militant et moyens employés
Traditionnellement, le militant engagé dans une cause est un militaire. Tout son vocabulaire est profondément imprégné des références à la guerre sans même qu’il s’en aperçoive. Militer c’est désigner des ennemis ou des adversaires, chercher à les vaincre ou à gagner mais également rechercher des alliés ou en d’autres termes « lever des troupes » c'est-à-dire augmenter le nombre de « soldats ».
Le militant est dévoué à sa cause. Il est avant tout actif et devient un « activiste » s’il atteint un certain degré d’action. De la même façon que dans une organisation militaire, un militant/soldat n’est pas un décideur/Général. Le militant compose les troupes ce qui est valorisé par les militants eux-mêmes car témoignage d’une forme de sacrifice.
De plus, pour en finir avec la définition du militant que nous considérerons dans notre analyse, précisons que le militant est bénévole : il œuvre gratuitement pour une cause. Par contre, tous les bénévoles impliqués dans une organisation ne sont pas forcément considérés comme militants. Même si cette nuance peut donner matière à débat, disons simplement que militant et bénévole se distinguent par la nature de leur action.
Au vu de l’histoire du militantisme en France au siècle précédent, ajoutons la notion que le militant se veut défenseur d’une cause dans l’espace public. Alors que dans les années 70, l’idée du militant était très fortement rattachée à l’organisation auquel il était lié, le militant du 21ème siècle s’inscrit simplement dans une action collective et souhaite faire reconnaître sa cause dans l’espace public, comme une cause publique.
Enfin, le militantisme est historiquement un label de gauche. La définition du militant impliquait donc des informations sur la nature de la cause qui était défendue : on ne milite pas pour une « mauvaise cause ». Aujourd’hui cette notion s’estompe : on trouve notamment des militants de l’UMP ou des formes de militantismes patronales.

URL: http://dawen.sb.free.fr/photos/cpe_2006-04-04/DSC_5546_web.jpg
Les actions possibles à la disposition des militants sont très nombreuses et vont dépendre du type d’organisation et/ou de cause. Citons notamment les mouvements violents (Ex : Terrorisme) ou non violents (Ex : Pacifisme), le recours à la manifestation (Ex : marches, sit-in..), l’organisation d’actions culturelles (Ex : spectacles de rue), le recours aux medias (Piratage, pétitions...)...
1.2. Evolution du militantisme
L’évolution des moyens techniques avec notamment les progrès des moyens de communication a des impacts sur l’ensemble des activités humaines et nous reviendrons sur ce point dans notre analyse. Outre ces nouveautés techniques, le militantisme a connu des mutations sociales lors des dernières décennies. Alors que le militant communiste était historiquement perçu comme un « héros collectif », nous avons assisté à une désacralisation de cette figure. Désormais, on ne se sacrifie plus à la cause, mais à son épanouissement personnel (sport ou passion) ou à l’entreprise et il peut être mal vu de militer de façon forcenée. On assiste ainsi à l’émergence de nouvelles formes de militantisme comme le militantisme post-it par exemple. Dans cette pratique, les personnes s’engagent de façon ponctuelle pour une idée ou une conviction personnelle, mais il n’y a pas de mobilisation dans la durée au nom d’une idéologie collective.

URL : http://archive.lien-social.com/dossiers1999/501a510/images/505-2.gif
Nous allons nous intéresser dans la partie suivante, au rôle joué par l’évolution de la technique des communications dans l’évolution du Militantisme. Que peut proposer Internet à cette pratique ?
Sources :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Militant
http://perso.orange.fr/philippe.zarifian/page164.htm
http://www.argentinaobs.org/html/conference_2005-2006/mutations-militantisme.html
2. Internet, un outil de militance
Nous nous attacherons dans cette partie à étudier les propriétés d'Internet qui ont fait que le militantisme y ait pris racine.
La revendication sur l'Internet ne date pas d'hier, et dès le début, des internautes ont cherché à lutter pour conserver leur liberté. Avec le développement du web, la structure même de la Toile était favorable à l'émergence d'un espace de liberté pour les échanges. Que ce soient des supporters de mouvements de pensée contemporains prônant une économie libertaire ou des libéraux à l'affût de la moindre occasion de s'enrichir, les utilisateurs du net plaident pour l'ouverture du cyberespace au plus grand nombre. Dépassés, les Etats recherchent quant à eux des solutions pour surveiller et contrôler la circulation de l'information et les dérives contraires à leurs valeurs. Cependant, avec l'émergence des blogs, n'importe quel internaute a un droit de parole qu'il défend bec et ongles grâce à l'aide d'hacktivistes pédagogues.
Définition d'Internet
· http://fr.wikipedia.org/wiki/Internet
Un militantisme ancré dans l'histoire
Du cracker à l'hacktiviste...
Construit sur le principe de l'économie du don. Pionniers du militantisme sur le net. Années 60 : des militants scandent « l'information veut être libre » et des informaticiens universitaires travaillent au libre échange des savoirs.
Contraction de « hacker » et d'« activiste », le « hacktiviste » met son savoir faire informatique au service de causes militantes.
Caractéristiques techniques
Retour historique sur les débuts de la Toile avec son créateur Tim Berners-Lee :
· Quel était le but initial ?
· Dans quel sens doit aller le Net ?
· Quels grands principes ne doivent pas être mis de côté ?

URL: http://www.hwsw.hu/kepek/hirek/2004/04/tim_berners_lee_www.jpg
« Même si les principes de base de la Toile sont relativement simples, Berners-Lee comprit comment les combiner de manière à ce qu’ils relèvent sans cesse de nouveaux potentiels. Mais sa plus grande contribution fut peut-être d’avoir rendu son idée complètement libre sans brevet ni droit. Le World Wide Web décida que leurs standards devaient être basés uniquement sur des technologies libres de tout droit afin que chacun puisse les adopter librement. » http://fr.wikipedia.org/wiki/Tim_Berners-Lee
La structure du net rend la notion de propriété intellectuelle socialement et techniquement obsolète.
Développement d'une philosophie issue des mouvements hippies et new age
Le rêve d'une société bannissant la notion de propriété et où chacun participe au développement.
Et la législation dans tout ça ?
· Un espace qui dérange
Les nouvelles technologies ont bouleversé le monde réel. Les Etats ont perdu le contrôle de la circulation de l'information. Ce nouvel environnement redistribue la donne et met en place de nouvelles règles.
· Gouvernance de l'Internet
« Il faut entendre par « gouvernance de l’Internet » l’élaboration et l’application par les États, le secteur privé et la société civile, dans le cadre de leurs rôles respectifs, de principes, normes, règles, procédures de prise de décisions et programmes communs propres à modeler l’évolution et l’utilisation de l’Internet. » http://fr.wikipedia.org/wiki/Internet
Une preuve de la libre expression : le phénomène blog
La société civile n'a pas eu à se faire prier pour investir ce réseau virtuel nouvellement créé. Les sites personnels se sont multipliés au fil des années, et la dernière mode consiste à ouvrir son propre blog.
Construire un site Internet requiert certaines notions techniques auxquelles Monsieur Tout-le-monde n'est pas formé. Des sites de création de blog ont ainsi vu le jour, développant de nouvelles communautés et mettant à disposition des internautes des espaces pré-formatés : en un enregistrement sur le site suivi de trois clics de souris bien placés, ils deviennent membres de la communauté et disposent d'un espace de libre expression.
Bien que le modèle soit identique pour tous, l'auteur le personnalise par sa présence et par le contenu qu'il y insère. Un blog est ainsi un site personnel basé sur une publication régulière d'articles pouvant être illustrés d'images, voire de sons et de vidéos. Le propriétaire est son propre éditeur et il est libre du contenu et de la fréquence de publication. Tout ce qui est publié est conservé sans limitation de durée à travers des archives.
Mais ce qui fait la différence du blog par rapport à un site classique, c'est qu'il permet l'interaction entre auteur et lecteur. Ce dernier peut réagir au contenu posté en laissant des commentaires. Les blogs constituent de ce fait des passerelles entre internautes et, grâce au système de trackback, des portes d'accès au Net.
Rien de plus simple à ce niveau que de partager ses idées et ses réflexions. Permettant la diversité des opinions, les blogs ont contribué à l'émergence d'une nouvelle forme de journalisme. Les internautes publient une information indépendante, affranchie des médias classiques. Ils abordent les sujets qu'ils veulent et ouvrent le débat sur les thèmes qu'ils souhaitent.
De nombreux activistes y ont vu un moyen de contamination des idées efficaces et se sont empressés de contribuer à l'aventure en publiant des blogs militants. Ce ne fut pas sans provoquer les foudres des dirigeants de certains pays où la liberté d'expression n'est pas de mise. Reporter Sans Frontière a ainsi édité un guide complet pour accompagner le blogger revendicateur afin qu'il puisse continuer à s'exprimer même sous la pression de la censure.

URL: http://blogs.zdnet.fr/images/Censure_small.jpg

Couverture du guide diffusé par Reporter Sans Frontière
Faire sortir de l'information d'un pays reclus, dénoncer le système dans un autre où il est interdit de s'opposer au pouvoir en place, ou juste revendiquer la liberté d'être soi-même, le blog est l'outil même de la liberté d'expression grâce auquel l'internaute citoyen devient acteur de l'information.
3. Différents degrés dans le militantisme sur Internet
Les actions militantes sur le net sont multiples et variées. Etant donné que n'importe qui a la parole, quiconque ayant une revendication et un ordinateur connecté peut lancer sa campagne et défendre sa cause. Les différentes manifestations peuvent cependant être classées suivant leur degré d'implication de l'internaute et l'ampleur de la lutte :
· Sites d'associations militantes : informer le large public des actions et campagnes. Internet comme outil de communication.
Exemples : Idéo et ses vêtements bio
· Sites interactifs : pétitions, manifestations cybernétiques, discussions sur forum, chat. Internet comme outil de sensibilisation et de mobilisation.
Exemples : Reporter Sans Frontière, ATTAC, MoveOn

URL : http://www.local.attac.org/paris19/IMG/jpg/journal-manifg.jpg
· Détourner des interdits et faciliter l'accès à la connaissance dans des pays n'y ayant pas droit. Internet comme moyen de lutte contre les régimes totalitaires.
Exemples : éducation des maquisards au Chiapas, défiguration de sites par des hacktivistes.
Un exemple de défiguration de site par un groupe d'hacktivistes http://www.attrition.org/mirror/attrition/2000/12/20/www.xmlprobe.com/
Les exemples précédents utilisent Internet comme vecteur pour faire entendre leurs revendications. L'action militante a dans ces cas pris sa source dans le monde réel puis s'est étendue sur la Toile, y trouvant une solution pour sensibiliser et toucher le plus grand nombre. Il existe par ailleurs des défenseurs du net en lui-même, qui eux militent pour et sur Internet. Gardiens d'un cyberespace libre, leur lutte se répercute à l'inverse dans nos modes de vie réelle.
Lutte pour assurer un accès libre à l'informatique et donc à l'information : les logiciels libres. Synergie avec Internet.
A l’ère du brevetage à tous crins (depuis les plus infimes découvertes techniques jusqu’au vivant lui-même), apparaît un mouvement de résistance se diffusant sur Internet : le développement des logiciels libres. Ces logiciels peuvent se trouver sur la Toile et sont alors téléchargeables avec leur code source. Ceci permet à n’importe quel utilisateur d’intervenir directement sur la structure même du logiciel afin d’y apporter des modifications et ainsi le faire évoluer. Dans ce concept d’Open Source, l’utilisateur devient développeur.
Historique du mouvement
Richard Stallman, MIT, Free Software Foundation, Linux et l'envol du concept.
Lancé en 1984, le projet GNU s’inscrit dans cette lutte pour rendre accessible au plus grand nombre les avancées technologiques concernant l’informatique. Il propose de contribuer au développement d’un système d’exploitation fonctionnant sous Linux (un système d’exploitation étant la base fondamentale pour l’utilisation d’un ordinateur). Une communauté s’est ainsi érigée autour de ce programme. Mais par delà la réalisation purement technique (le développement informatique) réside le véritable moteur de ce projet : un manifeste pour les libertés.
Philosophie initiale porteuse du mouvement
« Chaque découverte, chaque progrès, chaque accroissement des richesses humaines est le résultat du travail physique et intellectuel accompli dans le passé et dans le présent. Alors, de quel droit quelqu’un peut-il s’approprier la moindre parcelle de cet immense tout, et dire : ceci est à moi, pas à toi ? » Pierre Kropotkine, La conquête du pain, Paris, 1892
« De quoi la société a-t-elle besoin ? D'une information vraiment disponible pour ses citoyens. Par exemple, des programmes que les gens peuvent réparer, modifier, adapter, améliorer, et pas seulement faire marcher. Or ce que les propriétaires de logiciels livrent généralement est une boîte noire que personne ne peut étudier ni modifier. La société a aussi besoin de liberté. Quand un programme a un propriétaire, ses utilisateurs perdent la liberté de contrôler un des aspects de leur vie. Surtout, la société a besoin d'encourager l'esprit de coopération volontaire de ses citoyens. Quand les propriétaires de logiciels qualifient de «pillage» le fait d'aider notre voisin d'une façon simple et naturelle, ils polluent l'esprit civique de notre société.» Richard Stallman, fondateur du projet GNU.
Economie libertaire et non libérale
Dans un système économique, quelque chose de gratuit est un non-sens. On ne peut penser aucun développement économique sans gain d'argent. Ainsi, comment cette philosophie du libre peut elle connaître un quelconque essor ?
La réponse tient dans le fait que nous faisons un raccourci qui n'a pas lieu d'être. En effet, logiciel libre ne signifie pas gratuit. Une société développant un logiciel libre peut le vendre, mais elle se doit de mettre à disposition le code source. Ses clients, par contre, peuvent eux le diffuser gratuitement. Dans ce modèle économique, ce n'est pas la propriété qui fait la richesse, mais le support, à savoir l'accompagnement des entreprises dans l'installation et la modification de logiciels afin qu'ils répondent le mieux possible à ses besoins (adaptation). Par ailleurs, un important intérêt de l'Open Source pour l'entreprise est qu'elle n'a plus un développeur mais des millions à travers le monde, car n'importe qui peut faire évoluer le logiciel. Ainsi, aussi étonnant que cela puisse paraître pour un mouvement protestataire et prônant le libre échange, les logiciels libres ont été créateurs d'emplois et de capitaux (ils sont donc économiquement viables).
Remise en cause de nos modes de vie
Grâce aux logiciels libres, s'opposer au système divergent en place n'est alors plus pirater les logiciels propriétaires, mais participer activement au développement des outils informatiques. Chaque citoyen est ainsi appelé à ne plus avoir une attitude consumériste mais à s'impliquer dans la connaissance des logiciels qu'ils a besoin d'utiliser. En effet, les logiciels libres se distinguent des produits de consommation. Ils appellent à se rapprocher d'un réseau afin de rencontrer des connaisseurs et de faire à la fois remonter les problèmes rencontrés et partager son expérience. C'est une démarche basé sur un modèle de communauté nourrit par la solidarité entre utilisateurs.
Modèle éducatif à revoir sur l'utilisation de l'informatique : on nous a appris à utiliser Microsoft Word ou Excel et non un traitement de texte ou un tableur.
Ce mouvement a pu se développer grâce à Internet, qui relie les utilisateurs de logiciels et permet une diffusion efficace de l'information (l'exemple en est de la propagation de Linux après un message de Linus Torvald sur un forum). Le réseau ne peut bloquer la propagation de ce mouvement militant, contrairement aux frontières physiques qui peuvent répondre à des contraintes économiques émanant des grandes multinationales.
De nombreux secteurs sont touchés par le phénomène de monopole, les grandes multinationales cherchant à s’agrandir toujours plus pour gagner du pouvoir et dominer le marché, imposant ainsi leur dictature. Par exemple, ce que Microsoft est au monde de l’informatique, Monsanto l’est à celui de l’agriculture et de l’agroalimentaire, étendant un monopole menaçant pour la santé du consommateur et destructeur pour le monde vivant. Si de tels mouvements libres ont réussi à se développer pour le domaine de l’informatique au point de concurrencer sérieusement les plus grands, alors on peut imaginer que tout espoir demeure pour les autres luttes. Pourrait on ainsi imaginer une alliance de tous ces mouvements, qui, au fond, poursuivent un même but, afin de faire évoluer la direction prise par la mondialisation ?

URL : http://www.demiliani.com/ImmaginiBlog/ZarHack.jpg
4. Influences d’Internet sur la pratique des Militants
L’explosion de l’utilisation d’Internet et son développement a nécessairement eu des conséquences sur les pratiques des militants. Les éléments d’analyse que nous abordons dans cette partie visent à fournir des éléments de réponse aux questions suivantes :
- La question de la mesure : Quelle est l’évolution du militantisme : croissance ou décroissance ? Quelle est la contribution d’Internet à cette tendance ?
- La question de la nature : L’évolution du militantisme dans sa définition même est elle liée à la puissance de l’outil que représente Internet ?
Chiffres de l'évolution du nombre de militants : évolution en nombre (adhérents...), rapidité de l'évolution, comparer avec le développement d'Internet, nombre de communautés (union ou division ?), différence culturelle (répartition spatiale).
Modification des individus et de leur mode de pensée
Démarginalisation du militantisme (M. tout le monde) – évolution de la sémantique
Recréation de liens de solidarité entre les peuples

URL : http://img384.imageshack.us/img384/7413/cyberrsistant2il.gif
Conclusion : ouverture sur le problème de la censure d'Internet : militons pour un Internet liiiibre !

URL : http://www.vidome.com/images/censure-internet-fidel-castro.jpg
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28/11/2006 - FICHE DE PROJET : Simulation et vie virtuelle en ligne
FICHE DE PROJET
"CYBERCULTURE ET MODES DE VIE"
Module d'ouverture INSA 2006-2007
NOMS : Clarke Jonathan, Gillet Mathieu, Lescoat Mathieu Email : jclarke@etud.insa-toulouse.fr, mgillet@etud.insa-toulouse.fr, mlescoat@etud.insa-toulouse.fr.
TITRE DU PROJET : Simulation et vie virtuelle en ligne
PROFIL : Aventurier
RESUME DE PROJET :
Il existe plusieurs types de simulation de vie virtuelle en ligne. Les utilisateurs se transposent pendant le temps du jeu dans le rôle d’une autre personne.
Nous allons étudier 2 exemples de ce type de vie virtuelle : Kochonland et Second Life.
Kochonland est un Jeu sur internet gratuit simulant l'élevage d'un cochon (appelé Kochon dans le jeu) regroupant environ 790 000 joueurs (mai 2006). Le jeu est disponible depuis un site français, belge, anglais et américain. Il a été créé en 2002 par Olivier Coudre et Ludovic Sarrazin.
À la manière d'un Tamagoshi, chaque joueur est responsable d'un Kochon qu'il doit nourrir, laver et soigner quotidiennement.
Le site connaît un tel succès qu'il regroupe sur sa ferme virtuelle plus d'un million de Kochons, pesant de 3 à 650 kg...
La communauté est très active et interagit à travers un forum mais surtout à travers une véritable économie, contrôlée par les cours d'un marché.
Second Life est un jeu vidéo sur internet simulant la vie humaine dans un monde virtuel complet. Créé en 2003 par une société américaine, Linden Labs, il regroupe plus d’un million de joueurs.
Les personnages, dits "résidents", se créent un look, achètent du terrain, construisent des batiments mais aussi fabriquent toutes sortes d'objets. Les limites de la création sont quasi-inexisitantes, on peut tout créer, et toutes ces créations virtuelles peuvent être revendues. Une véritable place boursière s'est mise en place avec la devise du jeu, le Linden Dollar (L$, du nom de la société mère, Linden Labs).
La communauté du jeu interagit beaucoup à travers le jeu lui-même, et il existe aussi sur le web de très nombreux sites des utilisateurs et des sociétés présentes dans le jeu.
Nous allons observer et étudier les différents joueurs et participants de ces jeux en ligne. On étudiera le phénomène crée par ces sites et toutes les discussions qu’ils engendrent sur Internet. En effet la communauté est très importante et de nombreuses voix d’études sont possibles.
Ces deux jeux possèdent leur propre économie et il nous semble intéressant d’étudier comment des gens vont se passionner pour un monde totalement virtuel, et les interactions entre ces économies virtuelles et l’économie réelle.
Le but de ce projet est d’étudier l’importance que prend le jeu dans la vie des gens et les différentes façons d’aborder le jeu suivant les utilisateurs.
WEBOGRAPHIE :
http://kochonland.playmoa.com/
http://kochonland.blog.vtxnet.ch/
http://www.kommunaute.org/
http://www.kochon-forum.com/
http://secondlife.com/
http://lindenlab.com/
http://www.slconvention.com/
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21/11/2006 - CONSIGNE POUR LA FICHE PROJET
Les fiches doivent être envoyés de façon définitive avant le 25 novembre 2006
FICHE DE PROJET
"CYBERCULTURE ET MODES DE VIE"
Module d'ouverture INSA 2006-2007
NOMS : Email :
TITRE DU PROJET :
PROFIL :
RESUME DE PROJET : Quoi, avec quelles parties, pourquoi, dans quel but.
TABLE DES MATIERES
WEBOGRAPHIE :
REFERENCE ARTICLES :
EXEMPLE D'UNE ANALYSE DE FICHE ET ARGUMENTATION
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21/11/2006 - My Second life
April 20, 2006
My Second Life
 Rob Hof
I ran across the online virtual world Second Life at least a year and a half ago, when I heard that Omidyar Network,
eBay founder Pierre Omidyar and his wife Pam's investing group, had put
money into it.

I spent several months inside Second Life. As a result, I
suspect the millions of people who already are intimately familiar with
online games--and who take a second (or third or fourth) online life
for granted--might want to know more.
Ceci est un court extrait monté d'un article du journal BusinessWeek Online. Il parle de ce jeu "Second life" , une sorte de vraie réalité complètement virtuelle créée par les laboratoires Linden Labs. C'est en fait une version revue, améliorée et corrigée des Sims sauf qu'ici il ne s'agit de jeu video sur console ou pc avec un personnage tout fait que l'on fait évoluer, mais d'une micro planète virtuelle sur laquelle un million et plus de vrais êtres humains se transportent régulièrement pour vivre une seconde vie, grâce à des avatars les y représentant. Le vrai concept est que Linden Labs y a intégré la notion d'argent et d'économie avec sa propre monnaie, le linden, qui a d'ailleurs une conversion disponible en $US. en effet, pour un début confortable dans le jeu, une certaine somme en lindens est fournie , puis au gré de l'utilisation que l'on en fait, on peut en gagner plus ou les perdre, puis convertir cela en vrai dollars. Certains utilisateurs en ont donc profité pour y lancer un vrai business et en faire une nouvelle source de profits Par exemple:
Inside the World of Second Life
Meet seven residents of this virtual world who wheel and deal in a real economy. Some are even making good money
by Rob Hof
Virtual world Second Life, created by
Linden Lab of San Francisco, is a place to socialize via one's avatar,
or onscreen graphic character. Second Life "residents" can build just
about any object from scratch, using LEGO-style building blocks from
onscreen menus, and use them on virtual plots of land for sale or
rental.
Unlike in any other virtual world, residents own their
own creations, so they can buy and sell them freely with virtual
currency that is readily convertible into or out of U.S. dollars. A
real economy has sprung up inside Second Life, in which more than $5
million worth of transactions -- in real U.S. dollars -- are conducted
each month among the 165,000 participants. Several thousand people run
real businesses inside Second Life, some making enough to earn a
real-world living. Here's a look at some of the most prominent Second
Life businesspeople.

A mon avis: Tres bon executoire pour ceux qui ont voulu de quelque chose dans la vraie vie sans y arriver, d'ailleurs dès que j'aurai un peu de temps je m'y mets, mais attention aux dérives et propagandes possibles dans cette réalité virtuelle très libre: il y a peu le premier crime sur second life a été réalisé, A quand des attaques terroristes dans le monde de Linden Labs, on n'ose pas y penser.
http://secondlife.com/ http://www.businessweek.com/magazine/content/06_18/b3982001.htm?chan=search
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25/10/2006 - la cyberculture, nouvel opium du peuple
BODEAU Nicolas nbodeau@etud.insa-toulouse.fr
1. Citation :
« Je vois tant de gens seuls dans leur chambre, affalés devant un écran ou devant leur machine à écrire… C’est ça la révolution qu’on attendait? Excusez-moi! Non seulement ce n’est pas une révolution mais c’est une contre-révolution. Et dans cinq ans les gens me donneront raison. Maintenant personne ne me croit. Prenez ça comme une prédiction. »
Hakim Bey
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cyberd%C3%A9pendance
2. Description
Avec l'arrivée de l'internet, une nouvelle forme de dépendance est apparue : la cyberdépendance. Elle se caractérise par un besoin obsessionnel d'utiliser internet, plus de 5 heures par jour. Ce probleme prend des proportions inquiétantes en Chine, ou des centres de désintoxication pour cyberdrogués ouvrent.
3. Extrait:
Les jeunes Chinois sont parmi les plus touchés par l'explosion du jeu vidéo sur ordinateur, et surtout des jeux en ligne, particulièrement addictifs. Le pays possède une immense population de plus de 100 millions d'internautes, dont 14 millions jouent régulièrement en ligne. Une récente étude estimait à 2,5 millions le nombre de dépendants chinois à l'Internet sous toutes ses formes.
Le centre ouvert à Shanghai reprend le principe d'un établissement du même genre basé à Hong-Kong. Il a reçu ses trois premiers adolescents dépendants lundi dernier
C'est bien, mais il reste encore 2 499 997 de prétendants à la cyberindépendance.
4. Avis
Je pense que ce probleme est un problème a prendre au sérieux avec l'explosion d'internet. Ce qui arrive en Chine résulte notament d'un climat familial souvent oppressant (pression des études...), ce qui n'empeche pas d'autres pays de posséder ses "cyberdrogués", en nombre chaque année plus important. Je trouve cela grave a partir du moment ou toute vie sociale, familiale est eclipsée par des relations "virtuelles", ce qui risque evidemment d'entrainer un échec sur le plan familial mais aussi professionnel car c'est souvent au détriment des etudes que les jeunes s'adonnent a leur cyber addiction. Ainsi, l'idée de créer des centres de désintoxication est tout a fait naturelle, de la meme maniere qu'il existe des centre de désintoxication pour alcooliques ou drogués. Cependant, je pense qu'il faut agir en amont et empecher les plus jeunes de passer trop de temps sur internet.
5. URL
http://light.pcinpact.com/actu/news.php?id=30915-La-Chine-ouvre-un-centre-de-desintoxication-
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13/12/2005 - Norme pour le dossier multimédia
Norme pour le dossier multimédia.
Objet : le dossier multimédia peut-etre réalisé à plusieurs. Il presente un aspect des usages de l'Internet en mettant en avant les liens entre la cyberculture et le changement des modes de vies.
Forme : Il se présente sous une forme libre : articles dans le blog, site internet, dossier zippé et mis en forme, video numérique, interviews numerisés, powerpoint. Il comprend : Une problematique qui presente le choix du groupe et introduit le sujet. Une partie d'exposition du cas et un exposé très précis des objets examinés. Une partie d'analyse des phénomènes et un débat sur les enjeux. Une partie de liens explicités avec d'autre sites ou d'autres analyses.
Evaluation : l'évaluation a lieu en deux temps – Une présentation orale en groupe avec visionnement du dossier. - Une partie écrite par la mise en ligne du dossier.
Les dates des exposés sont les 10 et 17 janvier 2006. La date limite de mise en ligne est le 28 janvier 2006.
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Noms des membres du groupe |
Thèmes du dossier |
Modes de production |
Présentation en quelques lignes de votre projet |
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ALINCANT
SHARROCK WALLON |
Les accros du jeux vidéos : dépendance
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vidéo reportage
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http://sharrock.remi.free.fr/index.php?option=com_wrapper&Itemid=5
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MARTINEZ VILLAR |
Vie artificielle et réalité virtuelle : réalités et dangers.
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rapport écrit
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Etude des derniers modèles de robots et de robots humanoïdes ainsi que des outils permettant à l'homme de toucher du doigt la vie virtuelle.
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DUMAS JAGLALE
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Les cyber-rencontres : réalités et dangers
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rapport écrit
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Etudier un phénomène grandissant qu'est la recherche de l'âme soeur via le Net.
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DUBERNAY
HUARD
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Les jeux d'argent on-line : opportunités ou dangers?
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rapport écrit
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Developpement des sites de paris, de casinos online....
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HUBERT
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La culture et Internet
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rapport écrit
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Accès à la connaissance, à la culture (peinture, cinéma,...) part le biais d'Internet
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ANZEDE
ZHU
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e-Business
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rapport écrit
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Ce tableau est a renseigner en ligne avant le 3 janvier 2006.
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9/12/2005 - Objets communicants,Agents intelligent,Robots ;extension technologique de l’homme? amine anzede aanzede@etud.insa-toulouse.fr | |